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Veust revient avec un « Alley-Oop » dévastateur

Clementeee

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Après plus de 20 ans de carrière ponctuées par de nombreux projets, Veust ne souhaite pas s’arrêter de sitôt et nous embarque dans sa nouvelle création : un EP intitulé Alley Oop. Alors que l’on pouvait s’attendre à la sortie du dernier opus de sa série d’EPs « La saison de Veust », ce dernier nous a donc pris par surprise le 24 septembre dernier. Alley Oop, c’est 10 titres, 24 minutes, le tout extrêmement bien ficelé. 

Veust : recette connue, revisitée.

Avec son timbre de voix si reconnaissable, Veust nous présente un projet dans la lignée de ce qu’il sait faire de mieux. La plume aiguisée du rappeur rythme les 10 titres, enchaînant des punchlines percutantes souvent teintées d’un fond humoristique. Ces punchlines associées au talent de kickage de Veust forment un alliage d’excellent cru.

Sans tout réinventer, Veust se permet toutefois d’explorer de nouveaux horizons en piochant dans des inspirations contemporaines. En effet, le rappeur originaire de Vallauris incopore des éléments comme une instrumentale type drill UK sur le titre « 7 Cieux », qui se marie diablement bien avec son flow kické. Malgré tout, on y retrouve des inspirations plus classiques de l’artiste avec l’utilisation de voix de chanteuses féminines. De fait, cette formule était extrêmement communément utilisée dans nombre de titres de rap des années 2000. C’est la chanteuse Siloh qui occupe ce rôle dans deux titres du projet avec merveille. Mention spéciale à « Repeat » où le refrain de Siloh apporte une touche de douceur répondant au kickage du rappeur azuréen. 

Pour Alley-Oop, Veust a réuni son 5 majeur : cinq invités, cinq feats et cinq solos. A l’image de l’alley-oop qui nécessite technicité et puissance, Veust rassemble les deux dans le projet.

Fond et forme pour un 3 points.

Pour la technicité, Veust enfile son maillot et enchaîne comme à son habitude des schémas de rimes surprenants. Souvent accompagnées d’un sous-texte plein de second degré, Veust arrive à trouver la formule qui fait mouche et à nous décocher un sourire au détour d’une punchline.

« Pétasse j’côtoie que l’excellence, est-ce vers moi que ton ex s’élance?
Il va perdre sang et or comme le R.C Lens » – dans Sept cieux

Après leur collaboration sur la Don Dada mixtape sur le titre « trapchat », Veust a fait appel à Alpha Wann pour remettre le couvert sur deux titres. Comme dans un alley-oop, les deux rappeurs s’échangent un déluge de passes-décisives comme sur « 4 Chemins » où nous avons droit à un passe-passe. La synchronisation est cruciale pour réaliser un alley-oop au basket et on la retrouve entre les deux MCs dans leur goût de la technique et de la phaseRatu$, également présent sur la Don Dada mixtape les rejoint sur leur deuxième collaboration et enfin MV clôture la liste des invités du projet.

Pour la puissance, elle se matérialise à la fois dans le fond et la forme. D’une part, on retrouve un Veust abordant une grande diversité de sujets mais où l’egotrip reste prédominant. Dès l’intro du projet, Veust place quelques revandications, dénoncant avec véhémence des problèmes qui lui sont chers. Communautarisme, industrie musicale, relations humaines, le rappeur du 06 ne mâche pas ses mots et la puissance et la dureté de son flow habituel accompagne son propos.

Produites par Selman, Tofaus, Dojo The Plug, Lama on the Beat, Siloh et JayJay, les prods sont excellentes et entrent parfaitement dans l’ambiance du projet. Ainsi, la combinaison des deux offre un résultat homogène d’excellente facture.

Mot de la fin.

Pour conclure, l’EP Alley-Oop est un projet plus que convaincant et devrait réjouir les fans de kickage. Certes, Veust reprend une recette perfectionnée au cours de ses 20 années de carrière mais il y ajoute des incrustations plus modernes comme la prod drill. D’autant plus que l’utilisation d’inspirations de toutes époques est une richesse que Veust exploite merveilleusement bien.

Bref, sortez vos ballons de basket, les paniers et lancez donc Alley-Oop de Veust, disponible sur toutes les plateformes.

 

Dans le reste de l’actualité : Passe sur RAPLUME ! : en bref, la nouvelle initiative de Raplume pour donner de la visibilité aux artistes.

"Dur de m’faire à l’idée qu’faudrait qu’j’te tourne le dos pour que nos deux cœurs soient alignés"

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IAM poursuit sa série d’EP avec “Troisième Vague”

Alexis

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IAM - Troisième Vague

Sortie sans promotion particulière, la série d’EP Vague du groupe marseillais s’agrémente de son troisième volet, presque cinq mois après sa première partie.

Le temps n’a donc aucun effet sur l’un des plus grands groupes de rap français. IAM continue d’étoffer sa discographie année après année. Après 30 ans de carrière et dix albums, l’Imperial Asiatic Men sort encore un nouveau projet tous les trois ans en moyenne ! Cette année, la formule choisie est un peu différente : trois EP (pour le moment) de 6 titres chacun.

Dévoilés depuis juin 2021 et répartis sur cinq mois, on dénombre également 9 clips réalisés jusqu’ici. Dernièrement, c’est celui d’Au Final, en featuring avec leur backeur habituel Saïd et produit par Akhenaton et Imhotep, qui a été publié.

Retour aux bases

Avec cette série de projets aux abords confidentiels, les membres d’IAM font exactement ce qu’ils savent faire. Sur les prods Boom-bap de Khéops et Imhotep, les flows d’Akhenaton et du Shurik’n glissent sur des textes techniques et sophistiqués. À noter la présence dominante d’AKH sur les trois volets, tant sur l’interprétation des morceaux avec plusieurs solo, que dans leur production et composition. 

La direction artistique des EP s’oriente donc encore vers un rap des années 1990. Leurs compositions habituelles se retrouvent dans l’identité musicale de chaque morceau ou presque, et les covers rendent hommage à leurs albums précédents. Quand celle de Deuxième vague illustre clairement le samouraï de l’Ecole du micro d’argent (1997), la Troisième vague laisse un discret petit micro sur le bas de l’illustration : celui de Rêvolution (2017).

C’est un souffle de nostalgie que nous offre le groupe en cette fin d’année, avec une suite de projets aussi légère que qualitative. Un bon compromis qui laissera un retour aux bases pour les auditeurs de la première heure. Mais c’est également une porte d’entrée pour les plus jeunes d’entre nous qui souhaitent découvrir les légendes du rap français !

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Django sort du four avec Athanor

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Un an après la sortie de S/O le Flem, véritable tournant dans la carrière de Django, le rappeur est de retour avec un premier vrai projet personnel, Athanor. Il y dévoile dix titres incisifs et plus introspectifs que jamais, alors même qu’il avait déjà évoqué sa personnalité névrosée.

Fidèle à lui-même

Même si le style de Django était difficile à cerner à ses débuts, en particulier au vu de la transition musicale entre l’EP Anthracite et le suivant, Tue-moi, Mon Amour, S’il Te Plaît, on peut dire que Django a une identité artistique plutôt bien définie depuis 2019-2020. Après quelques collaborations réussies, en particulier sur le projet S/O le Flem, Django se recentre à 100 % sur lui-même dans cet album. Au niveau des textes, on retrouve toujours de nombreuses références au cinéma, à la musique, à la mythologie, à l’univers des mangas ainsi qu’à la littérature classique. Pourtant, on sent que la plume de Django s’est acérée et qu’il arrive à se livrer complètement. Athanor est donc une véritable introspection dans la tête (et dans le corps) de l’artiste.

Au niveau de cette fidélité, on peut noter que Django a une fois encore fait appel au producteur Flem, qu’il connait depuis de nombreuses années. Les beatmakers Alpraz et Cellulaire, notamment connus pour avoir travaillé avec Doc OVG, Zeu ou encore Ashe 22, sont aussi de la partie.

Enfin en interview

Avec la sortie de ce quatrième projet, Django entre dans une toute nouvelle dimension, notamment au niveau des médias. Après être resté silencieux ces cinq dernières années, que ce soit dans la presse mais aussi sur les réseaux sociaux, il a accordé deux grosses interviews pour la promotion d’Athanor. Ainsi, il s’exprime sur différents éléments-clés de sa carrière durant le reportage Django, l’autodestruction de Booska-P. Quelques jours plus tard, il apparaît dans l’émission Le Code avec Mehdi Maïzi pour Apple Music. Les fans sont visiblement ravis d’en apprendre plus sur Django et son lourd passé.

Pour écouter l’album Athanor, rendez-vous ici !

Dans le reste de l’actualité : BEN plg et Djalito sont clairement « Les préférés de la cantinière »

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Chilla x Hatik : ils nous dévoilent « Demain »

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Après avoir teasé leur collaboration, attirant la curiosité de leurs communautés respectives, ils dévoilent (enfin) leur feat. 

Ils avaient déjà annoncé la date. Sur un post, l’artiste Chilla avait publié une photo avec en légende « Rdv vendredi Chi & Hatik ». Une collaboration inattendue pour leurs communautés mais finalement… pas tant que ça. 

Deux mondes se rejoignent

Hatik comme Chilla sont déjà très actifs depuis quelque temps.  Le premier a annoncé la sortie de son prochain album « Noyé », et la deuxième est revenu dans le game en sortant un clip récemment intitulé « Pas de limites ». 

Le point commun entre ces deux activités récentes sont l’univers profond et émouvant qui font leurs marques de fabrique. 

La collaboration entre les deux artistes n’est donc finalement pas vraiment surprenante : tous deux ont des univers similaires, où des flows mélodieux accompagnent un contenu profond et mélancolique. 

Si demain tout s’arrête,

Qu’est ce qu’il restera de moi ?

Qu’est ce qu’il restera de toi ?

Le clip intitulé « Demain » fait ressortir cet univers sombre et mélancolique. Dans une ambiance, avec motos noires et habits noirs dans la nuit noire (ouais on fait dans la rime) qui ne fait pas ressortir que le côté émotion et mélancolique mais aussi un côté badass. Leurs deux voix qui font dans la mélodie, et leurs deux sensibilités s’accordent bien. On dirait même qu’il forme une seule et même voix en reprenant le refrain. La rappeuse nous conforte dans la sensibilité et la douceur des sons qu’elle produit. 

 

Et ensuite ? Chilla n’a encore communiqué aucune date sur son prochain projet. Chilla est déterminée et compte donc faire patienter sa communauté, encore un peu, à travers de nouveaux singles efficaces.

En attendant, je vous propose de regarder le clip de « Demain » juste en dessous : 

 

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