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Hotel Paradisio : « La compétition, c’est ce qui m’alimente »

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Alors qu’il a livré son projet GEMINI ce vendredi, Hotel Paradisio montre une fois de plus ses capacités. Cette fois, il va même plus loin en se baladant entre les styles sur 10 titres réussis. Comme pour l’album précédent, nous avons proposé une interview à l’artiste…

Raplume : Bonjour Hotel Paradisio ! Tout juste six mois après la sortie de ton précédent projet, Hollymoon, tu dévoiles GEMINI. Évidemment, ce nom coïncide parfaitement avec la date de sortie puisque le 21 mai marque le premier jour du mois des gémeaux, mais pourrais-tu nous en dire plus sur ce titre ?

Hotel Paradisio : Bonjour, merci pour l’interview ! L’idée du titre de Gemini vient du fait que les morceaux du projet étaient tous différents, et qu’on découvrait plusieurs facettes. J’ai voulu faire des titres plus personnels que d’habitude, plus incisifs. L’idée de Gemini, c’est qu’il y deux faces opposées, mais qui se complètent. Une part claire et une sombre. Les humains sont comme ça, on est complexe. Et puis aussi, je suis moi-même gémeau donc c’était évident que je prenne ce titre.

R. : Sur la pochette de l’album, on t’aperçoit avec les mêmes yeux blancs que sur celle d’Amityville, mais on retrouve aussi le ticket orange qui nous a emmené sur Hollymoon. Tu peux nous en parler ?

H.P. : Alors cela vient du fait que je travaille avec le même graphiste tout le temps pour les covers, et à force, on retrouve souvent le même univers. Les yeux blancs, c’est venu comme ça, mais ça reprend l’idée aussi de Amityville et du fait d’être habité, c’est le coté plus sombre qui ressort là. Le ticket orange, c’est plus pour rappeler les étiquettes des prix sur les CD, un petit coté nostalgique. Et la fissure sur la vitre de la cover, ça montre une cassure où chaque éclat est une facette.

L’un des morceaux qui se détache complètement, c’est « CAVALE », que tu as produit toi-même. Comment s’est passée la création de ce son si entraînant ? Tu fais la prod avant ou après le texte ?

« Cavale », j’ai commencé avec le synthé et j’ai rajouté une ligne de basse style 80’s pour tester. Ça fait longtemps que je voulais faire un morceau comme ça du genre Scarface, Miami, avec un drum 80’s. Du coup, j’ai rajouté la basse, le drum et je me suis dis : « ça y est, c’est ça ». J’ai tout de suite posé le refrain et le couplet.

Cela fait désormais plus de 5 ans que tu as officiellement démarré dans la musique. Quel regard portes-tu sur tes précédents projets ?

Je suis fier de mes projets, mais j’ai l’impression d’arriver avec Gemini à un aboutissement. Dans les premiers projet, je me suis lancé dans un univers inconquis. J’étais inspiré par la vague canadienne qui me rappelait fortement le style de vie de ma ville. Aujourd’hui, j’ai affuté le style et je me rapproche de plus en plus de comment j’ai commencé la musique, c’est-à-dire l’écriture, le côté brut. Bien entendu, je reste toujours attaché à cette univers de rêve, cette planance comme sur « Le chant des sirènes » ou « L.A.X ». C’est pour ça que Gemini prend son sens, je suis dans une position où j’ai plusieurs style de sons.

Deux semaines avant la sortie du projet, t’as envoyé « OKKOTO », qui a obtenu d’excellents retours du public. Est-ce que tu appréhendais de livrer un premier morceau 100 % kické alors que ton public est plutôt habitué à t’entendre sur un autre registre ?

Oui, j’avais peur un peu que les gens se disent que j’essaie un autre genre par nécessité, mais en même temps vu que quand j’étais ado, je kickais, que j’aime ça, et que j’ai kiffé faire ce titre de fou, je me suis dis : « C’est sûr que les gens vont le sentir et qu’il y aura une résonnance ». En plus, je reste dans mon univers : dans le texte, tout ce que je dis ça vient du cœur. Regarde, même sur Spotify elle a fini dans la cloud rap pour te dire, alors que c’est assez sombre comme titre.

Sur ce morceau justement, tu dis ceci : « J’ai pas la gueule d’l’emploi donc j’ferai en sorte d’être mon seul employeur. Tu croyais pas en moi, j’te laisserai jamais dire qu’t’as raison ». Quels sont tes rapports avec l’indépendance et la persévérance ?

J’ai l’impression que je ne corresponds pas à l’archétype classique du rappeur, et que autour de moi, peu de gens croient en moi, ou du moins en ma musique. C’est peut-être juste une impression, mais moi, ça me conforte, parce que je suis constamment en compétition, c’est ça qui m’alimente, j’ai envie de prouver. J’aime me retrouver au pied du mur, parce que je me connais et c’est là que je puise dans mes ressources et que je me débrouille. À l’école des loups, l’apprentissage commence par la faim. De plus, j’aime pas dépendre des gens, même si j’adore travailler avec mon équipe, je veux toujours avoir la sensation que si demain, je me retrouve tout seul sans rien, j’aurai tous les outils pour faire ce que j’aime, de la musique, de la création.

Los Angeles, Patagonie, Tibet, Japon, banquise : comme toujours, le champ lexical du voyage est présent et nous transporte au fil des morceaux. Comment choisis-tu toutes ces destinations dans tes textes et lesquelles as-tu déjà visité ?

J’ai pas beaucoup visité le monde, mais je suis un rêveur. Je choisis ces destinations parce que soit elles me font rêver, comme Los Angeles. C’est Hollywood, les palmiers, les cocktails dans une villa design avec une vue sur la vallée. Soit c’est que j’y vois un caractère presque magique, ou monstrueux, le Japon avec son univers mythologique comme dans les films de Myazaki, ou la banquise qui recouvre une étendue d’eau profonde, glaciale et sombre.

Dans « MIRADOR », tu sembles évoquer ton avenir dans la musique. « On veut la vie qu’on s’est promis, on est les prochains dans le train. J’veux des profits, j’fais un croquis pour tenir l’avenir dans mes mains ». À quel point tu as déjà planifié la suite de tes projets musicaux ?

J’ai pas spécialement planifié, je veux juste faire de la bonne musique et la sortir pour les gens. Bien sûr, j’aimerais que le projet prenne plus d’ampleur et que les possibilités artistiques se multiplient. Mais je suis très content du chemin jusqu’à maintenant. Là, y a Gemini qui est sorti, j’attends un peu les retours et je vais me renfermer et faire des nouveaux titres, c’est ce qui m’anime.

Un grand merci à Hotel Paradisio pour cette interview ! Pour découvrir l’album GEMINI en streaming, c’est par ici.

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Momsii fête son entrée chez SPKTAQLR avec son nouveau clip « Kilogramme »

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Momsii , rappeur originaire du 77 fait partie des artistes à l’univers sombre et aux punchlines incisives. Dès 2015, il impose son univers avec des clips comme Thug Life ou Money gram. De fil en aiguille, le rappeur originaire de Pontault-Combault gagnera en visibilité et enchaine dès 2020 avec une série de freestyle Bounia ou il mettra en avant sa voix grave et ses punchlines tranchantes. Par la suite, il sortira Tard la night en collaboration avec Timal qui atteindra très rapidement le million de vues sur Youtube et clôturera 2020 avec un EP Dans le SAS.

En 2021, il tape dans l’œil d’Oumar Samaké. Aujourd’hui, il rejoint officiellement les rangs de son label SPKTAQLR déjà composé de  noms importants de la scène rap française actuelle comme Dinos, Dosseh, Lacrim, Marie Plassard et bien d’autres encore. 

Ce mercredi 22 septembre, Momsii dévoile quelques heures après l’annonce de sa signature un premier clip : Kilogramme. Sur une prod de Carter, le rappeur déballe comme à son habitude de nombreuses punchlines rythmées par son fameux flow agressif qui fait sa signature. 

Le clip, dévoilé à 17h, est d’ores est déjà disponible sur Youtube. Dans ce visuel réalisé par Hustler game, le nouveau membre de SPKTAQLR est mis en scène dans diverses pièces aux couleurs et ambiances variées au sein d’un seul et même immeuble. Les visites des différentes pièces sont séparées par des plans aériens tournés au drône, permettant au spectateur d’entrer en immersion dans ce bâtiment et dans l’ambiance des différents lieux qu’il renferme. Ainsi, on assiste à la visite d’un labo de drogue, à une pièce à l’ambiance verte ou Momsii est accompagné d’une femme, à un autre appartement ou celui- ci est entouré de son équipe armée et enfin à une salle ou l’ambiance bleue est plus tranquille mais dans laquelle le rappeur et ses accompagnateurs subiront une perquisition. 

Momsii prouve donc une nouvelle fois de quoi il est capable avec cette entrée fracassante dans son nouveau label avec lequel, sans aucun doute, il réalisera de beaux projets. Comme dirait si bien le rappeur :  « Ça va barder » ! Dans l’attente d’un potentiel album, on vous conseille de suivre cet artiste de très près. 

On vous laisse découvrir son nouveau clip efficace et percutant  Kliogramme  juste ici :

https://www.youtube.com/watch?v=yANZDBoSXbc

 

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Lacrim est de retour avec l’imposant “L’immortale” !

Alexis

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Lacrim - L'immortale clip

Presque un an après le dernier opus de sa série R.I.P.R.O, Lacrim nous dévoile le clip de son nouveau morceau, tourné dans la célèbre Scampia napolitaine.

C’est bien connu, les rappeurs français apprécient l’ambiance mythique de La Scampia : après PNL, SCH ou encore Sadek, c’est au tour d’El Tigre de tourner dans ce décor légendaire. Le banditisme étant un aspect fréquemment illustré dans les morceaux de l’artiste, on comprend sa volonté de s’afficher dans le quartier le plus meurtrier d’Europe.

Aidé de sa voix écrasante, Lacrim pose trois minutes sans refrain sur un beat au BPM rapide. Avec ses notes méditerranéennes portées par une guitare discrète en fond, la prod nous entraîne bien dans une ambiance sudiste.

Le rappeur multiplie également les références italiennes, en plus du lieu, avec quelques phases sur la cultissime série Gomorra :

Ciro, Ciro, on arrive dans l’Viano

Vitres teintées, andiamo, mama, ti amo

T’voulais faire de moi ton angelo di ventano un diavolo

À noter, le cadrage des bâtiments plus intimiste que dans les clips d’autres rappeurs, qui appuie une ambiance plus pesante. Lacrim est à l’intérieur de la Scampia comme il pourrait l’être à Paris ou Marseille : à la maison. C’est en tout cas ce que nous dit un napolitain dans son teaser sorti quelques jours plus tôt.

Le clip est disponible dès maintenant sur YouTube ainsi que sur toutes les plateformes de streaming.

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Fresh la Douille invite MIG pour « 2mi temps »

AlphaKilo

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2 Mi temps, Fresh en pleine accélération

 

On arrête plus Fresh La Douille, c’est bel et bien sûr désormais. Apres avoir été très actif tout au long de l’année avec sa série de freestyle « La Douille » dont l’épisode 5 est sorti plus tôt dans l’été (retrouvez le ici ) on le retrouve dans une collaboration explosive avec un autre newcomer tout aussi talentueux et actif que lui, MIG le prodige du 91 dont nous avons parler à la sortie de son projet (a lire ici https://raplume.eu/article/mig-represente-02-gene).

Dans ce featuring de qualité intitulé « 2 Mi temps » qui semble être un extrait de son futur projet à venir , produit par Amine Farsi qu’on ne présente plus, accompagné d’un clip dont la réalisation a été l’œuvre de Kepsey on retrouve les textes crus, agressifs et explosifs qui font la marque de ces 2 artistes.

« J’vais péter Fresh pour du papaye à Voltaire, j’vais péter Fresh au studio pour faire un gros son
Espèce de gros con, tu t’prends pour qui ? Tu viens réclamer ta paye, t’as pas fait ta mission »

Côté visuel on retrouve tous les éléments propres au thème du son, le tout filmé avec soin et précision, le clip rajoutant du dynamisme à l’écran pour un titre qui assurément n’en manque déjà pas. 

 

 

Du 91 au 94 c’est miné

 

De plus, la connexion de la banlieue sud de Paris du 94 au 91 est aussi au centre de ce titre afin de rappeler que les problématiques décrites dans « 2 mi-temps » sont communes, d’autant plus que MIG et Fresh La Douille dégagent une réel énergie commune, que ce soit à l’écran ou bien tout simplement sur ce titre.

« J’étais dedans, gros, j’peux pas t’dire que j’ai tout fait , j’ai mon calibre, j’ai tiré plus de fois qu’Nico pour du papier, des nounous j’en ai étouffé , 02 GÉNÉ, ça débarque incognito »

 

 

Un refrain simple, efficace qui témoigne aussi de l’harmonie qu’ont réussi à trouver ces 2 jeunes rappeurs, dans un featuring qui on le pense (et on le souhaite) ne sera que le premier d’une longue lignée tant ils sont efficaces ensemble.

« Du 9.4 au 9.1, gros, c’est miné 
Tu m’as dit qu’tu portais tes couilles, quand y a heja, moi, j’te vois pas déterminé 
Enculé, j’suis impliqué depuis mineur 
Demande à qui tu veux, j’détaillais des cassettes à minuit, pendant plus d’une heure, j’étais pas d’humeur »

Alors que « 02 Géné » de MIG est déjà disponible, on va attendre avec impatience l’annonce du projet de Fresh la douille, en attendant regardez le ciel.

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