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‘La nuit sera calme’, l’invitation au voyage de B.B. Jacques

Clementeee

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Après une série de 3 EPs du même nom, le jeune artiste francilien B.B. Jacques annonce la sortie de son premier album le 17 septembre. La sortie de l’album est accompagnée par un court métrage ce vendredi.

La nuit comme terrain de jeu

Vainqueur du concours organisé par Groover et le Chroniqueur Sale, B.B. Jacques se place en tant qu’artiste très prometteur avec une palette musicale extrêmement riche. Cette grande polyvalence se retrouve dans ses textes, ses prods ainsi que dans son univers musical et visuel.

La trilogie d’EPs La nuit sera calme se démarque par la singularité de son auteur et notamment par son intriguante ambiance nocturne. Cette atmosphère décrite comme « vaporeuse » est très singulière, oscillant entre douceur instrumentale et dureté des paroles. Le rappeur de 23 ans installe cette ambiance si particulière à l’aide d’excellentes prods composées par Kooking et Pense. Ces instrus semblent nous inviter vers un voyage sensuel, le tout accompagné par les pensées crues et élégantes du rappeur. D’autant plus que cette violence ne se retrouve pas que dans les thèmes et les mots choisis mais également dans l’interprétation comme dans Eclair Brut ou Enfin seul où on entend un B.B Jacques très énergique. A l’opposé, les projets laissent entrevoir dans d’autres titres, une facette plus contemplative comme dans La promesse de l’aube, preuve de sa grande polyvalence.

Maniant l’egotrip à merveille, il rappe dans ses textes sa détermination et son envie de réussir à travers des textes assez impersonnels permettant à l’auditeur de s’identifier facilement. Il y décrit ce qu’on pourrait imaginer être le quotidien d’un jeune artiste plein de questionnements amoureux, financiers… On y décèle également une très forte envie de réussir comme dans Eclair Brut. Cependant, l’artiste ne se contente pas de décrire son quotidien et place à de nombreuses reprises des phases engagées.

« Etre artiste c’est un luxe, sans doute, mais aussi une responsabilité » – B.B. Jacques pour Groover

L’expression de ses convictions est visible dès les premiers singles de l’artiste comme sur Desertik où le rappeur dénonce les politiques d’expulsions et de relogements agressives avec l’exemple du projet Hermitage à Courbevoie.

Un aspect cinématographique

Ce qui frappe très vite lors d’une écoute des projets de B.B. Jacques c’est la qualité des prods composées par Kooking et Pense. En effet, on se retrouve très vite enveloppé dans cette ambiance «vaporeuse et saisissante» qui donne un aspect très cinématographique aux projets du rappeur. Au-delà de la qualité intrinsèque du rappeur, ce dernier ne se contente pas de développer sa musique. A l’image de l’explosion de Laylow en partie grâce à son univers digital, on peut retrouver une patte «B.B. Jacques» avec cette ambiance nocturne qu’on retrouve visuellement et musicalement.

B.B Jacques a apporté un soin tout particulier à son imagerie qui n’a rien à envier à la scène mainstream. On y retrouve un climat contemplatif à l’image de ses projets musicaux avec pour but de faire voyager le public. Ce voyage est d’une part un voyage concret comme dans le clip de Bleu Cristal où l’artiste mélange les plans urbains et ruraux. Mais d’autre part, il présente un voyage mental et introspectif comme dans Palpite sous l’œil ou dans Eclair Brut. L’artiste y est présenté dans un milieu urbain et pesant et où l’évasion provient de l’écriture. Le format des 3 EPs rappelle directement les codes habituels des séries et chaque tracklist possède une particularité amusante. En effet, les titres des chansons forment une phrase, petite attention montrant l’intérêt placé dans les détails.

L’arrivée d’un court-métrage ce vendredi pour accompagner l’album confirme que l’artiste place l’expérience visuelle au cœur du processus créatif. Nous attendons donc avec impatience la sortie de son premier album La nuit sera calme qui sortira le vendredi 17 septembre.

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1 Commentaire

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  1. Avatar

    Enzo Morisseau

    11 septembre 2021 à 12 h 37 min

    Les titres des sons des 2 premiers LNSC sont des strophes de Paul Verlaine. Les sons du premier EP sont tirés d’un poème intitulé Marine.

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Maes est de retour avec Réelle Vie 3.0

Lucas

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Presque deux ans après la sortie de son dernier album « Les Derniers Salopards », Maes est de retour et nous présente le troisième volet de sa série de mixtapes avec « Réelle vie 3.0 ».

(suite…)

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Aladin 135 et son nouvel EP X2

Lucas Ivanez

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Après un retour envisagé du Panama Bende par PLK, c’est un projet solo que nous délivre Aladin 135, qui ne prend pas de pause.

En effet, le rappeur qui représente le 13ème est très actif depuis 2020 est son très bon album Phantom. Après son EP X1 sorti plus tôt dans l’année, Aladin remet le couvert avec X2. Un 5 titre qui s’écoute tout seul. Le rappeur du Panama Bende et sa voix si spécifique est toujours aussi talentueux, que ce soit sur des prods mélancoliques ou encore de la drill.

Un format qui change

Il est clair que les LP sont majoritaires dans le rap français actuel, et ce n’est pas forcément positif. Il est commun aujourd’hui de retrouver des projets de 20 titres, si ce n’est plus lorsqu’une réédition est publiée. Ces formats, bien que pouvant être très intéressants lorsqu’ils sont bien fait peuvent être aussi plus difficiles à la réécoute à cause de leur longueur. Avec ces EP, Aladin 135 prend ce mouvement à contrepied : Le projet s’écoute en moins de 15 minutes, et peut donc s’insérer dans un trajet de métro, une pause au travail, quand on veut !

« beaucoup m’ont déçu, certains m’ont trahi, j’oublie tout au 13ème étage du tel-hô, j’préfère avancer qu’supporter leur manie, sur le rooftop je regarde le très-haut »

Ces lignes, tirées du titre « Le passé » en featuring avec Hatik représentent très bien l’évolution et le caractère musical d’Aladin. Fidèle à son quartier et à son arrondissement, il place une référence à chez lui tout en nous montrant qu’il a su prendre de la hauteur et évoluer en se consacrant à ce qui est important : Avancer, continuer dans la musique et le très-haut, donc la religion.

Le premier titre du projet « Noche« est à mettre en avant. Sur un magnifique air de piano, Aladin nous montre de quoi il est capable avec un refrain plus qu’accrocheur déjà prêt à tourner dans toutes les voitures « dans un Clio ou dans un bolide allemand » comme nous dit l’artiste.

Après deux EP de qualité, on peut se demander quelle est la prochaine étape pour Aladin 135. Va t-il sortir un long projet ? Peut-être la préparation du retour du Panama Bende après plus de 5 ans d’absence ? Seul l’avenir nous le dira. En attendant, nous vous invitons à streamer X2 et à regarder le clip du titre « le passé » avec Hatik, déjà disponible.

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Guy2Bezbar, « COCO JOJO », ça flingue

Lucas Ivanez

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Après nous avoir teasé tout au long de l’année avec de nombreux featurings, un couplet mémorable sur le tube Classico organisé ou encore avec son Colors, il était temps que Guy nous sorte un projet, c’est maintenant chose faite.

On monte dans le métro, on prend la ligne 4 et on descend à Barbès-Rochechouart. En plein coeur du 18ème, l’arrondissement regorge de rappeurs talentueux : On peut citer Georgio, Sopico, Cashmire ou encore Sanchez, SD et Jackmaboy, tout 3 présents sur le titre Dix-huit.

Côté featuring, on retrouve d’autres noms plutôt sympathiques : Mayo, Zkr, Hamza ou encore Tayc. Rien que ça. Sur cet album, l’artiste nous assène de ses fameuses expressions qui ont maintenant fait le tour de l’hexagone. Qu’on soit en novembre ou non, l’été n’est pas près de s’arrêter avec le Coco Jojo : L’ensemble des titres sont dansants et respirent la bonne humeur.

« La capitale est sous contrôle c’est ma maison »

C’est ce que nous répète le rappeur dans la très bonne intro du projet Ça va commencer ici. Il est vrai qu’on voit rarement de tel engouement pour un rappeur de Paris intra-muros, et Guy représente parfaitement une nouvelle génération de rappeurs prêts à tout casser sur leur chemin.

Un seul réel défaut à mon gout pour ce projet : 18 titres, un album peut être un brin trop long. L’efficacité du rappeur serait encore plus mise en valeur sur des projets un peu plus courts, plus impactants, bien qu’ici au moins tout le monde puisse y trouver son compte. Un premier album réussi pour Guy, qui confirme avoir eu raison de choisir la musique au football et qui prouve qu’on peut lui retirer son statut de rookie dans le paysage du rap français.  On vous conseille les titres Ça va commencer ici, Pépettes, l’excellent Ticket gagnant ou encore Fendi love en featuring avec Hamza, dont le clip est déjà disponible ici.

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