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Pekahach : « Je veux qu’on ait l’impression d’effectuer un voyage dans ma tête en écoutant le projet »

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Après son excellent projet sorti en 2019, Pekahach revient avec du neuf et livre DMT (pour Dans Ma Tête), 6 titres qui permettent de comprendre ce qui traverse l’esprit de ce jeune rappeur parisien à l’univers si unique. Alors qu’il a donné le ton avec les deux premiers extraits, « Bubble » et « Rockstar », le reste de la tracklist permet de structurer le tout et d’y voir plus clair. À l’occasion de la sortie du projet, Raplume a eu l’occasion d’interviewer l’artiste et d’échanger sur ses nouvelles créations !

Raplume : Salut Pekahach ! Le public ne te connaît pas encore, tu pourrais te présenter ?

Pekahach : Salut ! Moi, c’est Pekahach, je suis un rappeur parisien. Je fais du rap depuis un moment mais je m’y suis mis sérieusement en 2017. Si je devais me définir, je dirais que je suis un mec curieux, j’essaye de mettre le plus de diversité possible dans ce que je propose. J’ai déjà sorti un projet en 2019 et je suis de retour ce 9 décembre avec DMT.

 R. : En mai 2019, tu as sorti 23, un EP de 7 titres qui montrait déjà tes différences facettes. Tu en tires quel bilan aujourd’hui ? 

P. : Franchement, c’est un super projet et pour moi, ce fut un très bon exercice. J’ai pu voir dans les retours ainsi que les chiffres ce qui plaisait le plus dans ce que je peux proposer. Au-delà de tout ça, c’est vraiment ma première fois. Dans le sens où tout ce que je sais faire dans la musique et dans ma façon de créer un projet, c’est grâce à 23. C’est la première fois que je me suis essayé à chanter mais aussi à envisager une thématique pouvant comprendre plusieurs visions. Avant ça, je ne réfléchissais pas trop au lien qu’il pouvait y avoir entre mes sons dans un projet ou non. C’est vraiment le projet qui m’a fait grandir au final !

 Pour ce nouveau projet, il y a une construction très claire, une première pour toi. D’où vient cette volonté de structure dans l’enchaînement des morceaux ?

 Je ne voulais rien laisser au hasard dès le départ. Pour moi, l’enjeu, c’était de me prouver que je pouvais arriver à un produit final abouti ainsi qu’accessible. De plus, la thématique fait que je voulais vraiment qu’on ressente une unité entre tous les sons. C’est un challenge que je me suis lancé en quelque sorte et je pense l’avoir relevé. À part l’ambition personnelle, je voulais vraiment que lorsque quelqu’un écoute le projet, il le voit comme un ensemble, surtout pas comme plein de morceaux mis bout à bout juste pour faire joli. Bien sûr, je voulais aussi qu’il soit accessible et pour ça, il fallait que je fasse ressortir la thématique de façon claire mais pas grossière.

Pour parler de la structure, j’avais fait un premier essai dans 23 en essayant de créer en musique le storytelling de mon année. Ici, avec DMT, je voulais que lorsqu’on écoute le projet, on ait l’impression d’effectuer un voyage dans ma tête. Tu peux y voir les parties sombres, joyeuses et les questions que je me pose. Mais je voulais aussi donner une fin à ce voyage, j’ai eu l’idée d’effectuer un atterrissage dans « LVR » qui signifie « la vie réelle ». À ce moment-là, on n’est plus dans ma tête : on est revenu dans le monde réel. 

Tu bosses avec Charlotte Josenhans pour tout l’aspect visuel de tes œuvres. Qu’est-ce qu’elle apporte et en quoi l’image est importante dans la musique aujourd’hui selon toi ?

Aujourd’hui, l’image est essentielle car elle transmet ta vision de la vie pour moi. Maintenant, ce n’est pas possible de faire juste de la musique. Le visuel du son, c’est ce qui va aussi le faire vivre. La musique ne se suffit plus à elle-même. Après, sans un bon morceau, tu ne peux pas avoir un visuel hyper accrocheur. Tout va ensemble à différents degrés de valeur. 

Grâce à Charlotte Josenhans, j’arrive à tirer le maximum de cette vision. De plus, je suis présent à chaque fois. C’est un besoin pour moi d’être là à chaque moment de la création d’un visuel. C’est obligatoire, ça me permet de vivre ma musique d’une autre manière. En plus de ça, j’ai une énorme confiance en elle donc je sais que dans tous les cas son travail coïncide toujours avec ma vision et j’imagine que pour elle c’est pareil. Elle me permet d’avoir une identité visuelle professionnelle. Gros s/o à elle pour tout son travail !

Le titre Dans ma tête est assez clair : tu te livres tout au long du projet sur toi et tes ambitions, mais aussi sur ta vision de l’industrie musicale. C’est un truc qui t’inspire dans ton écriture ?

Étant indépendant dans ma musique, j’émets un avis d’un point de vue extérieur. Personnellement, j’ai l’impression d’évoluer en marge de l’industrie musicale, n’étant pas affilié directement à tout cet organisme. Bien sûr que c’est une inspiration pour moi, pas forcément celle qui est prédominante mais elle est présente. Vis-à-vis de mon projet, j’avais l’impression que je me devais d’une certaine manière d’émettre mon avis sur tout son fonctionnement. Comme tu l’as dit, je me livre donc je me devais de me livrer sur ma vision de l’industrie de l’art que je pratique. 

Depuis le début, tu bosses à fond avec le producteur 116BEAU. Comment ça se passe pour les sons ? Vous travaillez ensemble en studio ou il t’envoie des prods ? 

Pour commencer c’est vraiment le producteur avec lequel je me sens à l’aise. Se sentir libre avec l’entourage avec lequel on bosse, ça change tout. D’après moi les sons qu’on bosse ensemble c’est une vision de la musique qui mélange la mienne et la sienne. On bosse toujours ensemble personnellement comme avec Charlotte Josenhans, j’ai besoin d’être là à chaque étape de la création que ça soit lors de la production ou du mix et du master. C’est vital pour moi. Ça fait de grosse session lorsque je vais au studio ça me permet de vivre pleinement ma passion. En tout cas c’est comme ça que je l’interprète.

De plus, je n’ai pas de mal à me remettre en question et lui n’hésite pas à me dire ce qu’il pense lorsqu’on bosse un son ensemble. C’est grâce à lui que j’ai pu tenter des placements ou timbres de voix différents sans être forcément complexé quand je prends une voix aiguë ou chante. En quelque sorte je n’aurais pas pu évoluer s’il n’y avait pas eu cette connexion entre lui et moi. 

Avec le morceau « Comme eux », on sent qu’il y a une volonté de se détacher des artistes mainstream et de ce qu’ils dégagent. Mais quels sont ceux qui t’inspirent dans leur attitude ou dans leur musique ?

Pour les artistes qui m’inspirent dans le monde de la musique, il y a Alpha WannJosman ou plus récemment Isha pour ne citer qu’eux. Dans les trois cas, je suis inspiré par leur évolution ainsi que la façon dont elle s’est formée. 

Pour Alpha Wann, on voit tout de suite que pour lui, le rap, c’est pas juste une passion, c’est essentiel. On peut qu’applaudir son évolution, il a peaufiné son style de rap jusqu’à la perfection et parvient à mettre d’accord tout le monde sur le fait qu’il a du talent. C’est une ambition pour moi de réussir sans pour autant faire ce qu’on attend de moi ou changer pour la mode du moment. J’aime faire du rap et je n’entends pas changer ma manière de faire pour un buzz éphémère.

Pour Josman, je suis un fan de la première heure. Je trouve qu’il avait du talent dès les premiers sons que j’ai pu écouter. Par la suite après avoir imposé son style. D’après moi, il a toujours voulu innover et je me retrouve beaucoup dans cette volonté de toujours se renouveler. 

Pour Isha, c’est un artiste qui me fait toujours ressentir une émotion à chaque écoute même si j’ai déjà écouté mille fois le son ! Je suis admiratif de son art de la formule. Il peut se retrouver sur des sons très turn up comme des sons plus calmes et d’autres plus conscients sans que tu te dises qu’il se force. Tout a l’air fait avec une envie incroyable qui donne l’impression que c’est facile pour lui. 

Après c’est que mon avis, en tout cas j’ai pour ambition de faire de même dans ma musique je veux qu’on ressente cette envie. Ces artistes m’inspirent beaucoup dans ma vision de la musique et comme ces trois rappeurs, je travaille ma musique à fond. J’essaye d’être le plus maniaque possible, de rien laisser au hasard comme eux d’après moi. 

Dans le clip de « Rockstar » sorti cet été, on a pu observer une évolution capillaire « en direct ». Comment ça s’est passé pour tourner ça ? Et qu’est-ce que ça signifie ?

Haha, franchement, c’était dur de dire adieu à tous mes cheveux. Mais pour moi, je devais le faire après tout, ça s’est décidé sur un coup de tête. Je me suis dit pourquoi pas partager ce moment avec ceux qui m’écoutent. On a fait ça l’été dans une forêt pour qu’on soit libre dans l’espace qui encadre le clip. Et puis mon pote s’est fait plaisir.

La signification du changement capillaire, c’est vraiment montrer un changement de mentalité, une ambition qui se fait de plus en plus pressante. Pour moi, c’est un peu comme si j’étais passé à 200 % alors que j’étais à 90-100 % avant ça. Et puis, c’est aussi pour marquer un tournant entre 23 et DMT. Même si je reste le même qu’avant avec plus d’envie de réussir et d’expérience personnelle, c’est tout. 

Avec le confinement, la manière de bosser de certains artistes a évolué. De quelle façon tu travailles ta musique ? 

Franchement, le confinement, c’était une pause. Ça m’a permis de travailler ma patience. J’ai pu prendre du recul sur mon projet pour être sûr du choix de la direction de la thématique. Je l’ai pris comme un temps qui me fut bénéfique au final. J’étais lancé sur mon projet et peut-être trop centré sur lui, j’ai pu respirer et prendre du recul. Ça m’a permis de savoir exactement ce que je voulais faire. 

Par rapport à ma musique dans le sens enregistrement et création. Ça m’a permis de peaufiner les textes qui n’étaient pas encore enregistrés mais aussi d’en écrire des nouveaux. Par exemple pendant le premier confinement, j’ai écrit « Quelque part ». Bizarrement, ça m’a fait un bien fou, c’était un défouloir pendant une période de confinement. Après par contre, je n’allais pas au studio et n’ayant rien chez moi me permettant d’enregistrer je pouvais qu’attendre et peaufiner en prévision. Lors du second confinement, j’avais déjà fini le projet donc je me suis laissé vivre tout en écrivant ce qui arrivera après DMT

Tu prévois quoi pour la suite ?

Là tout de suite, on bosse sur un clip de DMT. La suite, elle n’est pas encore totalement écrite mais j’aimerais donner un volume 2 à DMT. Pour ça, faut que je prenne le temps de vivre. À part ça, il y a deux-trois projets super cool en création. En tout cas, c’est sûr on peut compter sur moi pour 2021 !

Un énorme merci à Pekahach pour son temps. Il est désormais temps de foncer écouter DMT en streaming en cliquant ici !

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Les clips de la semaine #3 (Ziak, Kekra, Niska…)

Lucas

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Pour cette troisième semaine du mois de janvier 2023, on a eu droit à de très beaux visuels. Nous vous récapitulons tous les clips de le semaine…

Le coup de coeur : Ziak – Même pas un grincement

Alors qu’il se produisait sur la scène du Zénith de Paris, Ziak a annoncé son nouvel album « CHROME » pour le 24 février, en direct et en projetant en avant-première le clip de son premier single « Même pas un grincement ».  Et quel retour, au-delà de la qualité du morceau avec un refrain très entraînant, on peut sentir que Ziak tente de se renouveler progressivement dans ses placements et son utilisation de l’autotune.

Réalisé par BLEU DESERT, le clip reprend les codes de l’esthétique du clip de « Akimbo » avec des plans fixes, des objets découpés, et encore ces câbles reliés à Ziak. Le clip nous plonge dans un décor industriel, avec des ouvriers au service du rappeur. Aussi, on constate qu’il a souhaité ajouter une touche de sensibilité au milieu de toute la noirceur et la profondeur de sa musique, avec l’apparition d’une femme enceinte quand le morceau vire sur son piano très mélancolique. Elle aussi est coupée en deux et composée d’éléments mécanique, tout comme Ziak que l’on découvre comme robotisé sur la fin. De quoi promettre de belles choses pour la suite…

Kekra – Nuit et jour

Après avoir fait son retour avec « Iverson », Kekra enchaîne avec un deuxième single intitulé « Nuit et jour ». D’ailleurs, on sait à quel point Kekra accorde une grande importance à ses clips, il s’agit sans doute de l’un des artistes qui livrent les meilleurs visuels sur la scène rap francophone. En témoigne son dernier clip réalisé par Charles Nardin, puisqu’il explore toutes les possibilités qu’offrent YouTube en proposant un clip en 360° du point de vue d’un astronaute en atterrissage.

Plus qu’un clip, une véritable expérience immersive pour plonger dans l’univers de son clip qui se prête parfaitement à l’ambiance spatiale et atmosphérique du morceau. Kekra en a profité pour dévoiler un à un les titres qui composent la tracklist de son nouvel album STRATOS. De plus, il a glissé quelques indices sur les invités de ce projet, avec notamment l’indication « 140 BPM » sur sa montre (Hamza), l’inscription « Don Dada » sur un avion (Alpha Wann), un drapeau du Maroc (Zamdane), des constellations formant les lettres « ERRR » (La Fève). Kekra prouve encore une fois qu’il s’affiche parmi les artistes les plus créatifs sur ses visuels.

Niska ft. Zed – Sal Baye

Niska continue d’exploiter son dernier album Le Monde est méchant avec le clip de Sal Baye, morceau issu de la réédition. Un titre dansant porté par des cordes de guitare chaudes et un refrain efficace du rappeur accompagné des backs de Zed. Une nouvelle illustration de la polyvalence de Niska. Un hit mis en image par Zaven sous le soleil marocain.

ZKR ft. SDM – Philly

Vendredi dernier, ZKR dévoilait la réédition Caméléon+ de son nouvel album Caméléon. Pour l’occasion, le rappeur originaire de Roubaix accompagne la sortie du projet d’un visuel inédit, Philly featuring SDM issu de ce dernier. Produite par Troiza Beats, cette collaboration amène ZKR sur un terrain plus chanté, et les deux performances se complètent plutôt bien.

La découverte : HOUDI – EN DIDI | RAPLUME Freestyle

Nouvel épisode de notre série de Freestyles Raplume, cette-fois ci avec HOUDI ! Le rappeur masqué compte à son actif deux projets sortis en 2022, WOKA et LA BÊTE. Sous l’oeil du réalisateur Kidhao dans le 92, Houdi découpe une production de BinksBeatz avec du second degré et des phrases percutantes. Une tête montante à surveiller en 2023.

Les autres clips de rap francophone sortis cette semaine :

Franglish ft. RSKO – Béton
Fresh LaDouille – Voltaire
Bakari ft. So La Lune – BakaTsuki
8ruki & So La Lune – Lune
BEN plg ft. Lujipeka – Victor Osimhen
L’As – O.G
MAPESS – DANS LE THÈME
Black D ft. Leto – SAUVAGE
Gambino La MG – DSQUARED2
Kaza – HRTBRK #6
Lord Esperanza – Caméléons
ISK – Irish Mob
SKY ft. Lacrim – Week-end
RR ft. Lacrim – Freestyle Sang Bleu
RR – La Noche
Elams – All in
WaïV – M’en veux pas
Anas ft. Soolking – Sur Pp
Wallace Cleaver ft. Django – benelli828
Afro S – Visa la lune
Kéroué – Pablo
Rapi Sati – Brocolis🥦
PILAX ft L2B – À LA MAISON
OMZO – New Jersey
Lamatrix – Nkunku
KR l’ESPECE – Espece #1

Lucas.B & Antoine.N

Dans le reste de l’actualité : Ashe 22, ZKR, Fresh LaDouille : les projets de la semaine du 20/01/2023 – #3

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ASHE 22, Zkr, Fresh LaDouille : les projets de la semaine du 20/01/2023 – #3

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Après une première quinzaine de janvier plutôt calme, 2023 prend de la vitesse avec quelques gros projets. Ce vendredi, plusieurs têtes montantes du rap français s’illustrent en beauté. Raplume vous propose un petit aperçu.

Le coup de cœur : ASHE 22 – Vingt-deux

Après un projet commun avec Freeze Corleone sorti le 4 mars dernier, ASHE 22 était apparu aux côtés d’Amine Farsi pour le titre « Twareg ». Après sa trilogie Ashe tapes, son statut a changé depuis qu’il a capté l’attention d’un public en quête d’un visage de la drill française.

C’est pourquoi son retour ne pouvait pas se faire autrement qu’avec des affiches dignes des nouvelles attentes placées en lui.
Sur Vingt-deux, ASHE 22 a notamment posé avec Soolking, Central Cee, Hamza, Rim’K, ElGrandeToto et Osirus Jack. Six featurings et treize titres pour une double tâche : asseoir sa domination de drilleur tout en cherchant à élargir son public. Le résultat ? Un projet solide à découvrir au plus vite !

L’album Vingt-deux d’ASHE 22 est à écouter ici.

Zkr – Caméleon +

Presque un an après la sortie de son album Caméleon, Zkr y ajoute neuf titres. Entièrement solo, le deuxième album du Roubaisien avait été certifié disque d’or en neuf mois. Malgré le succès, il a visiblement décidé de changer son fusil d’épaule puisqu’il invite quatre artistes à le rejoindre en feat sur les nouveaux titres : SDM, PLK, Hamza et Timal.

Fidèle à lui-même, Zkr propose du rap brut et sincère et confirme que le 59 est l’un des hauts lieux du rap français.

Pour écouter Caméleon +, rendez-vous ici !

Fresh LaDouille – Voltaire

Nouvelle figure de la scène du 94, Fresh LaDouille séduit peu à peu le paysage du rap français.

Complètement à l’aise sur des productions drill, Fresh LaDouille l’a déjà bien prouvé à travers sa première mixtape Sur écoute sortie en novembre 2021, sur laquelle il est accompagné de MIG et DA Uzi.

Composé de 11 titres et des collaborations avec Maes, Heuss L’enfoiré et Zkr, le rappeur répond aux standards de son public.

L’album Voltaire de Fresh LaDouille est à écouter ici.

Caballero & JeanJass – High & Fine Herbes

Le duo belge le plus célèbre est plus que productif. Entre un Grünt d’anthologie, des featurings, des projets solos et les mixtapes Zushiboyz dispos uniquement en physique, on ne les arrête plus. Mais au-delà de leur musique, ils ont préparé une quatrième saison de leur émission High & Fine Herbes. Une fois encore, le casting est lunaire. Et une fois encore, après le projet musical qui accompagnait la saison 3, les deux acolytes proposent d’accompagner les cinq heures d’émission avec du son.

Mais pas n’importe laquel ! Rim’K, Soso Maness, Limsa, So La Lune, ElGrandeToto ou encore Rowjay font partie des invités. Un projet déjanté mais de qualité, tout comme ce duo !

Pour écouter High & Fines Herbes La Mixtape – Volume 2 – Saison 4. Parce qu’on n’a pas fait de mixtape pour les deux premières saisons. Ok, c’est pas très logique, mais on-s’en-bat-les-couilles, le projet il tue sa mère ! (oui, c’est le titre complet), c’est par ici !

Gianni – 42 jours avant MRTHN

Depuis quelques années, Gianni est devenu un incontournable du paysage du rap francophone. En 2022, il s’est imposé avec sa trilogie EXGZ et son single « On Fleek ». L’artiste semble bien déterminé à marquer 2023 de son empreinte puisqu’il lâche ce vendredi un EP surprise, et annonce par la même occasion, via le titre, un album pour le 3 mars prochain.

Les trois titres qui composent cet EP combleront les fans. On note des productions travaillées, notamment signées par Drama State (SCH, Aya, Kaaris), Asieux (Maes, TripleGo, MadeInParis) ou encore Seak (SCH, Koba LaD, B.B Jacques).

Pour écouter 42 jours avant MRTHN, rendez-vous ici !

nelick – Supplément Chantilly (Version deluxe)

À peine trois mois après la sortie de Vanille fraise, nelick ajoute un Supplément chantilly sur sa crème glacée. Son univers sucré se développe maintenant depuis 5 ans et le jeune artiste accumule les morceaux entrainants. À chaque projet ses surprises, et les 14 titres qui composent ce projet n’échappent pas à la règle, avec notamment un feat avec Arielle Dombasle.

Pour écouter Supplément Chantilly (Version deluxe), c’est par ici !

La découverte : RR – Sang bleu

Révélé suite à son apparition sur Le Classico Organisé, où il pose aux côtés d’Alonzo, Zikxo ou encore Hayce Lemsi, Le RR est un artiste marseillais. Proche de Lacrim et signé sur le label de ce dernier, il n’avait sorti que quelques titres avant de balancer cette semaine un premier projet, Sang bleu.

Principal point d’accroche : la nouvelle collaboration entre Niro et Lacrim, plus de dix ans après « C’est nous ». Les deux tauliers épaulent donc RR pour ce premier projet de 9 titres. Le Marseillais y démontre de belles capacités de kickeur, mais aussi une volonté de se diversifier dans la musique.

Pour écouter Sang bleu, c’est par ici !

Les singles de rap français sortis cette semaine

Ziak – « Même pas un grincement »
BinksBeatz & 8Ruki ft. So La Lune  – « LUNE »
Bakari ft. So La Lune – « BAKATSUKI »
Beendo Z – « ᚩ. INSPIRÉ DE FAITS RÉELS #5 »
Houdi – « EN DIDI (Freestyle) »
Kaza – « HRTBRK #6 »
Black D ft. Leto – « Sauvage »
Gambino La MG – « DSQUARED2 »
Marjinal ft. Zed & Stavo  – « Kamikaze »
ISK – « Irish Mob »
Keroué – « Pablo »
Rapi Sati – « Brocolis »
Tsew The Kid – « Fou Malade »
Lord Esperanza – « Caméléon »
Wallace Cleaver ft. Django – « benelli828 »
BEN plg & Lujipeka – « Victor Osimhen »
DJ Weedim ft. Jarod – « Gang Gang »
2TH – « J’ai des »
Kozi ft. Bolémvn  – « APRÈS MINUIT »
Lyms – « Pluie »
Rafal – « Ouu! »
MAPESS – « DANS LE THÈME »
Sir Reda – « Sin City »

Dans le reste de l’actualité : Nessbeal déjà de retour avec « Mourir à Casa »

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Les clips de la semaine #2 (Hamza, Josman, Dosseh…)

Lucas

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On enchaîne cette deuxième semaine de l’année avec votre rendez-vous hebdomadaire qui recense tous les clips de rap francophone de la semaine. Et quelle semaine…

Le coup de coeur : Josman – AhGars!

Alors que son dernier album M.A.N est sorti il y a environ neuf mois, Josman continue de promouvoir ce projet en 2023 avec des clips de qualité. En effet, il semblerait que JOS accorde une grande importance à l’esthétique de ses visuels sur cet album, dont la direction artistique s’est révélée minimaliste. Josman continue sur sa lancée et dévoile le clip de AhGars!, un morceau drill très technique qui représente parfaitement l’ambiance très sombre et froide de l’album. Réalisé par Marius Gonzalez, on est encore sur du très haut niveau avec des effets visuels époustouflants. Après les clips de Intro, Fiesta (Interlude) et Mort ce soir, le niveau de qualité n’a toujours pas baissé, pour notre plus grand plaisir.

Hamza – Introduction

Voilà un retour que beaucoup attendaient. En effet, si Hamza s’était autorisé une aventure Drill en 2021 avec 140 BPM 2, il faut remonter en 2019 pour retrouver ses sonorités plus douces avec Paradise. Annonçant par la même occasion un prochain album sobrement intitulé Sincèrement pour la semaine prochaine, le Sauce God dévoile un premier aperçu avec le clip de l’Introduction. Réalisé par Théo Asciak, on découvre un visuel de trois minutes durant lesquelles Hamza endosse le rôle d’un Gatsby des temps modernes. Introspectif et mélancolique, ce premier single laisse planer le mystère quant au contenu du prochain projet, disponible vendredi 20 janvier.

Dosseh – Haï

Dosseh est déjà de retour, avec non pas un clip de l’un des morceaux de son dernier album Trop tôt pour mourir, mais bel et bien un titre inédit intitulé « Haï« . Encore une fois, Dosseh confirme sa place parmi les meilleurs kickeurs de l’an dernier avec un morceau très technique dans les flows, les assonances en « aï ». Réalisé par Hustler Game, on constate que Dosseh est seul tout au long du clip, sûrement un choix pour revenir renforcé le propos du morceau qui met en avant la trahison et la méfiance de Dosseh à l’égard de son entourage. En bref, on a droit à un morceau rempli d’egotrip, dans lequel Dosseh fait cavalier seul et semble être intouchable.

Georgio – Esprit Libre

Après son voyage à Los Angeles pour enregistrer des nouveaux morceaux, Georgio est finalement revenu avec un nouvel album entier. A travers ses derniers singles, le rappeur parisien parvient à faire retranscrire à quel point ce voyage a été inspirant. Toujours aussi fidèle à sa musique, qui évoque l’espoir et transporte, Georgio nous sort une seconde proposition après Hôtel 5 étoiles, avec un clip particulier. Réalisé par Alain et Lucas, « Esprit libre » est un clip qui présente le point de vue de Georgio et sa copine qui, après une discorde, parviennent à se réconcilier en repensant à tout ce qui compose leur relation à distance, des mauvais moments comme aux plus petits détails de complicité. Une ode à l’amour avec un refrain envoûtant, Georgio a l’esprit libre, et on le ressent.

La découverte : H. LA DROGUE – H

Issu de la scène effervescente de Clamart, H. LA DROGUE connaît une belle ascension avec sa série de freestyle SEKLENLAND qui lui permet de confirmer tout son potentiel à chaque épisode depuis maintenant deux ans. De plus, H. LA DROGUE figure parmi les 11 rappeurs à suivre de Booska-P en 2023. Maintenant que les projecteurs sont braqués sur lui, il sort son premier clip hors freestyle depuis un an, avec un morceau nommé « H ». Réalisé par Badazz, on suit le jeune rappeur dans son quotidien à Clamart, à l’épicerie, à Paris… Aussi, ce morceau dénote de ses freestyles avec un changement de percussions sur le refrain, une rythmique club et très dansant. Un clip avec des idées de plan très intéressantes, une instrumentale de qualité et découpée par H. LA DROGUE… Ce dernier nous a proposé un véritable single pour commencer l’année 2023.

Les autres clips de rap francophone sortis cette semaine

Sadek – Changement de propriétaire | A COLORS SHOW

ASHE 22 – Distance

Yvnnis – WASHINGTON

Doria ft. RK – T’es fou ou quoi

DTF – G.A.G

Malty 2BZ – TN feat. Kerchak

Enima – 1942

Alkpote – Chargé feat. Kaï Du M

Gaulois – Jolie feat. Ninho

A2H – L’amour ne suffit pas

KODES – Mourir

Landy – Viral

COULI B – GTA#30

Vin’s – D.A

NELICK – PATOKETCHUP

LASCO – MUSCADET

Lucas B. & Antoine N.

Dans le reste de l’actualité : Yvnnis, Vin’s, Spider ZED, Gaulois : les projets de la semaine du 13/01/2023 – #2

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