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Susanoô nous plonge dans son « Egotrip »

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Vendredi dernier, le rappeur manceau (qui veut dire du Mans, hé ouais), a sorti un tout nouveau visuel de son single Egotrip. Découvrons ou redécouvrons ensemble ce titre. 

 

Susanoô est l’artiste à qui on doit le titre « Street » de Maes (ouais, ouais, ouais) qui a cumulé aujourd’hui plus de 45 Millions de vues, et celui aussi dont le premier clip « Raison comptabilise plus de 250k de streams. Bref, des chiffres qui font rêver plus d’un rappeur amateur. 

Après sont EP “Ichi”, l’artiste de 23 ans revient avec un morceau tout neuf : Egotrip.

Dans ce titre, le manceau continue de nous montrer qu’il se joue des codes du rap et se les approprie. La particularité de Susannoô est qu’il prend toujours un angle particulier, une facette de la société, de la psychologie qui n’a pas encore été abordée ou très peu dans l’univers du rap. Dans ce morceau, comme le nom l’indique, il nous plonge dans l’égo, et ses conséquences internes et ce qu’elle entraîne comme dualité

Pour cela le clip, réalisé par Anthony Ghnassia, est composé en deux parties (d’où le nom « Egotrip (Parties 1 & 2) »). Dans la première, il nous présente quelqu’un qui se voit au-dessus du reste, et qui s’envoie des fleurs. Dans la seconde, c’est l’inverse, c’est une introspection, un isolement du reste du monde. L’artiste tend à montrer les deux mécanismes de protection que l’individu met en place via deux extrêmes : soit en s’auto-congratulant à l’excès, soit en se refermant l’excès. L’extraverti vs l’introverti 

Une différence se fait aussi au niveau de la prod. La première moitié du morceau laisse un susanoo en pleine séance de kick et pleine de rythme tandis que l’autre moitié nous propose une ambiance plus posée, où le rappeur balance son texte où chaque mot est appuyé. 

Pour l’anecdote, la tiny house sur la scène finale est une vraie tiny house qu’ils ont détruite devant les caméras. Elle a été, en effet, construite exprès pour le clip. Par conséquent, la scène s’est faite en une seule prise, forcément. 

En résumé, un morceau parfaitement travaillé, aussi bien sur le fond, sur le sens que sur la forme et l’esthétique.

Une nouveauté qui sera suivie (peut-être) d’un futur projet, puisque le rappeur tease à la fin de son clip avec une mystérieuse phrase : “Susanoô reviendra. »  À suivre…

En attendant, plongez dans l’ « égotrip » de Susanoô, le clip est juste en-dessous : 

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IAM poursuit sa série d’EP avec “Troisième Vague”

Alexis

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IAM - Troisième Vague

Sortie sans promotion particulière, la série d’EP Vague du groupe marseillais s’agrémente de son troisième volet, presque cinq mois après sa première partie.

Le temps n’a donc aucun effet sur l’un des plus grands groupes de rap français. IAM continue d’étoffer sa discographie année après année. Après 30 ans de carrière et dix albums, l’Imperial Asiatic Men sort encore un nouveau projet tous les trois ans en moyenne ! Cette année, la formule choisie est un peu différente : trois EP (pour le moment) de 6 titres chacun.

Dévoilés depuis juin 2021 et répartis sur cinq mois, on dénombre également 9 clips réalisés jusqu’ici. Dernièrement, c’est celui d’Au Final, en featuring avec leur backeur habituel Saïd et produit par Akhenaton et Imhotep, qui a été publié.

Retour aux bases

Avec cette série de projets aux abords confidentiels, les membres d’IAM font exactement ce qu’ils savent faire. Sur les prods Boom-bap de Khéops et Imhotep, les flows d’Akhenaton et du Shurik’n glissent sur des textes techniques et sophistiqués. À noter la présence dominante d’AKH sur les trois volets, tant sur l’interprétation des morceaux avec plusieurs solo, que dans leur production et composition. 

La direction artistique des EP s’oriente donc encore vers un rap des années 1990. Leurs compositions habituelles se retrouvent dans l’identité musicale de chaque morceau ou presque, et les covers rendent hommage à leurs albums précédents. Quand celle de Deuxième vague illustre clairement le samouraï de l’Ecole du micro d’argent (1997), la Troisième vague laisse un discret petit micro sur le bas de l’illustration : celui de Rêvolution (2017).

C’est un souffle de nostalgie que nous offre le groupe en cette fin d’année, avec une suite de projets aussi légère que qualitative. Un bon compromis qui laissera un retour aux bases pour les auditeurs de la première heure. Mais c’est également une porte d’entrée pour les plus jeunes d’entre nous qui souhaitent découvrir les légendes du rap français !

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Django sort du four avec Athanor

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Un an après la sortie de S/O le Flem, véritable tournant dans la carrière de Django, le rappeur est de retour avec un premier vrai projet personnel, Athanor. Il y dévoile dix titres incisifs et plus introspectifs que jamais, alors même qu’il avait déjà évoqué sa personnalité névrosée.

Fidèle à lui-même

Même si le style de Django était difficile à cerner à ses débuts, en particulier au vu de la transition musicale entre l’EP Anthracite et le suivant, Tue-moi, Mon Amour, S’il Te Plaît, on peut dire que Django a une identité artistique plutôt bien définie depuis 2019-2020. Après quelques collaborations réussies, en particulier sur le projet S/O le Flem, Django se recentre à 100 % sur lui-même dans cet album. Au niveau des textes, on retrouve toujours de nombreuses références au cinéma, à la musique, à la mythologie, à l’univers des mangas ainsi qu’à la littérature classique. Pourtant, on sent que la plume de Django s’est acérée et qu’il arrive à se livrer complètement. Athanor est donc une véritable introspection dans la tête (et dans le corps) de l’artiste.

Au niveau de cette fidélité, on peut noter que Django a une fois encore fait appel au producteur Flem, qu’il connait depuis de nombreuses années. Les beatmakers Alpraz et Cellulaire, notamment connus pour avoir travaillé avec Doc OVG, Zeu ou encore Ashe 22, sont aussi de la partie.

Enfin en interview

Avec la sortie de ce quatrième projet, Django entre dans une toute nouvelle dimension, notamment au niveau des médias. Après être resté silencieux ces cinq dernières années, que ce soit dans la presse mais aussi sur les réseaux sociaux, il a accordé deux grosses interviews pour la promotion d’Athanor. Ainsi, il s’exprime sur différents éléments-clés de sa carrière durant le reportage Django, l’autodestruction de Booska-P. Quelques jours plus tard, il apparaît dans l’émission Le Code avec Mehdi Maïzi pour Apple Music. Les fans sont visiblement ravis d’en apprendre plus sur Django et son lourd passé.

Pour écouter l’album Athanor, rendez-vous ici !

Dans le reste de l’actualité : BEN plg et Djalito sont clairement « Les préférés de la cantinière »

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Chilla x Hatik : ils nous dévoilent « Demain »

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Après avoir teasé leur collaboration, attirant la curiosité de leurs communautés respectives, ils dévoilent (enfin) leur feat. 

Ils avaient déjà annoncé la date. Sur un post, l’artiste Chilla avait publié une photo avec en légende « Rdv vendredi Chi & Hatik ». Une collaboration inattendue pour leurs communautés mais finalement… pas tant que ça. 

Deux mondes se rejoignent

Hatik comme Chilla sont déjà très actifs depuis quelque temps.  Le premier a annoncé la sortie de son prochain album « Noyé », et la deuxième est revenu dans le game en sortant un clip récemment intitulé « Pas de limites ». 

Le point commun entre ces deux activités récentes sont l’univers profond et émouvant qui font leurs marques de fabrique. 

La collaboration entre les deux artistes n’est donc finalement pas vraiment surprenante : tous deux ont des univers similaires, où des flows mélodieux accompagnent un contenu profond et mélancolique. 

Si demain tout s’arrête,

Qu’est ce qu’il restera de moi ?

Qu’est ce qu’il restera de toi ?

Le clip intitulé « Demain » fait ressortir cet univers sombre et mélancolique. Dans une ambiance, avec motos noires et habits noirs dans la nuit noire (ouais on fait dans la rime) qui ne fait pas ressortir que le côté émotion et mélancolique mais aussi un côté badass. Leurs deux voix qui font dans la mélodie, et leurs deux sensibilités s’accordent bien. On dirait même qu’il forme une seule et même voix en reprenant le refrain. La rappeuse nous conforte dans la sensibilité et la douceur des sons qu’elle produit. 

 

Et ensuite ? Chilla n’a encore communiqué aucune date sur son prochain projet. Chilla est déterminée et compte donc faire patienter sa communauté, encore un peu, à travers de nouveaux singles efficaces.

En attendant, je vous propose de regarder le clip de « Demain » juste en dessous : 

 

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