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Rencontre avec Luni

MC Solal

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Après une série de 4 projets « couleurs » (Noir, Rose, Orange et Bleu), Luni est de retour et a rassemblé toute sa palette dans Krome, sorti le 14 mars dernier. Chez Raplume, on le suit depuis longtemps, et il figure dans notre liste des 10 rappeurs à suivre en 2019 : alors évidemment, on a voulu parler de Krome avec lui. On l’a donc rencontré juste avant sa release party archi complète (les absents ont toujours tort). Et comme on ne change pas une équipe qui gagne, on retrouve Roxane Peyronnenc à la photographie.

Avant de parler de ton nouveau projet, j’aimerais revenir sur la période 2017-2018, durant laquelle tu t’es illustré avec une série de 4 projets portant chacun le nom d’une couleur : Noir, Rose, Orange, et Bleu. Pour nos lecteurs qui seraient passés à côté, est-ce que tu peux rappeler le principe de cette série, la symbolique de ces couleurs ?

C’est un concept qui m’est venu quand j’ai fini le projet Noir. J’étais à une période de ma vie où c’était assez compliqué pour moi. Du coup, j’ai appelé le projet Noir comme ça, juste par intuition. Sans calcul, sans stratégie. Puis finalement, je me suis dit que j’aimerais bien poser une couleur à chaque fois sur quelque chose que je ressens : pourquoi pas faire d’autres projets couleurs ? À ma connaissance, ça avait pas été fait en France. C’est vrai qu’il y avait eu d’autres inspirations : Frank Ocean, PartyNextDoor, qui avaient sorti des projets colours etc. Ca m’a conforté dans l’idée de suivre cette piste-là. Après j’ai pensé aux couleurs que je pouvais aborder, et je me suis renseigné énormément sur la définition des couleurs, etc. Déjà, c’était sûr et certain que j’allais sortir un projet qui s’appelle Rose, parce que je parle beaucoup de femmes dans mes sons. Et puis j’avais aussi envie de sortir quelque chose qui donne une autre facette de moi : un Luni plus joyeux, et un Luni qui est plus dans la réflexion, c’est pour ça que j’ai choisi Orange et Bleu après.

Et justement, tu viens d’en parler pour présenter Rose : si on résume à gros traits les thématiques de tes sons, ce qui revient souvent, c’est les femmes, et surtout les relations compliquées avec elles. Ta première source d’inspiration, c’est ta vie sentimentale ?

Ouais, plus ou moins. En fait, au départ, quand j’ai commencé en tant que Lunikar, je faisais presque aucun son comme ça : je faisais énormément d’egotrip, ou de sons dans la réflexion, tout ça. Et mes potes m’ont dit « pourquoi tu fais ce type de son, alors qu’il suffit de raconter ta vie »… Parce qu’en fait, parmi mes proches, je suis réputé pour avoir une vie qui est comme un film, il se passe tout le temps trop de trucs. Du coup, je me suis remis en question, et je suis revenu en tant que Luni, avec Et je…, un son où c’est clairement moi. C’est ça ma came. C’est le premier truc que j’arrive à faire. Mais même si c’est le plus facile, ça reste aussi le plus difficile : des fois c’est très dur de raconter quelque chose, parce que c’est très personnel.

Aujourd’hui, à la suite de tes projets « couleurs », tu sors un nouveau projet un peu plus long, et qui s’appelle Krome. Est-ce que ça veut dire que c’est une manière pour toi de réunir toute la gamme chromatique ?

Ouais c’est ça. À la base, avant que ça soit Krome, je devais sortir un autre projet qui s’appelait Kara. Et kara ça veut dire couleur en japonais. C’était pour assembler toutes les couleurs, et faire un projet très coloré. Sauf qu’en fait il y avait énormément de sons très joyeux, très dansants, et je trouvais que ça me ressemblait pas tellement. Et même, je pouvais pas me permettre de sortir un projet comme ça, c’était un changement de direction artistique trop brusque. Du coup, je me suis dit que ça ne collait pas pour l’instant, et j’ai refait tout un projet : Krome. J’ai décidé de partir, à l’inverse des couleurs, sur la contradiction, avec le noir et blanc. Le but de Krome, c’est d’assembler toutes les couleurs, mais de quand même montrer que, au final, on est sur un projet qui va finir en noir et blanc, pour mettre le point à cette phrase des projets couleurs. J’allais pas faire toutes les couleurs !

Tes nouveaux titres contiennent beaucoup de chiffres (11.30, 10K, Top-10). Après la phase couleurs, tu es passé à une phase chiffres ?

Alors, oui et non. En fait à la base, j’avais comme idée de faire un projet uniquement sur les chiffres. Mais je vais pas passer ma vie à faire des projets conceptuels. D’un autre côté, c’est pas forcément voulu. Top-10, de base le son s’appelait Bad bitch, mais je sais que par rapport au titre de la chanson, sur certaines plateformes ou sur youtube, on est moins bien référencé, du coup j’ai changé le nom.

J’ai l’impression qu’on t’a surtout identifié pour des sons mélodieux assez chill, un peu cloud, mais qu’en fait, tu proposes aussi pas mal de sons plus énervés (11.30, Top-10, Cheum). C’est quelque chose que tu as voulu mettre en avant sur Krome ?

Oui. Comment expliquer ça… En fait, j’ai participé à des Planète Rap d’artistes, et ce qui s’est passé, c’est que j’ai pas pu freestyle, parce que je pense que les artistes pensaient pas que je savais rapper. Ils m’ont mis dans une case de chanteur, étant donné que je faisais que des sons assez planants, assez cloud et tout. Du coup, j’avais aussi envie de montrer ce que je sais faire. En tout cas, les fans de la première heure, qui me connaissent depuis Lunikar, savent que je sais rapper, puisque avant je faisais que ça. Et j’avais aussi envie de montrer aux personnes qui me connaissent depuis peu, que j’ai aussi cette capacité-là, que je suis pas limité dans une chose. Je pense que c’est important, et que je peux me le permettre, parce que j’ai un public ouvert. C’est pour ça que je peux sortir un son comme Cheum, et, à côté, Être ailleurs.

Oui c’est ça, ils se suivent dans la tracklist… C’est ça aussi que je trouve cool dans ton projet, c’est qu’on peut vraiment passer d’un mood à l’autre.

On m’a fait la réflexion y a pas longtemps ! Certes, ça casse la dynamique, mais je voulais vraiment qu’on voyage dans le projet, et pas qu’on se dise « cette partie-là c’est pour que je sois énervé, et cette partie-là c’est pour que je sois posé ». En fait, pour moi, c’est clairement la définition d’un être humain : t’as des états d’âme, des fois t’es hyper énervé, des fois t’es excité, et des fois t’es tout calme, t’es posé et réfléchi. C’est comme ça que j’ai fait mon truc.

Puisque tu t’inspires de ta propre vie, de ta propre expérience, est-ce que ça veut dire que les textes te viennent assez spontanément ? Tu les retravailles beaucoup, ou tu gardes le premier jet, le plus naturel ?

Les meilleurs sons que j’ai fait sont venus spontanément. Pas forcément les meilleurs pour moi, mais les meilleurs pour tout le monde : Océan, À mort, La belle et la bête… Ça m’arrive de plus en plus d’écrire des sons spontanément, et après de revenir dessus, pour corriger, pas forcément le texte en soi, mais juste la manière dont j’ai dit la chose. Parce qu’en fait, c’est tellement écrit spontanément, comme je le ressens, que des fois c’est pas forcément clair pour les gens, ou alors ça peut être mal interprété. Du coup, ça m’est arrivé sur Pablo par exemple, sur une phrase. Mais ça reste rare.

Tu es fort pour faire des mélodies efficaces, qui restent en tête dès la première écoute, si on prend un morceau comme Être ailleurs par exemple, qui est un de nos préférés chez Raplume. J’y ai pensé en te voyant en 1ère partie d’Yseult : ton projet n’était pas encore sorti, et pourtant tes nouveaux sons prenaient hyper vite…

J’en reviens au fait que c’est écrit spontanément, je pense que c’est ça qui joue. On vit tous à peu près de la même manière : mon public me ressemble, il a la même manière de parler que moi. Le fait que j’écrive sur le moment, en disant les choses comme je les ressens, ça doit être assez facile à retenir pour les autres. Y a des sons où dans le refrain je dis « yeah yeah yeah », c’est pas forcément hyper bien écrit, mais c’est juste du ressenti. Je joue beaucoup sur la façon dont je vais dire « yeah », « ouais », « babe » etc., et je pense que les gens arrivent à se retrouver là-dedans. Même si le texte n’est pas plus profond que ça : c’est la manière de chanter qui les touche. Musicalement, je suis vraiment basé sur l’émotion.

Du coup, je me demandais : concrètement, comment se passe l’écriture d’un morceau ? Qu’est-ce qui vient en premier entre le texte et la mélodie ?

Mon procédé d’écriture, c’est : j’écoute le son, je fais une topline, et j’écris dessus. Mes yaourts, je les fais en anglais. Y a pas autant de syllabes que dans la langue française, du coup je suis assez limité dans le choix des mots, sinon ça tombe pas sur le temps que je veux. J’ai déjà essayé de faire des sons directement en français, mais ça marche pas. Pour moi, la langue française, c’est fait pour être linéaire, c’est pas musical. Pour être vraiment musical, parfois on est obligé de limiter une phase à trois mots, c’est un peu compliqué.

Il paraît que tu écoutes beaucoup la scène de Toronto : Drake, Majid Jordan, The Weeknd… C’est aussi pour ça que tu privilégies la mélodie aux paroles ? Je veux dire, même si on comprend l’anglais, quand on écoute du rap américain on risque de plus se focaliser sur le flow et la mélodie que sur le texte…

Ouais totalement. Souvent, on me dit que ce que je fais, mélodiquement, ça sonne très Drake. Quand j’ai vraiment commencé à chanter, j’ai énormément écouté PartyNextDoor, qui fait beaucoup de toplines pour Drake. Je pense que c’est pour ça que les gens m’ont associé à lui. Mais de base, c’est vraiment PartyNextDoor que j’écoute, Majid Jordan, The Weeknd, Roy Woods… C’est vrai que ça m’arrive parfois de faire un son et de me dire « comment PartyNextDoor aurait posé sur ça ? », mais sans me dire que je vais faire la même chose.

Je pense qu’on n’est pas énormément en France à faire ce type de musique. Ça arrive très vite qu’on me compare à un autre artiste. Les deux artistes à qui on me compare le plus, c’est Josman et Hamza. Quand je décide de chanter sur un son un peu dynamique, on va me dire c’est Hamza. Quand je décide de rapper sur un son un peu posé, on va me dire c’est Josman. J’écoute pas vraiment de rap français : en fait, c’est juste pour faire une veille. Mais Josman et Hamza, c’est deux artistes que j’apprécie beaucoup. D’un côté ça me rassure. Et d’un autre côté, ça me dérange un peu, parce que je suis un artiste, j’ai pas envie de ressembler à qui que ce soit. Mais je suis honoré.

Tu bosses beaucoup avec Twenty9, et c’est aussi ton DJ sur scène… Tu peux nous parler un peu de cette collaboration ?

C’est assez spécial. On peut pas vraiment appeler ça une collaboration : je le connais depuis que je suis au collège, nos mères sont potes etc. On se ressemble beaucoup en fait. Il a toujours été sensible à la musique. Quand j’ai acheté la première machine pour pouvoir faire des prods etc, la première personne que j’ai appelé, c’est lui. Du coup, on a appris tous les deux ensemble. Après, il s’est découvert une passion pour ça, et on s’est pas lâchés depuis. Il fait beaucoup de prods pour moi, et il mixe et masterise la plupart de mes projets. Même si c’est minime, il est aussi présent dans ma DA, je lui pose souvent des questions, je me réfère à lui. Quand il me dit qu’un son est lourd, ça me rassure deux fois plus que si c’était quelqu’un d’autre.

Il n’y a aucun feat sur le projet. Mais je voulais qu’on parle de Tortoz, dont tu as l’air très proche. Est-ce que vous allez refaire d’autres choses bientôt ?

On est très très potes, et on est très compliqués musicalement. Pour l’instant on n’arrive pas à se décider sur le type de son qu’on veut faire ensemble. On sait juste qu’on est tous les deux dans la même dynamique, c’est qu’on veut vraiment se dépasser à chaque fois. Et encore plus si on est ensemble. Si on fait un son ensemble, c’est pour sortir de nos zones de confort respectives. C’est un peu compliqué, mais on va y arriver. Après, mine de rien, on bosse quand même ensemble sur d’autres trucs. On a bossé sur le projet d’Yseult ensemble : on a écrit le son Rouge avec Corson, et Tortoz et moi on a écrit ensemble sur le son Sur le fil. On parle souvent ensemble. Pareil, c’est quelqu’un qui me conseille beaucoup. Y a aucune raison qu’on fasse pas de son ensemble à l’avenir. C’est sûr que ça va se faire, mais pas tout de suite.

Merci à Luni et à Roxane

Krome est toujours disponible en streaming : https://luni.lnk.to/Krome

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Momsii fête son entrée chez SPKTAQLR avec son nouveau clip « Kilogramme »

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Momsii , rappeur originaire du 77 fait partie des artistes à l’univers sombre et aux punchlines incisives. Dès 2015, il impose son univers avec des clips comme Thug Life ou Money gram. De fil en aiguille, le rappeur originaire de Pontault-Combault gagnera en visibilité et enchaine dès 2020 avec une série de freestyle Bounia ou il mettra en avant sa voix grave et ses punchlines tranchantes. Par la suite, il sortira Tard la night en collaboration avec Timal qui atteindra très rapidement le million de vues sur Youtube et clôturera 2020 avec un EP Dans le SAS.

En 2021, il tape dans l’œil d’Oumar Samaké. Aujourd’hui, il rejoint officiellement les rangs de son label SPKTAQLR déjà composé de  noms importants de la scène rap française actuelle comme Dinos, Dosseh, Lacrim, Marie Plassard et bien d’autres encore. 

Ce mercredi 22 septembre, Momsii dévoile quelques heures après l’annonce de sa signature un premier clip : Kilogramme. Sur une prod de Carter, le rappeur déballe comme à son habitude de nombreuses punchlines rythmées par son fameux flow agressif qui fait sa signature. 

Le clip, dévoilé à 17h, est d’ores est déjà disponible sur Youtube. Dans ce visuel réalisé par Hustler game, le nouveau membre de SPKTAQLR est mis en scène dans diverses pièces aux couleurs et ambiances variées au sein d’un seul et même immeuble. Les visites des différentes pièces sont séparées par des plans aériens tournés au drône, permettant au spectateur d’entrer en immersion dans ce bâtiment et dans l’ambiance des différents lieux qu’il renferme. Ainsi, on assiste à la visite d’un labo de drogue, à une pièce à l’ambiance verte ou Momsii est accompagné d’une femme, à un autre appartement ou celui- ci est entouré de son équipe armée et enfin à une salle ou l’ambiance bleue est plus tranquille mais dans laquelle le rappeur et ses accompagnateurs subiront une perquisition. 

Momsii prouve donc une nouvelle fois de quoi il est capable avec cette entrée fracassante dans son nouveau label avec lequel, sans aucun doute, il réalisera de beaux projets. Comme dirait si bien le rappeur :  « Ça va barder » ! Dans l’attente d’un potentiel album, on vous conseille de suivre cet artiste de très près. 

On vous laisse découvrir son nouveau clip efficace et percutant  Kliogramme  juste ici :

https://www.youtube.com/watch?v=yANZDBoSXbc

 

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Lacrim est de retour avec l’imposant “L’immortale” !

Alexis

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Lacrim - L'immortale clip

Presque un an après le dernier opus de sa série R.I.P.R.O, Lacrim nous dévoile le clip de son nouveau morceau, tourné dans la célèbre Scampia napolitaine.

C’est bien connu, les rappeurs français apprécient l’ambiance mythique de La Scampia : après PNL, SCH ou encore Sadek, c’est au tour d’El Tigre de tourner dans ce décor légendaire. Le banditisme étant un aspect fréquemment illustré dans les morceaux de l’artiste, on comprend sa volonté de s’afficher dans le quartier le plus meurtrier d’Europe.

Aidé de sa voix écrasante, Lacrim pose trois minutes sans refrain sur un beat au BPM rapide. Avec ses notes méditerranéennes portées par une guitare discrète en fond, la prod nous entraîne bien dans une ambiance sudiste.

Le rappeur multiplie également les références italiennes, en plus du lieu, avec quelques phases sur la cultissime série Gomorra :

Ciro, Ciro, on arrive dans l’Viano

Vitres teintées, andiamo, mama, ti amo

T’voulais faire de moi ton angelo di ventano un diavolo

À noter, le cadrage des bâtiments plus intimiste que dans les clips d’autres rappeurs, qui appuie une ambiance plus pesante. Lacrim est à l’intérieur de la Scampia comme il pourrait l’être à Paris ou Marseille : à la maison. C’est en tout cas ce que nous dit un napolitain dans son teaser sorti quelques jours plus tôt.

Le clip est disponible dès maintenant sur YouTube ainsi que sur toutes les plateformes de streaming.

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Fresh la Douille invite MIG pour « 2mi temps »

AlphaKilo

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2 Mi temps, Fresh en pleine accélération

 

On arrête plus Fresh La Douille, c’est bel et bien sûr désormais. Apres avoir été très actif tout au long de l’année avec sa série de freestyle « La Douille » dont l’épisode 5 est sorti plus tôt dans l’été (retrouvez le ici ) on le retrouve dans une collaboration explosive avec un autre newcomer tout aussi talentueux et actif que lui, MIG le prodige du 91 dont nous avons parler à la sortie de son projet (a lire ici https://raplume.eu/article/mig-represente-02-gene).

Dans ce featuring de qualité intitulé « 2 Mi temps » qui semble être un extrait de son futur projet à venir , produit par Amine Farsi qu’on ne présente plus, accompagné d’un clip dont la réalisation a été l’œuvre de Kepsey on retrouve les textes crus, agressifs et explosifs qui font la marque de ces 2 artistes.

« J’vais péter Fresh pour du papaye à Voltaire, j’vais péter Fresh au studio pour faire un gros son
Espèce de gros con, tu t’prends pour qui ? Tu viens réclamer ta paye, t’as pas fait ta mission »

Côté visuel on retrouve tous les éléments propres au thème du son, le tout filmé avec soin et précision, le clip rajoutant du dynamisme à l’écran pour un titre qui assurément n’en manque déjà pas. 

 

 

Du 91 au 94 c’est miné

 

De plus, la connexion de la banlieue sud de Paris du 94 au 91 est aussi au centre de ce titre afin de rappeler que les problématiques décrites dans « 2 mi-temps » sont communes, d’autant plus que MIG et Fresh La Douille dégagent une réel énergie commune, que ce soit à l’écran ou bien tout simplement sur ce titre.

« J’étais dedans, gros, j’peux pas t’dire que j’ai tout fait , j’ai mon calibre, j’ai tiré plus de fois qu’Nico pour du papier, des nounous j’en ai étouffé , 02 GÉNÉ, ça débarque incognito »

 

 

Un refrain simple, efficace qui témoigne aussi de l’harmonie qu’ont réussi à trouver ces 2 jeunes rappeurs, dans un featuring qui on le pense (et on le souhaite) ne sera que le premier d’une longue lignée tant ils sont efficaces ensemble.

« Du 9.4 au 9.1, gros, c’est miné 
Tu m’as dit qu’tu portais tes couilles, quand y a heja, moi, j’te vois pas déterminé 
Enculé, j’suis impliqué depuis mineur 
Demande à qui tu veux, j’détaillais des cassettes à minuit, pendant plus d’une heure, j’étais pas d’humeur »

Alors que « 02 Géné » de MIG est déjà disponible, on va attendre avec impatience l’annonce du projet de Fresh la douille, en attendant regardez le ciel.

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