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Limsa D’Aulnay récidive avec « Logique Part.2 »

AlphaKilo

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Si je ne savais pas au début de l’année que je pourrais tolérer une année complète sans projet de Limsa d’Aulnay, une fois la partie 1 de Logique sortie, il m’est devenu impensable d’attendre la partie 2 jusqu’en 2021.

Si Limsa est né le 4 décembre et donne le titre du premier morceau de l’EP, rien d’étonnant à ce qu’il choisisse aussi cette date pour sortir la deuxième moitié, logique non ?

Et comme on ne change pas une recette efficace, le format ne bouge pas :
5 sons pour une écoute d’un quart d’heure, une forme qui ressemble à son auteur, efficace, sans fioritures et cruellement précis.

Après la Suisse et ses « pizzas à 50 balles » Limsa choisit de mettre une autre place forte du rap francophone avec la Belgique.
En effet, pour cet EP il a décidé d’être accompagné par deux pontes de la scène belge, Isha et JeanJass respectivement sur les morceaux  »Starting Block » &  »Ca m’arrange ».

Le projet s’ouvre sur un sample des premières mesures du couplet de ILL des X-men sur la piste  »presque plus de larmes ».
Seul Two, le producteur a l’origine de l’instrumental, offre à Limsa un matériau de choix pour s’exprimer.

 »Avec ma mère ça a toujours été froid, donc avec les meufs gros j’ai pas toujours été droit, c’était soit belle et tais-toi, j’les fais s*cer je les te-doi, jusqu’au jour où j’ai compris que la pute c’était moi »

Dans les 4 premières mesures on retrouve déjà les éléments qui rendent l’écriture du rappeur d’Aulnay si précieuse : la richesse des rimes, les images ancrées dans le réel et une pointe d’autodérision qui permettent à ce tout d’être  »conscient » sans jamais être ni trop moralisateur ni ennuyeux.

Apres le drop, le rappeur du 93 met en avant la 75e session « 7-5 Sess’, on est une équipe, on est une époque, on est une école / On est une famille, on n’est plus des potes » puis nous précise qu’il « n’a plus de larmes comme Antoine (Lomepal) », une référence à un des titres de l’album « Jeannine » de celui-ci, mais aussi du « tarot d’Offset » (à entendre comme le tarif).
Après les éloges Limsa revient néanmoins vers ces « rappeurs qui veulent pas me partager comme si j’étais leurs meufs » et qui « veulent être les seuls à m’aimer comme si j’étais leur sœur » avant de conclure en beauté comme il avait commencé, sur lui-même.
« Dur de dire des trucs censés quand t’es exclu des chanceux, écoute ce son d’Limsa si tu t’sens seul »

Le voyage se poursuit tout en douceur sur une composition de Lucci, avec une nappe composée de quatre accords qui dresse une toile parfaite pour permettre à Limsa de nous dépeindre quelque chose qu’il connaît presque aussi bien que lui même : « ASB« .
Trois lettres qui présentent une ville emblématique pour le rap français mais aussi et surtout tout un monde pour Limsa, au point d’en devenir une particule. Et donc lorsque Limsa D’Aulnay nous y introduit c’est en réelle immersion, de la gare avec ses éternels « 5/6 scar-la rré-bou » à « Aulnay Sud » et ses airs de « Manhattan« , le tout sans oublier de rendre un hommage aux barres HLM détruites (comme celle du Gallion l’année dernière par exemple).

« ASB, ASB, nique le gouvernement, nique sa grue et ses pelles /Tes tours qu’est-ce qu’elles étaient grandes, tes tours qu’est-ce qu’elles étaient belles »

L’artiste aulnaysien entame le dernier couplet de ce morceau en remettant même en question sa vision de sa ville « ASB, ASB derrière tes histoires bre-som dit moi qui es-tu », ces mêmes « histoires qui sont arrivés dans TA rue sont gores » et dont « les meilleurs t’ont quittés parce qu’ils ont réussi ou parce qu’ils sont morts« . Ce qui montre que l’amour que Limsa porte à sa ville ne l’a pas aveuglé pour autant.
Ce titre se finit sur un constat amer qui montre bien que Limsa a conscience de la portée de son message sur ce(ux) qui l’entoure, littéralement.

« Comme toi, j’comprends qu’tes copines Sevran, Bondy, Blanc-Mesnil soient malheureuses« 

C’est ensuite l’heure du premier feat de ce projet, et c’est Isha qui est dans les « startings blocks« . Le rappeur belge laisse tout son flegme et sa classe transparaître « sur ce maudit piano » composé par Mani Deiz. Et celui qui se définit comme « un magicien de la langue française » apparaît être un très bon complément de Limsa dans cette collaboration où leurs styles se mélangent parfaitement.
Le pré-refrain place les grandes lignes du refrain en scandant « d’où je viens les gars ils aiment pas ouvrir des livres, ils préfèrent ouvrir des chichas et des Barbershop »
Après cela Limsa nous rattrape pour nous rappeler que « même le plus sale des types n’est qu’un homme, on l’captait pas quand on était gamin
Mais même les sales gosses méritent des cadeaux, même les salopes méritent des câlins » et ponctuer le morceau d’un schéma de rime découpé à la règle.

« Ils m’demandent pourquoi j’parle comme un babtou dans les interviews, pourquoi j’fais le philosophe
J’ai mal tourné, pourtant p’tit je connaissais les joueurs comme Dino Zoff, tous les noms d’dinosaures« 

Un belge peut en cacher un autre et c’est d’ailleurs le cas avec la quatrième track de ce projet, qui nous révèle un nouveau feat en la personne de JeanJass.
Habitué des featurings et des collaborations, on rappelle qu’avec Caballero ils forment un duo explosif, « Jinedine » nous pond un egotrip sur une prod de Dee Eye.
L’avant dernière track de « Logique Part.2 » intitulé « Ca m’arrange » nous permet de voir Limsa sur un registre différent du reste du projet, le tout sans lui faire trahir son incontournable plume le faisant.

Le voyage arrive à son terme alors qu’une guitare – et pas n’importe laquelle : celle de Waxx, nous accueille dans la dernière chanson de cet EP.
« Le Ptit Limsa » prend alors la parole et après un énième « ASB, ASB » se livre: « Ouais, mon poto, ici, y a plus d’place dans les cœurs, Plus d’pétales dans l’ciel et plus d’étoiles dans les fleurs, Le p’tit Limsa, il a grandi aux Emmaüs, Mais savait pas qu’il aurait à subir tant d’épreuves »

Limsa fait ici une référence appuyée à son projet précédent « Les fleurs de Limsa » qui va ressortir sur toute la chanson : il est à la recherche de ce qui l’animait, ce filtre qui lui permettait de faire bon gré mal gré.
On peut voir ce dernier track comme une note pour plus tard pour son auteur qui semble rapper pour lui plus que jamais, sur celui-ci

« Ouais, ouais, le p’tit Limsa
wAllah, il était bizarre
Il s’prenait pour Riquelme
Pour Recoba et Zidane alors qu’il était tout guez
Ouais, ouais, le p’tit Limsa
wAllah, il était bizarre
Il habitait à Aulnay
Mais dans sa te-tê, c’était Ibiza« 

C.Col complète ensuite la guitare de Waxx pour compléter l’instrumentale, et Limsa D’Aulnay peut alors continuer à nous présenter « Le Ptit Limsa » et pour les amoureux de punchlines et d’écriture en général, c’est une véritable orgie.
Analysons les 4 premières mesures du second couplet pour finir ce voyage en beauté :

« Le p’tit Limsa fait l’con comme s’il était bête et répète ses erreurs comme si il était bègue
Le p’tit Limsa craint Dieu et panique des ténèbres, il parle de jnouns, de possession comme s’il était Belge« 

La première phrase est limpide comme de l’eau de roche si ce n’est que parler de « répéter ses erreurs » en le liant au bégaiement est sublime.
Dans la seconde, « Dieu », « les ténèbres », « les jnouns » et les « possessions » tiennent du même champ lexical et nous emmène vers une chute qui fait de cette phrase une réelle punchline : en ayant appuyé sur le champ lexical de l’exorcisme et de la possession en général, Limsa compare cette obsession à celle que les belges ont eu pour la possession de balle contre la France lors de la demi-finale de la Coupe du Monde de football 2018.
J’en profite pour remercier Rap Genius et tous ceux qui participent aux annotations et qui mettent en avant le travail d’écriture d’artiste qui, à cause du manque de culture de ceux qui en parlent, sont bien trop souvent targués d’être des analphabètes ou de piètres écrivains alors même qu’ils n’ont rien à envier aux auteurs que l’on étudie à l’école.

Limsa D’Aulnay est clairement de ceux-là et la partie 2 de « Logique » est là pour vous le prouver.
5 titres, 15min de plaisir auditif, une plume et une identité musicale unique, autant de punchlines que de « Woof« .
On souhaite le meilleur à venir pour Limsa et on attendra la suite avec impatience.

Regardez le ciel.

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Mehdi YZ repousse la fin de l’été avec « A7 »

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Sorti cette semaine, le clip A7 de Mehdi YZ prolonge la saison estivale avec ce visuel rafraîchissant.

Le hit de la fin de l’été

Mehdi YZ prend de plus en plus de place dans le Game, depuis son arrivée en 2018 avec une prestation remarquée lors du Planète Rap de Jul. L’histoire commence avec son titre Arrah, qui cumule aujourd’hui des millions de vues, promettant un avenir musical au jeune rookie.

Capable de rapper, de chanter, sur des thèmes plus ou moins sérieux, Mehdi YZ sait aussi soigner ses visuels, et les rendre accrocheurs. Après avoir été aperçu avec ZeGuerre, ou encore The S, on imagine quelques collaborations mettant encore un peu plus en lumière le jeune artiste.

« Au quartier dans le sportback, j’ai eu comme un flashback
Sur mon scooter sans plaque, j’comptais l’bénef’ dans l’bloc »

Son projet FPVS, a été bien reçu du public, et il a été défendu de fort belle manière. Place à la suite, désormais, pour le sudiste qui revient avec de nouveaux morceaux !

Dans le reste de l’actualité : « Le soleil se lèvera à l’ouest » disponible le 21 octobre

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Kalash & Damso sont « Malpolis »

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Après Mwaka MoonI Love YouJTC ou encore Praliné, les deux artistes francophones se retrouvent sur Malpolis.

Une connexion devenue évidente

Avec plus d’une décennie de musique dans les jambes, Kalash a toujours eu cette faculté à pouvoir se renouveler, que ce soit dans les mélodies, les flows, les thèmes abordés.

Capable de pouvoir chanter, rapper et de jongler entre plusieurs langues, le talentueux artiste aura marqué l’année 2017 avec son hit Mwaka Moon avec Damso, pulvérisant de nombreux records.

Si par la suite, le Mwaka Boss a sorti un album intitulé Diamond Rock, ce dernier n’a pas eu le même succès que son prédécesseur, malgré de nombreuses pépites !

« Je porte des œillères, fuyant le monde, évitant le regard des gens
Né dans le rouge, forcément, recherche le feu vert pour partir à temps »

Toujours aussi productif, Kalash aura lâché de nombreux titres en tous genres, que ce soit en solo, avec Mavado ou encore le hit Tu le sais avec Gazo ! Place désormais au début de la promo du projet avec Tombolo .

L’album est sorti le 29 Avril dernier, sur lequel on retrouve Gazo, Damso Hamza, Mavado, Wejdene et bien d’autres artistes, et qui risque bien de nous accompagner encore longtemps.

L’album Tombolo de Kalash est à retrouver sur toutes les plateformes de streaming ici.

Dans le reste de l’actualité : « Le soleil se lèvera à l’ouest » disponible le 21 octobre

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Di-Meh se sent « Sous vide »

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Après son projet OV3 sorti fin juin, l’artiste suisse revient avec un nouveau titre disponible qu’en audio : Sous vide.

De retour mais jamais parti

Di-Meh, skateur puis rappeur, grandit entre le Maroc et la Suisse. Il rencontre à l’âge de 16 ans le collectif de MCs genevois, 13 Sarkastick, avec lequel il sera membre de 2011 à 2016.

Sa rencontre, en 2015, avec le rappeur parisien Népal a été déterminante dans sa carrière : de leur collaboration au sein du groupuscule musical 75ème session naît le titre FU-GEE-LA qui le place comme nouvelle figure dans la scène rap francophone.

Avec le label indépendant genevois Colors, Di-Meh sort en 2017 le très remarqué Focus vol.1 et participe à la trentaine de concerts de l’Xtrem tour, en 2017, en partageant la scène avec Makala et Slimka.

« Oh, oh, oh, les gens fonctionnent par intérêt, machine de plan pour t’enterrer
À des kilomètres, j’les ai flairé, ils ont plus de cardio à cause du sirop »

2019 sera une année déterminante pour Di-Meh : il enchaîne, deux ans après la sortie du vol.1, avec le Focus vol.2, toujours avec le label Colors, et fait une prestation très remarquée sur Skyrock dans la session légendaire de Lomepal pour Planète Rap.

Il fera, la même année, la tournée des Zéniths pour les premières parties de ce dernier, mais aussi celles des Bercy d’Orelsan. Par la suite c’est un premier album que le rappeur helvète nous a livré avec Mektoub, auquel il aura redonné un second souffle avec une réédition.

Le son Sous vide de Di-Meh est à retrouver sur toutes les plateformes de streaming ici.

Dans le reste de l’actualité : « Le soleil se lèvera à l’ouest » disponible le 21 octobre

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