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Rencontre avec Hatik

MC Solal

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En avril dernier, la soirée de lancement de La Relève (compil pilotée par Mehdi Maïzi pour Deezer) nous donnait l’occasion de découvrir Hatik sur scène, après avoir suivi ses pérégrinations en chaise pliante, et révisé les jours de la semaine en allemand avec son Projet Berlin. Les photos prises par Roxane Peyronnenc ce soir-là ne mentent pas : la prestation était intense.

Nous voici quelques mois plus tard, la mixtape Chaise pliante vient de sortir : rencontre avec Hatik.

Avant de parler du projet, petit retour en arrière. Ça fait longtemps que tu rappes, mais ça fait vraiment 1 an que tu as commencé à poster des morceaux, plus précisément sous la forme de 2 séries : Chaise pliante et Projet Berlin. J’ai l’impression que tu aimes bien fonctionner en épisodes… Ça vient d’où ?

En fait, c’est intéressant parce que tu peux construire quelque chose avec une certaine cohérence, dans ce que tu fais, sur plusieurs titres. Du coup ça permet aussi de montrer un éclectisme musical, notamment sur un projet comme le Projet Berlin, qui est un projet en 5 jours – 5 sons – 5 clips, du coup c’est intéressant de voir la différence entre chaque son.

En parlant du Projet Berlin, il y a deux morceaux qui réapparaissent sur la mixtape, sous d’autres titres (MittwochL’amour du vide et DonnerstagOuais mon reuf) : qu’est-ce qui t’a motivé à les faire figurer sur le projet ?

C’était des sons qui rentraient bien dans la construction de la mixtape. Il y avait doublon entre Freitag et Belle en noir, donc ça avait pas grand intérêt de rajouter Freitag, les gens le connaissent, ils peuvent le trouver sur Daymolition… Mais par contre, pour L’amour du vide et pour Ouais mon reuf, on m’a énormément demandé, du coup je me suis dit que ça serait bien de les rajouter.

J’aimerais qu’on parle du premier morceau du projet, Welcome. Est-ce que tu l’as pensé directement pour être l’intro ? Parce que je trouve qu’il souhaite très bien la « bienvenue » dans le projet justement…

En fait, il est devenu l’intro assez rapidement dans ma tête. Je me suis pas dit « je vais faire l’intro », par contre, quand je l’avais fait, c’était clair que c’était l’intro.

Dans ce morceau et dans d’autres du projet, on entend parfois des bruits de fond, des petits dialogues, tu parles au téléphone… T’aimes bien faire des petites ambiances comme ça ?

Ouais, j’aime bien. Là je l’ai pas poussé, mais à terme, j’aimerais bien : un vrai album où tu rentres encore plus dans un truc, comme si c’était un film, avec toute une ambiance sonore. Le dernier album en date qui a fait ça et qui a extrêmement bien marché, c’est JVLIVS de SCH, avec tout un tas de petits interludes et tout, et je trouve ça cool. Tu vois moi j’ai grandi avec des albums comme Puisqu’il faut vivre de Soprano, y avait l’interlude avant Jeune demoiselle où Diam’s elle est à Marseille et elle parle avec Soprano, l’album de Médine qui s’appelait Don’t panik, la tape où y avait en gros le mec qui l’interrogeait tout au long du projet, c’était cool. J’aime bien ces trucs-là.

Tu as des sons egotrip énervés, mais aussi plusieurs morceaux mélancoliques, je pense notamment à l’enchaînement fatal à la fin du projet…

(Rires) Absolument suicidaire ouais !

C’était ta volonté d’en mettre beaucoup à la fin, pour qu’on progresse dans ton projet vers ça ?

En fait, le tracklisting, comment dire… Moi je préfère commencer fort et redescendre après, plutôt que commencer doucement et taper à la fin. Parce qu’en fait le truc c’est que, d’une manière globale, c’est plus simple d’apprécier les belles paroles, les belles mélodies, la belle douceur, quand t’as déjà apprécié le punch, l’énergie et la violence. Et du coup c’est encore plus surprenant quand t’entends les premiers titres qui sont plus punchy, plus crus, et après d’arriver sur des choses qui sont, pour moi, autant crues, mais plus poétiques on va dire. J’aime bien finir la mixtape comme ça, t’es transporté, moi en tout cas personnellement c’est comme ça que je le prends.

Il paraît que tu écrivais des poèmes au collège, avant d’écrire du rap… Tu penses que ça se ressent dans ton écriture rap ? Est-ce qu’on écrit un texte de rap comme on écrit un poème ?

Je pense que je me suis totalement émancipé de la manière que j’avais d’écrire des poèmes à l’époque, mais je peux avoir tendance à y revenir de temps en temps, sur certaines choses. Hier par exemple j’ai écrit un son, qui sera du coup pour un prochain projet, et clairement je me suis mis dans un mode de chercher des belles phrases, des beaux mots, des belles métaphores, comme je pouvais faire à l’époque quand j’écrivais des poèmes. Sur beaucoup de sons rap, je vais pas me mettre dans ce truc-là : je vais chercher de la technique, de l’impact, de l’image marquante… Je vais pas chercher la belle métaphore.

Quelles ont pu être tes influences, du point de vue de l’écriture ?

Moi je pense que tous les rappeurs que j’ai préféré écouter m’ont marqué. C’est tout le temps les mêmes que je dis : Diam’s, Soprano, Disiz, Booba, Mac Tyer. Tous chacun dans leur truc, ils ont des images qui sont à un degré d’écriture qui est extrêmement fort. Après, là comme ça, je pourrais presque dire des noms de chanson française : c’est vrai que quelqu’un comme Renaud, en terme de plume, c’est extrêmement fort. C’est tout bête, mais y a un son par exemple que j’adore écouter, qui s’appelle Bang Bang, de Sheila. Ce son-là, je le trouve incroyable. Des fois, ça peut être écrit très simplement, mais en fait faut juste se dire que c’est dur d’écrire simplement.

Une étape attendue, maintenant que tu as sorti ton projet, c’est la scène. Ça arrive bientôt ? Comment tu t’y prépares ?

On est en train de travailler dessus, je suis pressé ! Ça va être bien je pense, j’espère. On fera tout pour donner autant d’amour qu’on en reçoit. C’est une toute autre expérience, une toute autre manière de faire de la musique, et c’est pas de cette manière que j’ai l’habitude de la faire, du coup là y a un challenge, qui est bien plus intéressant que faire de la musique en studio. Le plaisir est immense de faire de la musique en studio, mais je connais pas le plaisir de faire de la musique sur scène, ou très peu. Donc là pour le coup, y a du challenge et j’adore.

Chaise pliante est disponible partout

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JeanJass joue les prolongations avec « Temps additionnel »

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Trois mois seulement après la sortie de son projet Doudoune en été, JeanJass propose deux nouveaux titres à ses auditeurs.

Doudoune en été

Très apprécié par les fans, le troisième projet solo de JeanJass est une belle réussite. Il avait déjà placé la barre très haut avec Hat Trick en 2021 et s’était montré plus productif que jamais en s’attaquant à l’aventure Zushiboyz. Avec son compère Caballero, ils livrent à intervalles réguliers des EP uniquement disponibles en version physique. Tracklists alléchantes et effet de rareté, le succès est au rendez-vous et les disques se vendent comme des petits pains.

Entre un tournage d’High & Fines Herbes et un gros freestyle pour Grünt, JJ avait donc livré en juin dernier Doudoune en été. Les 10 titres sont parfaitement calibrés. Outre ses propres instru’, l’artiste avait fait appels aux talents de Stwo (Drake, Franck Ocean, Nekfeu), Eazy Dew (Laylow, Josman, Lomepal) ou encore Dee Eye (PLK, Limsa d’Aulnay, Roméo Elvis). Il collabore aussi pour la première fois avec Youssoupha, Jazzy Bazz et Tuerie.

Pendant l’été, JeanJass s’est livré à une interview « Passion : Dinosaures », mais était surtout à l’affiche de gros festivals. Pourtant, le rappeur belge a visiblement pris le temps de concocter deux nouveaux morceaux, dans la lignée de son récent opus.

Temps additionnel

JeanJass se délecte de ses indéfectibles références footballistiques dans « 24h », dont il a lui-même composé la mélodie. « La vie est rude comme Van Nistelrooy », « J’suis en mode riche comme si j’étais Croate », que demander de plus ? Sur un rythme lent, le Carolo fait parler son écriture si unique.

Il enchaîne ensuite avec le premier featuring de la jeune carrière de Benjamin Vndredi. Le parcours musical du chanteur belge a débuté au printemps. Il a publié trois singles en solo, et le voici en bonne compagnie sur « Orly Love ». Un titre qui fait bien évidemment référence à l’affrontement le plus mythique du rap français…

On aurait pu être Kylie et Travis
Mais ça a fini en Booba et Kaaris

Avec deux couplets efficaces, JeanJass démontre une nouvelle fois sa polyvalence. Les prochains devraient se trouver sur Zushiboyz, volume 3 dont la parution est prévue avant la fin de l’année.

Pour streamer Doudoune en été : Temps additionnel, rendez-vous ici !

Découvrez également : Mairo frappe fort avec « Rap Mag »

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Mehdi YZ repousse la fin de l’été avec « A7 »

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Sorti cette semaine, le clip A7 de Mehdi YZ prolonge la saison estivale avec ce visuel rafraîchissant.

Le hit de la fin de l’été

Mehdi YZ prend de plus en plus de place dans le Game, depuis son arrivée en 2018 avec une prestation remarquée lors du Planète Rap de Jul. L’histoire commence avec son titre Arrah, qui cumule aujourd’hui des millions de vues, promettant un avenir musical au jeune rookie.

Capable de rapper, de chanter, sur des thèmes plus ou moins sérieux, Mehdi YZ sait aussi soigner ses visuels, et les rendre accrocheurs. Après avoir été aperçu avec ZeGuerre, ou encore The S, on imagine quelques collaborations mettant encore un peu plus en lumière le jeune artiste.

Au quartier dans le sportback, j’ai eu comme un flashback
Sur mon scooter sans plaque, j’comptais l’bénef’ dans l’bloc

Son projet FPVS, a été bien reçu du public, et il a été défendu de fort belle manière. Place à la suite, désormais, pour le sudiste qui revient avec de nouveaux morceaux !

Dans le reste de l’actualité : « Le soleil se lèvera à l’ouest » disponible le 21 octobre

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Kalash & Damso sont « Malpolis »

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Après Mwaka MoonI Love YouJTC ou encore Praliné, les deux artistes francophones se retrouvent sur Malpolis.

Une connexion devenue évidente

Avec plus d’une décennie de musique dans les jambes, Kalash a toujours eu cette faculté à pouvoir se renouveler, que ce soit dans les mélodies, les flows, les thèmes abordés.

Capable de pouvoir chanter, rapper et de jongler entre plusieurs langues, le talentueux artiste aura marqué l’année 2017 avec son hit Mwaka Moon avec Damso, pulvérisant de nombreux records.

Si par la suite, le Mwaka Boss a sorti un album intitulé Diamond Rock, ce dernier n’a pas eu le même succès que son prédécesseur, malgré de nombreuses pépites !

Je porte des œillères, fuyant le monde, évitant le regard des gens
Né dans le rouge, forcément, recherche le feu vert pour partir à temps

Toujours aussi productif, Kalash aura lâché de nombreux titres en tous genres, que ce soit en solo, avec Mavado ou encore le hit Tu le sais avec Gazo ! Place désormais au début de la promo du projet avec Tombolo .

L’album est sorti le 29 Avril dernier, sur lequel on retrouve Gazo, Damso Hamza, Mavado, Wejdene et bien d’autres artistes, et qui risque bien de nous accompagner encore longtemps.

L’album Tombolo de Kalash est à retrouver sur toutes les plateformes de streaming ici.

Dans le reste de l’actualité : « Le soleil se lèvera à l’ouest » disponible le 21 octobre

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