Booba : la culture du clash

-PROLOGUE-

Bonjour, tu viens de cliquer sur un lien Raplume, donc toi, tu t’appelles forcément Camille, t’as entre 13 et 23 ans, t’es un(e) petit(e) blanc de la classe moyenne, tes parents t’ont bien élevé et donné pas mal d’amour – sauf quelques fois peut être, où ils ont en été avares, vu que t’aimes bien Columbine.
T’es un enfant sans trop de problèmes, t’es moyen en cours, moyen en sport et t’es même moyen en amour. T’es une sorte d’Orelsan du pauvre, d’ailleurs tu trouves sûrement que c’est le meilleur rappeur français « EVER« , comme dit précédemment, c’est normal, parfois t’as manqué d’amour…

Pourtant t’es pas méchant, t’es ouvert(e) d’esprit quand tu le veux, t’es plein de bonne volonté, t’es moderne et en accord avec ton temps, t’écoutes du rap de toutes les couleurs (même si tu préfères celui aux teintes de rose marquées, faut pas déconner non-plus). Tu rêves de changer le monde et d’entreprendre, tu dénonces pas mal d’injustices et n’hésites pas à défendre des minorités (enfin, souvent, il peut arriver que, par totale coïncidence, ce soit les mêmes injustices que dénonce Nekfeu dans ses chansons, mais c’est totalement dû au hasard bien sûr…). En somme, t’es quelqu’un de très bien, mais c’était sans compter tes quelques défauts, tu penses que Lomepal est un rappeur sous-coté, que BigFlo et Oli représentent la vraie vie et donnent une bonne image du rap, et ton rappeur préféré a pour style vestimentaire une combinaison de jean slim, sweat noir, casquette rose et cheveux mi-longs…

Même si ça commence à faire beaucoup de défauts, tu restes quelqu’un de cool Camille. Dans ta vie de tous les jours, il n’y a pas trop de place à l’action et à l’adrénaline, donc pour compenser, t’écoutes du Fianso, tu joues à Fortnite, et ce qui nous ramène à notre sujet du jour, tu cliques sur les CLASHS !

Du sang et des barres

Tu l’as bien compris Camille, au programme de cet article, nous aurons du clash, de l’Instagram, et du niquage de mères. Oui, tu as raison, nous parlerons de la routine de Booba en quelques sortes.
Rien de particulier à première vue, mais j’ai décidé de creuser un peu le sujet, et de prendre ce thème comme prétexte à une rétrospective (totalement subjective et partiale ; labellisée 90% #NoRatpi) des événements dans la carrière de Booba qui ont créé ce monstre/papi gâteux/légende (au choix) qu’il est devenu.

Petite piqûre de rappel néanmoins, histoire d’éloigner toutes les charognes à la recherche du lynchage gratuit (nous ne sommes pas Konbini et nous avons déjà réglé le compte des ratepies écervelées plus haut.) :

« Booba est le rappeur français n°1  de l’histoire du mouvement. »

Calme toi Camille, arrête de gesticuler, respire, reprend ton souffle. Ca y est, tu t’es repris.e, alors lis :

« Booba > tout les autres rappeurs francophones. »

Oui oui, ça ne sert à rien de crier, je ne t’entends pas…

Tu peux prendre ces affirmations sous toutes leurs formes, les analyser sous tous les angles, à l’heure actuelle, Booba est le rappeur français qui a eu la carrière la plus réussie, il est l’équivalent en terme de qualité et de longévité d’un Jay-Z français. Il a toujours su remettre en question sa musique, se réinventer, capter, voir même être à l’origine des tendances. Il a ainsi monopolisé le statut de véritable leader dont avait besoin le rap francophone. Ce n’est pas en terme de qualité pure que Booba est le meilleur, sûrement moins technique que certains, moins éclectique que d’autres, il n’en reste pas moins le plus constant de tous, celui qui est resté au sommet le plus longtemps, et qui continue de le faire !

…Oui Booba est la papa de ce game.

BOOBA buvant la concurrence since 96, car dans 20-30 ans, y en aura plus.

Une fois que ce « statement » a été fait, nous pouvons passer au reste de notre propos. Et le reste de notre propos envers le duc B2o n’est pas aussi sympa que notre intro.

C’est en effet suite aux derniers échanges tendus entre lui et le Master Gims que la réflexion de cet article m’est venue. Et comme toutes ces histoires de clashs éveillent en moi mes instincts les plus primitifs, mettent mon cerveau reptilien en ébullition, et que ce genre d’échanges se dégustent comme un « Big Kahuna Burger dégoulinant« , assorti d’un « Teriyaki Donut« , on va faire ça, façon Tarantino :

Big Kahuna Burger – Pulp Fiction

 

– Chapitre 1 : La terreur –

Camille, dans l’histoire que je vais te raconter, il y aura du sang, des larmes et des insultes aux mamans. Beaucoup de mauvaises choses seront dites et faites, et loin de moi l’idée de cautionner tout ça, mais sache que toute bonne histoire a besoin d’effets dramatiques, d’enjeux et d’objets de convoitise… La violence et autres batailles pour le pouvoir seront ici parties prenantes de notre intrigue, mais tu seras étonnée, aux détours d’escarmouches d’entrevoir de la poésie qui émane de tout ce bordel, les bassesses les plus pathétiques accoucheront alors de classic’shit, et putain écoute moi bien Camille ! Tu te diras que ça en valait la peine ! Que pour donner la vie à quelque chose de beau ; douleurs, cris et pertes fécales sont souvent de la partie.

 

La terreurZer.

Tant que Booba était dans la fleur de l’âge, celle de l’insouciance et de l’instinctif, il a tout décimé/déchiqueté sur son passage, semant désolation et fins de carrières prématurées sur sa route. À perte de vue on pouvait voir les cadavres souillés de rappeurs/producteurs/chaines TV/radios/directeurs d’antenne/animateurs et même parfois associés et amis entremêlés, dans un décor apocalyptique.
Logique retour des choses, quand on sait qu’Elie Yafa ne doit son succès qu’à lui-même. En omettant les quelques coups de pouces reçus ici ou là, par ses frères de misère, sa carrière, il ne la doit à personne.

D’abord danseur hip hop, pour le groupe « Coup d’État Phonique« , « Tic-Tac » comme il s’appelait à l’époque (quel blase de merde tout de même, « Booba » devient presque un aka stylé et viril à coté de ça), donc, Tic-Tac, été loin du « Roi d’la Hagra » qu’il est devenu aujourd’hui. C’est dans le milieu des années 90 qu’il fait ses armes dans le rap, entre mixtape de Cut Killer et compil’ Hostile, il livre ses premiers classiques. Et déjà à l’époque, alors qu’il faisait ses premiers pas dans le domaine, une odeur de souffre enveloppait son début de carrière, ses relations tendues dans le business le pousseront finalement à quitter son producteur et à rejoindre le collectif Time BOMB où il s’épanouira, accouchant du désormais légendaire : « Le crime paie« 

Tu l’as compris, petit homme blanc cis et hétérosexuel, dès le départ le Duc montre un fort caractère, c’est une vraie petite teigne, il ne se laisse pas marcher dessus et ça sera ainsi tout au long de sa carrière, entre désaccords contractuels et marginalité du mouvement, les lumières du succès semblent alors bien loin, toutes les portes sont fermées et l’impasse se profile à l’horizon…

Confronté à la censure et à la surdité des médias dès le départ, privé longtemps de tribune pour exprimer son art, le Duc a défoncé les portes à coup de bélier : il s’est retroussé les manches et a « tout niqué » par ses propres moyens. Si Booba a innové en effet, c’est plus par nécessité que par réelle envie, son premier projet LUNATIC « Mauvais oeil », sorti en totale indépendance, a été le fruit d’une démarche de négation de ce qu’était la banlieue de l’époque, entreprise par les médias rap du moment, une démarche qui voulait donner une autre image de la banlieue et travestir ainsi la réalité du terrain ; et au temps où Internet n’avait pas le même rôle qu’aujourd’hui, les solutions à cet état de fait furent très vite épuisées…

Alors écoute moi bien Camille, à ce moment-là s’écrivait l’un des passages le plus important de l’histoire du rap français. L’indépendance allait être mise à l’épreuve des ventes, et du plébiscite populaire, les dés étaient jetés… et putain, la piraterie venait de commencer !

LUNATIC fils.

-Chapitre 2 : Le GAME-

Après avoir « tout niqué » avec son compère de toujours, grâce à leur projet devenu disque d’or (premier album en auto-production à obtenir une telle récompense), Booba qui venait de goûter aux joies de l’indépendance n’allait pas s’arrêter là. Il poussera en effet cette envie de liberté jusqu’au divorce avec Ali, donnant naissance à son premier bébé « Temps mort », sous le label 45 scientific. Il continuera par la suite son cheminement vers cette liberté artistique totale, en claquant la porte de son ancien label, signant ainsi ses premières vraies discordances et pseudo « clashs » dans le game.

Booba ne s’entendant plus avec « Jean-Pierre Seck » et les choix artistiques de sa structure, finira par quitter ces derniers en mauvais terme.

 

S’affranchissant de toute contrainte, le Duc pourra alors donner pleine mesure à son talent et à ses envies : fini les sons boombap, place à l’auto-tune, aux sonorités electro, et même quelques fois à la chansonnette. Parfois controversés, ses albums n’en reste pas moins des succès populaires sur la durée, contenant tous plusieurs classiques.

Le B2O des années 2000 a alors du succès, et ça fait jaser. Celui qui disait dans ses textes être le « boss » du rap game se retrouve la proie de tous ses contenders, qui ne veulent qu’une seule chose  : le voir tomber.
Il ne se rend pas la tâche facile, par sa langue pendue et sa plume aiguisée, il entreprend au fil de ses textes de blesser l’ego des autres rappeurs.
Ça ne lui suffit plus de se déclarer au-dessus de ses concurrents du moment, désormais il n’hésite plus à tacler les anciens du mouvement.

C’est ainsi qu’en envoyant au détour d’une rime « NTM Solar IAM, c’est de l’antiquité »,  Booba montre qu’il n’en a rien à foutre du respect des anciens, le rap est une compèt, et il compte bien en être le champion!

 

Oui Camille, toutes ces histoires te donnent des envies de bagarre et de sang, mais calme tes hormones le kid, et écoute ce qui suit… Passe moi mon paquet de cigarettes « Red Apple », j’vais t’causer de ce qui se passe quand on veut graille toute la basse-cour :

Fumer tue.

-CHAPITRE 3 : La boulette-

Voilà, le décor est planté, BOOBA n’en a que faire des sensibilités de chacun, il pense qu’il est le meilleur et il le dit !
Il sait que tous les rappeurs sont en compétition de manière officieuse ; lui l’étale au grand publique, il veut être le « duc » du rap-game, et du vrai pas du faux ! Il est en effet irrité au plus haut point par les dérives du rap qu’a initié la TV, les Fatal Bazooka et autres « rap comiques » le dégoûtent. Mais son ego est aussi touché par un autre phénomène : « Diam’s ».

 

La boulette rafle tout sur son passage, et devient aux yeux des grands médias et d’une partie de la population le nouveau visage du RAP FR. C’est ici que commence la période des premiers clashs médiatiques de Booba, avec ses piques et son « carton rose » balancé à Sinik, autre tête d’affiche de l’époque. Il passe à la phase où il s’attaque frontalement à ceux qui l’irritent. Et dans ce nouveau contexte se joue en toile de fond l’une des plus anciennes inimitiés du pera français, les rancunes et les rancœurs s’additionnent, et un certain « Housni » ne semble pas avoir dit son dernier mot dans cette histoire !

Roh2pac.

-Chapitre 4 : Le CLASH-

Comme souvent, dans la carrière de Mr Bitume avec une plume, les désaccords contractuels sont à l’origine de ses rapports tendus dans le milieu; celui avec Rohff n’a pas échappé à la règle. C’est ainsi que pour de sombres histoires de droits de commercialisation sur certains des anciens titres de Booba (ce dernier voulait en échange un couplet dans un son d’Housni) que le clash entre les deux hommes a commencé !
L’impossibilité de sortir le feat en l’absence d’entente entre les deux partis, mettra à mal l’ego de Rohff qui voit là un manque de respect. Moi perso, Camille, le manque de respect, j’le retrouve dans le track oubliable que nous ont balancé nos deux protagonistes (ainsi que Rim’k), avec pour bien faire, un refrain « à chier » (badum tssss) Ndlr : le refrain était : « Pour ceux qui se torchent avec la main gauche et de l’eau« 

 

La rancœur entre eux n’en finira pas de grandir. Connue de tous, elle demeurera néanmoins officieuse jusqu’au jour où Rohff décide de balancer sur Skyrock, en plein Planète Rap, après avoir bien « haggar » le petit Fred qui n’avait rien demandé (ah ces cailleras de cité, toujours là à s’attaquer aux p’tits blancs du coin #racisme_anti-blanc_ne_fermons_pas_les_yeux) : je cite : « Je ne suis pas l’autre zoulette de Booba« .
La suite, vous la connaissez, une tripotée d’insultes par interviews interposées, des sons vite oubliables et autres semi-classiques, FOUINY Babe qui vient y mettre sa tête pour se faire hara-kiri bien comme il faut, et enfin plein de montages photos très peu inspirés sur les réseaux !

 

Alors oui Camille, à défaut de fournir de nombreux classiques, cet épisode aura au moins eu le mérite de créer une certaine émulation dans la scène rap de l’époque, et peut-être même de permettre à d’autres rappeurs d’émerger, profitant de ce ‘gloubi-boulga‘ incompréhensible, qui aura duré plus de temps qu’il n’en méritait vraiment. Le public se désintéressera alors petit à petit de cette querelle d’ego, pour commencer à ouvrir les yeux sur les milliers d’autres alternatives qu’offre le reste de la scène rap, permettant ainsi à tes rappeurs préférés Camille (L’entourage & co) de prendre plus de place dans le paysage.

 

-Chapitre 5 : Les 3 glorieuses-

On pourra dire ce que l’on veut, mais le véritable vainqueur de ces clashs fut définitivement B2o, terrassant ses ennemis à coup de propagande sur le net. Il s’est avéré plus endurant, et souvent plus drôle que ses adversaires. Le public a alors choisi son roi, et Booba a pris son trône !

Les trois années qui suivront seront alors forcément très prolifiques pour le rappeur de Boulogne, il en profite pour se diversifier et lance sa propre plateforme média : OKLM. En route, il défonce aussi l’un de ses protégés Kaaris (Les lions bouffent souvent leurs progénitures pour éviter que celle-ci ne les remplacent, quoique les chats font aussi la même chose, donc à relativiser...) et fini ces 3 glorieuses, par un album considéré par beaucoup comme l’un de ses meilleurs projets : Nero nemesis !

Après la victoire, on récupère les scalps moray.

Camille, tu me diras, c’est bien beau tout ça, mais cette impulsion donnée par les clashs, permettra-t-elle au roi des ratpis de continuer d’amuser la galerie pendant de nombreuses années ?! Et bien, la réponse est sans équivoque : NON.

En voyant en effet le risque que cette impulsion s’essouffle devenir de plus en plus concret – à l’image des autres rappeurs de sa génération qui à défaut de se renouveler ou d’avoir du buzz pour animer leurs carrières sont tombés petit à petit dans l’anonymat (obligés de faire des tournées style années 80, de sortir des rééditions d’albums, ou bien pire encore: de se reformer le temps d’un concert et d’un renflouement de caisses) – Booba, lui, a choisi une tout autre stratégie: celle qu’on pourrait appeler « la technique 50cent ».
Elle consiste en effet à prendre à partie une personnalité publique, et une fois qu’on l’a dans son viseur, lui balancer masse de piques et autres moqueries histoire d’amuser la galerie d’une part, et d’entretenir l’engouement autour de sa personne de l’autre.

Très efficace, elle permet à son utilisateur de booster sa carrière même quand il ne sort pas de projet et n’a aucune actualité. Johnny, Laurent Gerra, Didier Deschamps, Karine Lemarchand, et dernièrement Maître Gims semblent en avoir fait les frais !

Souvent décriée, cette technique n’est en fait qu’une allégorie de la dérive dans laquelle se trouve notre société, avide à tout moment d’entertainement et de consumérisme. Dans ce nouveau monde dans lequel nous vivons, il faut toujours être au-devant de la scène, l’industrie rap n’y échappe pas ! Alors qu’il y a quelques années, il pouvait bien s’écouler 4 ans entre deux albums sans que cela n’affecte la notoriété ou bien l’engouement qu’il y a autour d’un artiste, il faut désormais faire parler de soi tout le temps: l’effervescence doit être constante et Booba a bien compris cela !

Manipulant la « technique 50cent«  d’une main de maître, il ne se prive pas pour autant d’en utiliser d’autres, sage shinobi qu’il est ! Il dégaine alors sa 2ème technique dite de la « Validation instagram » durant laquelle il apprivoise ses potentiels concurrents un par un, et fini par les transformer en fidèle alliés et supporteurs.

C‘est ainsi qu’il a su s’entourer des bonnes personnes, celles qui font le mouvement ! Déjà en 2013, Booba dédicaçait dans un de ses sons ‘Wati-B’ : « il n y a que Wati-B qui pèse akhi », on aurait alors pu le soupçonner de se lancer dans le prosélytisme, , car c’est tour a tour qu’il fera les yeux doux aux artistes influents du mouvement : Niska, Mhd , PNL et même dernièrement Vald. Tous passeront à la casserole !

Usant de son obscure technique, Booba saura se mettre du bon coté du « game », du coté fort, celui qui est en pleine lumière, pas de celui qui est en « hess » (cc Lafouine).

Omar sera ensuite DaBato.

– Chapitre 6 : Psychanalyse de comptoirs –

Et au delà du besoins de buzz, Booba dans sa nature n’aime pas le calme, partageant sur son réseau(pouloulou) social préféré des photos où il dit s’ennuyer de l’absence de clashs entre deux albums. Il affirme que le game est mort sans lui, il en rie même, prenant ça plutôt à la légère.

J‘en arrive donc à penser Camille, que cette atmosphère de clash et de compétition est devenu un besoin pour le rappeur, une manière de se stimuler, de piquer son ego, de l’obliger à se dépasser, et surtout…à faire passer son ennui !
Quand on a une carrière comme celle qu’a Booba, on n’a plus grand chose à prouver, et quand de surcoit on vit loin du lieux d’où émergent les nouvelles trémulations de notre mouvement, il faut qu’on trouve un moyen de s y frotter, d’être toujours à la page, de rappeler qui on est.

Booba semble, par le biais des ces deux techniques précédemment citées, trouver là, la meilleur recette pour réunir tous ces paramètres, et d’assouvir ses instincts. Cela peut aussi se justifier par le fait que le Duc a baigné dans un environnement tendu, de lutte permanente, où il a souvent fallu aller au conflit pour prendre son due, et cela a façonné sa personne, sa manière de procéder, et créé l’être mi attachant, mi relou (micado) qu’il est devenu aujourd’hui.

 

– Chapitre 7 : peut être que j’ai tout faux –

Peux être que je fais là de la pseudo branlette analytique, Booba a toujours été connu pour son franc parlé, il ne s’est jamais imposé les contraintes des échanges de politesses et autres flatteries douteuses qu’ont la majorité des rappeurs entre eux, il a toujours dit ce qu’il pensait, au moment ou il le pensait, et peut être n’est ce la qu’une énième preuve que le duc est resté fidèle à lui même et a son tempérament.

Booba a toujours été un sale gosse et ce n’est pas près de changer.

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