Tengo John, Infinit’ et Prince Waly réunis dans le clip de Flex

Si cela fait un moment maintenant que Tengo John nous a habitués à des clips soignés, celui de Hyakutake, il y a quelques mois, a clairement marqué le passage à un niveau supérieur.

Il nous dévoile maintenant le clip de Flex, gros feat de son projet, sur lequel sont invités Infinit’ et Prince Waly. A la sortie de son EP, il nous parlait de ce morceau en interview, expliquant son désir de faire un banger réunissant ce casting :

Je voulais un morceau qui tape en concert, où on lâche nos techniques les plus puissantes. Je voulais ramener Infinit’, parce que tous les deux ils ont un côté, chacun de leur façon, hyper cainri, entertainment à fond, une attitude, un personnage, un charisme de ouf. Ça me faisait trop plaisir de les inviter sur le même morceau.

Pour proposer un visuel à la hauteur du son, à la réalisation, on retrouve Romain Habousha, à qui l’on doit plusieurs clips de la scène belge (Isha, L’Or du Commun, Krisy).

Un clip multicolore pour un morceau sombre

A l’écoute du morceau, on pourrait s’attendre à un clip très sombre, dans la lignée des Trois sabres par exemple. Mais les premières images en noir et blanc, ou dans une atmosphère embrumée, laissent vite place, au contraire, à un visuel très coloré : pari audacieux et réussi. À noter que chaque rappeur, dans son couplet, est associé à une couleur : vert pour Tengo John, bleu pour Infinit’, et jaune pour Prince Waly. Cela permet de relever le défi de créer un clip avec une unité et une cohérence, tout en proposant une formule « 3 rappeurs, 3 univers ».

Malgré quelques touches rétro (effets VHS et rembobinage), l’esthétique dominante est très épurée. Sur un fond vide et uniformément coloré, les rares éléments de décor se détachent, dans une mise en scène délibérément artificielle : un bureau et un canapé pour Tengo, une voiture pour Infinit’, un trône pour Prince Waly (qui monte en grade et devient roi).

La mise en images d’un banger egotrip

Le côté cainri, identifié par Tengo chez ses deux complices, réapparaît dans certains codes utilisés dans le clip, avec des éléments bling-bling : billets, bijoux, grosse voiture (avec une meuf côté passager, évidemment), trône et couronne. Tout cela contribue à la mise en images de l’egotrip.

Quant à la dimension agressive du morceau, elle se manifeste par les attitudes et expressions des rappeurs, mais aussi, dans le cas de Tengo, par la destruction d’un poste de télévision. Après les trois sabres, après la batte de baseball (clip de Tyson Guts), il est cette fois armé d’une barre de fer, qui n’est pas sans rappeler le gang d’Orange mécanique. À noter, la belle performance oxymorique de Tengo John : démonter une télé à coup de barre de fer tout en portant un tshirt Jorja Smith.

Flex s’offre donc un clip fort et efficace, avec des images marquantes… bref, à la hauteur du morceau.

Instagram Feed Instagram Feed Instagram Feed Instagram Feed Instagram Feed Instagram Feed
Plus d'articles
6ix9ine, le nouveau « banger maker » de Brooklyn