Ce Monde est cruel : quand l’absurdité vient de la société et non de Vald

Voilà plus d’un an que l’on attendait le nouvel album de Vald, après avoir sorti en surprise son projet NQNT 33 et en février 2018 son dernier album en date : XEU. Nous sommes donc en octobre 2019, et après avoir longtemps teasé son nouveau projet, Vald sort enfin son 3ème album : Ce Monde est Cruel.

On ne s’attendait pas forcément à un thème aussi pessimiste de sa part, et c’est pourtant là que réside tout son talent : pour son 3ème album, Vald continue à nous surprendre et à se ré-inventer, en témoigne le contenu de ce nouveau projet.

Petit recap’

Revenons rapidement sur ce qu’il s’est passé entre la sortie de son dernier album XEU et aujourd’hui. Nous l’avons vu en featuring sur différents projets, il a aussi sorti un projet surprise : NQNT 33, voici toutes ses apparitions depuis 2018 :

En dehors de la musique, on a découvert un Vald acteur, puisqu’il a sorti sur YouTube un court-métrage sous la forme d’une trilogie qui s’appelle JE T’AIM3 – Triolgie de l’amour écrit et réalisé par Cristobal Diaz. C’est un film racontant une histoire amoureuse, dans ses hauts et ses bas. On y découvre une vision de l’amour très moderne et précise de l’auteur, avec un Vald plutôt bon acteur.

Rappelons qu’un an plus tard après la sortie de XEU, Vald sortait XEU Le Doc, un documentaire réalisé par Kub et Cristo qui retrace la conception de l’album en détail. Un projet plus qu’intéressant puisque le public et les fans de rap ont pu voir l’envers du décor du projet.

On a aussi pu le voir jouer dans le clip de son featuring avec Lefa, Bicth étant la suite de Fame où l’intrigue tourne autour d’une drogue à base de plume de paon, et dénonce les méfaits de la société moderne sur la population, où le désir de notoriété et les réseaux sociaux sont devenus la plaque tournante de la vie des gens. Le rôle de Vald est celui d’un drogué, dépendant de cette drogue. Il est en manque de celle-ci et parvient à interpréter son personnage à merveille.

En ce qui concerne la promo de son album, il a longtemps teasé un court extrait d’un nouveau son qui a été nommé par les fans Valentino (aujourd’hui, on connaît le nom de ce son qui est Haloween). De quoi montrer que V.A.L.D est en pleine élaboration de son nouvel album, et surtout par ce court extrait, faire monter la hype autour de sa fanbase.

Mais la vraie promotion de son nouveau projet est la sortie du premier extrait : Journal Perso II, qui fait directement écho à Journal Perso, très ancien morceau de Vald sur NQNTMQMQMB en 2011. Ici, nous avons une touche d’originalité puisqu’on retrouve à la prod, aux côtés de l’incontournable Seezy, le célèbre pianiste Sofiane Pamart. Il s’est déjà produit dans le rap, on a pu l’écouter avec Scylla sur leur projet collaboratif Pleine Lune. C’est un véritable virtuose, qui apporte une ambiance mélancolique mais aussi très orchestrale au morceau au moment de l’apparition des puissantes drums de Seezy. C’est à la sortie de ce son qu’il fallait le comprendre : Vald nous a surpris, il sort de sa zone de confort. Ajoutez à cela la sortie du clip du morceau, dans lequel Vald incarne son propre rôle avec un visage terne, déprimé, mais sous un angle encore assez différent… En effet, il met en scène une série de meurtres, sur ses propres fans et une certaine caissière. Encore une fois, il fallait oser, et il n’en fallait pas moins pour ne pas savoir à quoi s’attendre pour son nouvel album intitulé Ce Monde est cruel.

Vald lance ensuite les pré-commandes de son album, avec une particularité puisqu’il est disponible sous 4 différentes versions, en plus de la version originale. Même principe que PNL : 1 version = 1 son bonus différent. Le pari est réussi, puisque les pré-commandes étaient en rupture de stock et vendues à plus de 12.000 exemplaires.

Il faut rappeler qu’avec XEU, Vald n’avait pas réussi à atteindre le disque d’or en une semaine (environ 42.000 ventes) mais en 10 jours. Pour CMEC, Vald comptabilise les mêmes chiffres avec 41.794 albums vendus en une semaine. Pas d’amélioration, mais ce sont de bons chiffres puisqu’il n’y a pas eu de hit comme Désaccordé pour propulser les ventes, mais une très bonne promotion a été réalisée, ce qui rééquilibre les forces du projet. En effet, Vald a été aux 4 coins du monde afin nous montrer qu’il a fait la publicité de son nouvel album dans de très grandes villes (où son CD n’est absolument pas vendu) : Tokyo, New-York (Time Square) ou encore Dubaï.

 

 

Enfin, Vald était présent sur le plateau de Skyrock pour promouvoir son album toute la semaine avant sa sortie. Au passage, il a battu à lui seul le record du freestyle le plus long de l’émission, avec plus de 36 min 18 de performance, alors récemment obtenu par Niska (31:41) qui avait réussi à battre de peu Nekfeu et le S-Crew (31:26). Cette fois-ci, Vald a mis la barre bien plus haute avec ce record. Sur ce même Planète Rap, Vald a annoncé la création de son propre label afin de s’illustrer en indépendant, le premier signé serait Suikon Blaz AD qui devrait sortir sa première mixtape pour 2020.

Ce monde est cruel, cet album est conceptuel

Pour ce 3ème projet, l’équipe de Vald a été plus minutieuse et a pris son temps pour élaborer l’album de la meilleure des manières. Si XEU a été réalisé en seulement deux semaines avec des maquettes apportées dans une villa à Los Angeles, et Vald qui enregistre ses sons (dont l’un des plus gros hits de 2018 rappelons-le : Désaccordé) dans un placard, cette fois-ci, ils ont pris leur temps.

La cover étant très explicite sur l’expression du visage de Vald quant à son humeur sur cet album. La couleur noire dominante est totalement aux antipodes de celle de XEU et sa cover vide, toute blanche. Celle-ci est inspirée de l’affiche du film Apocalypse Now. Après avoir commencé à interpréter des rôles dans un court-métrage et certains clips, et une référence dans l’album au 7ème art (« J’suis dans mon film comme Tarantino, V.A.L.D. ou Valentino« ), on ne peut que confirmer que Vald s’intéresse de plus en plus au cinéma.

Rappelons que Vald a lancé la promotion avec Journal Perso 2, dont la première phrase était : « Ouais, ma vie c’est le Truman Show« . Une autre référence cinématographique, qui nous impose directement la vision de Vald sur la vie dans cet album : il serait comme Jim Carrey, dans une vie où tout le monde jouerait un rôle autour de lui (société déshumanisée). Cette référence en dit long sur ce qu’il pense de la société, il veut peut-être dire que les gens sont formatés par cette dernière et jouent un rôle qui n’est pas le leur, ou bien que sa vie est un film tellement elle s’éloigne de sa réalité.

 

Seezy est une nouvelle fois producteur de la grande majorité des tracks de ce projet. Il avait montré sur Instagram qu’il avait recommencé à jouer de la guitare. On a donc logiquement cette influence dans cet album, très tourné vers du rock, qui est un style musical en pleine fusion avec le rap depuis quelques années. Les sons sur lesquels on peut entendre jouer Seezy à la guitare électrique sont Dernier retrait ou encore J’pourrai, et NQNTMQMQMB pour le côté métal (le métal étant l’un des premiers styles musicaux qui a plu à Seezy).

Mis à part Seezy et Sofiane Pamart : Tchami, Nico Bellagio, Ponko, Zeg-P, et Ovagroundprod sont à la production de Ce Monde est cruel.

Côté featuring, on s’attendait à Booba après ses nombreuses strorys Instagram sur Vald, mais il n’est pas présent sur le projet (peut-être pour bientôt ?). Cependant, on retrouve Suikon Blaz AD sur NQNTMQMQMB,  SCH sur Dernier Retrait, qui a été aussi présent sur le refrain de Haloween prenant en surprise les auditeurs, et enfin Maes sur ASB.

Finalement, le dernier son de NQNT 33 est plus ou moins lié à Ce Monde est cruel : Rechute, qui est l’un des morceaux ayant été le plus apprécié du projet. La « rechute » laisse penser que Vald est tombé dans un gouffre de pessimisme, donnant suite au thème principal du nouvel album.

Vald continue de s’améliorer

On s’attendait à ce que Vald nous propose quelque chose de fort pour ce troisième projet. Il a réussi à nous surprendre grâce à des nouveaux flows, et une grosse cadence sur les prods de Seezy, qui elles aussi sont encore de qualité. Poches Pleines est une pure démonstration technique, qui annonce la couleur quant au niveau de l’album : on ne perd pas le fil, la qualité se maintient à un très haut niveau tout au long de l’écoute des tracks. Au-delà du côté ego-trip de la thématique de l’argent, il dénonce aussi tout au long du projet une société capitaliste qui ne pensent qu’à s’enrichir. Il réussit à faire varier les couleurs tout en gardant une cohérence musicale. Le fait d’avoir un même beatmaker sur un projet est très intéressant, il y a une véritable alchimie entre Vald et Seezy puisque les deux artistes se complètent très bien et apportent un style à part entière dans le rap francophone, entre l’influence américaine avec une touche de rock et de métal pour Seezy, et l’univers fou et technique de Vald. D’ailleurs, c’est ici que Vald nous prend à contre-pied lui qui a pour habitude d’être sur le second degré et de casser les codes à sa manière, sur cet album on le découvre très sérieux.

Au niveau des mélodies, le morceau éponyme, Ma star ou encore Keskivonfer démontrent que Vald s’améliore toujours sur les sons plus mélodieux avec des nouvelles top-lines et des refrains très entêtants, à l’image de Possédé sur XEU.

Les tracks qui font le plus parler d’elles sont sûrement NQNTMQMQMB avec une première partie de l’instrumentale très métal, et une performance de haut vol de la part de Suikon Blaz AD ensuite. Pensionman aussi est très apprécié, rappelant ce côté décalé de Vald à l’ancienne notamment sur Agartha avec le même principe de personnification : Lezarman. Le son a d’ailleurs été validé par un certain Niska, on se demande bien pourquoi…

Très bonne transition : Pourquoi, c’est un son qui fait aussi beaucoup parler avec sa thématique très surprenante. Vald casse une nouvelle fois les codes en abordant des sujets très sensibles, directement en lien avec la thématique du projet : le suicide. Dans ce morceau, il va encore plus loin puisqu’il pousse lui-même son ex à mettre fin à ses jours. Le refrain est particulièrement apprécié par ses fans, la façon dont il pose sur celui-ci avec sa voix autotunée rappelle beaucoup Hamza, et la présence de Ponko & de Nico Bellagio sur le morceau amplifie cette impression. La prise de risque fait débat, mais Vald arrive toujours à faire parler de lui.

Les invités

Si Suikon Blaz AD n’est pas nouveau, on a quand même été très satisfait de sa performance sur NQNTMQMQMB. En effet, lorsque sa voix retentit au changement de prod, le son dérive sur une autre ambiance avec ensuite une grande partie kickée de Suikon.

Pour les nouveaux, la surprise était au rendez-vous sur le refrain de Halloween avec SCH. Malgré le fait que sa partie soit très courte, la top-line est très efficace : son apport donne une toute autre ampleur au morceau. Peut-être avez-vous été déçus de ne pas l’entendre plus que cela, mais il n’a pas fallu attendre longtemps pour le réécouter pour ceux n’ayant pas fait attention à la tracklist : le morceau suivant Dernier retrait, s’avère être le « véritable » feat annoncé entre Vald et SCH. Un braquage de l’industrie musicale de très haut vol, la thématique étant très bien trouvée puisqu’elle leur permet de trouver un beau terrain d’entente. En effet, le braquage correspond à SCH avec ce style porté sur l’illégal, le banditisme, Vald est complètement rentré dans son univers. Mais ce story-telling trouve aussi très bien sa place dans l’album de Vald, puisque c’est un très bon exemple pour témoigner de la cruauté de ce monde.

Le dernier feat étant celui avec Maes sur ASB, on s’attendait à un morceau très mélodieux comme Vald sait le faire, avec Maes qui utiliserait sa voix chanté. Cependant, Vald a apporté le côté sombre de Maes sur ce feat et nous prend totalement à contre-pied. A l’image de Dragon, son feat avec Sofiane sur XEU, Sullyvan avait réussi à l’emmener dans son monde très déjanté alors qu’on s’attendait à un couplet trap chacun de leur part (au final, on a été servi avec Iencli sur 93 Empire). Petite anecdote à savoir intéressante sur ASB, le refrain va plus loin qu’on ne le pense …

En dehors des featurings, nous sommes obligés de parler du morceau Ignorant. Vald y démontre tout son talent : il se balade sur la prod, et son travail sur les ad-libs aiguës sous autotune font toute la différence, et montre qu’il s’améliore encore sur ce point-là. Très dénonciateur au refrain, il confirme la tendance sur les thématiques revendicatrices de l’album.

Le son le plus surprenant est sûrement No Friends : Vald pose sur une prod de type Lo-Fi. Par définition, une prod Lo-Fi se caractérise comme très reposante avec des drums simples sur les temps, un piano très mélancolique, le bruit de la pluie en arrière, et le tour est joué. Ici une guitare électrique est ajoutée au refrain, dans lequel … Seezy chante. En anglais avec beaucoup d’effets sonores sur sa voix pour la brouillonner, comme si elle avait été récupérée, comme un sample. C’est judicieux puisque le sample est très utilisé sur les prods Lo-Fi, si en plus Seezy le fait lui-même alors c’est encore mieux, pas besoin de chercher à obtenir les droits d’un autre artiste. Vald est tourmenté sur ce son, il nous rappelle que la famille passe avant les amis qui vont et viennent. Aussi, il dénonce les articles que les médias font sur lui en pointant du doigt des propos qui reviennent souvent sur ses lyrics et sa musique en général : Vald serait déjanté, fou, un rappeur qui dit tout et n’importe quoi dans l’egotrip ou sur le ton de l’humour, dans son délire … un rappeur pour les « ienclis ». Il ferait du « troll rap » comme il le définit avec Lorenzo dans leur collaboration sur Bizarre. L’influence que les médias peuvent avoir sur les gens est tellement forte, que même l’artiste concerné finit par être convaincu de ce que l’on dit sur lui. Il soulève ce point par une phrase très efficace, bien tournée et lourde de sens :

« À force de l’lire, j’finis par croire qu’à force de l’dire, j’finis par l’être »

Pour son image, No Friends permet de montrer que les gens gardent cette représentation déjantée de lui, il dénonce le fait que c’est la société avant tout qui est absurde de conserver cette image en plus de tous ses méfaits, pas lui.

Dommage qu’il n’ait pas été plus expressif sur ce son, il aurait été intéressant de voir Vald s’ouvrir entièrement à nous sur ce qu’il ressent ou sur sa vie en général. Il l’a fait dans cet album comme sur Rappel par exemple, peut-être que nous aurons le droit de connaître Valentin Le Du plus en détail sur un nouvel album qui sait, histoire de continuer à nous proposer de nouvelles choses.

Le son se termine sur une outro spéciale, c’est une discussion entre Aociz et Vald. En effet, Aociz raconte à Vald comment les algorithmes ont servi à retrouver un meurtrier, en élargissant son explication dans une généralité, comme quoi la vie serait un algorithme. Vald est sûrement très intéressé par cette discussion, lui qui a déjà dit être bon en mathématiques.

 

L’avant-dernière track Royal Bacon est très originale puisque c’est un son mélancolique mais aussi très mélodieux. Le synthé de la prod donnent un côté « années 80 » à l’ambiance nostalgique du son. Vald apporte une touche d’amour en parlant d’une fille qu’il n’aime plus, qui lui ressemblait sur son côté égocentrique. Vald nous parle de ses vices et sa dépendance à la drogue et l’amour, et malgré tout, il veut nous remettre sur le droit chemin.

L’album se termine avec Rappel, la mélodie de la prod est joyeuse, donnant une ambiance de générique de fin au son. Sur celle-ci, Vald apparaît comme un conseiller, comme quelqu’un voulant nous aider en nous énumérant toutes les injustices de la société pour nous ouvrir les yeux (les paroles sont très décalées par rapport à l’instrumentale) : nos besoins vitaux sont payant, les banques s’enrichissent sur nous, la pollution et l’écologie, la question de la chance ou encore les relations amoureuses. Le rappeur nous parle de son vécu, et suite à cela nous apporte quelques conseils pour nous aider dans la suite de notre vie. Il ne nous manquait plus que ça pour étayer la thèse, ce monde est cruel et Vald nous expose des arguments pour appuyer son propos, il parle en connaissance de cause.

Les sons bonus

Ce ne sont absolument pas des sons qui n’ont pas été retenus qui ont été ajoutés pour créer des différentes versions. Casimir rappelle très bien le délire fidèle à Vald avec sa voix aiguë, tandis que Doli montre encore une vraie prise de risque. En effet, Vald prend une nouvelle voix, aiguë aussi, elle très mélodieuse en plus de tous ses changements de flow, c’est une vrai claque que l’auditeur se prend, on ne s’attend absolument pas à cela. Persuadé, pour la version verte, est un son qui représente parfaitement le Vald d’aujourd’hui : encore plus fort sur ses couplets rappés (avec une petite référence à Orelsan), et une voix autotunée mélodieuse complètement maîtrisée au refrain. Gringo envoie un mess est un mélange entre le côté décalé de Vald ici dans une thématique à l’espagnole, même dans la prod.

Conclusion

Ce Monde est cruel est sûrement l’album de Vald le plus abouti « musicalement » puisqu’il y a tout un travail de cohérence dans l’ambiance de l’écoute tout au long de l’album, sans pour autant virer dans quelque chose de trop sombre. V.A.L.D a pris de nouveaux flows et nous a démontré toute sa palette technique sur des prods innovantes et variées de Seezy.

Il s’impose parmi les meilleurs projets de l’année avec ceux de PNL, Nekfeu, Ninho ou encore Niska, maintenant seuls les avis personnels font la différence.

Vald est en constante amélioration, il se diversifie dans les thèmes abordés et continue à prendre des risques (Pourquoi dans la thématique, No Friends dans le choix musical etc …) : c’est exactement ce dont a besoin un artiste pour perdurer dans la musique, aujourd’hui plus que jamais. Ce projet montre que Vald maîtrise son style, il peut nous emmener là où il veut.

Cette vision pessimiste de Vald nous montre la face sombre de la société sous différents thèmes : suicide, braquage, critiques politiques, pauvreté, la solitude, l’écologie, le système du travail, mais avant tout la répartition inégale et injuste des fortunes dans une société capitaliste et manipulatrice. Ajoutons l’alcool, la drogue, le sexe, l’amour sous son côté sombre (la rancoeur, la difficulté de trouver l’amour, la perte de ce sentiment) etc … Le monde est rempli de vices, mais aussi de mauvaises personnes, il est vrai qu’on ne connaît pas vraiment les gens. Vald a toujours beaucoup aimé les théories du complot d’ailleurs, ce qui renforce cette idée de méfiance à l’égard des autres. Ici, l’approche de l’album est différente : il énonce des réalités sérieuses, à l’inverse des complots qui ne sont pas des faits avérés. Vald ne rit plus, et nous prouve qu’il peut aussi être très sérieux en montrant qu’il sait faire autre chose que les sons dans son délire habituel.

Son mépris de la société le met à l’écart, le rend différent, l’album est porteur d’une critique de la société très cynique. Cet album nous aura montré en grande partie un Vald engagé et dans la dénonciation.

Il sera donc très intéressant de le voir évoluer à l’avenir, pour savoir s’il peut continuer à nous surprendre et s’améliorer, et surtout savoir où il peut nous emmener …

 

Vous pouvez (ré)écouter Ce Monde est cruel, le 3ème album de Vald, disponible sur toutes les plateformes de streaming en cliquant ici.

 

 

 

 

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