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Dabs nous parle de son dernier album : Ange déchu

Alvaro Mena

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Il vient de sortir « Ange Déchu », un album réalisé par Flem, dans lequel Dabs nous propose une nouvelle version de lui-même. En effet, dans ce projet aux allures sombres, l’artiste s’est entouré de grands noms du beatmaking ainsi que de 13Block, Bosh ou encore Kaza pour un projet dans lequel on retrouve un artiste transformé.

L’artiste que l’on connaît généralement pour son hit Ouloulou ou pour ses différentes apparitions sur 93EMPIRE nous livre un projet de qualité. L’univers est bien ficelé, les différents flows sont maitrisés et les différentes collaborations viennent perfectionner le tout.

J’voulais meubler ma vie et changer la déco’, freestyle sur phone-tél’, on est sur écoute
Oui, dans la rue, j’ai compris assez tôt qu’on d’vient pas millionnaire en allant à l’école
Tout va bien, le produit est inhalé, ient-cli fidélisé unanime

Raplume a eu la chance de rencontrer l’artiste à l’occasion cette sortie pour son émission « Quoi d’neuf ? ».

L’interview est déjà disponible :

 

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Samples et rap : indissociables et pourtant…

Clementeee

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Certified Lover Boy, le nouvel album de Drake a monopolisé l’attention médiatique du mois de septembre. Entre les échanges houleux avec Kanye West et la cover plus que simpliste, le rappeur de Toronto sait comment faire parler de lui. C’est alors que le réseau à l’oiseau bleu entre en piste et comme il sait si bien le faire : lance un énième débat sans queue ni tête. Cette fois, le débat tourne autour de l’abondance des samples dans CLB dans le but de décridibiliser la sortie de l’album de Drake. Un dialogue de sourds où les deux camps restent sur leurs positions : entre les adeptes du “c’est du plagiat, plus aucune créativité…” et le camp adverse préférant insulter cet avis divergent.

Au lieu de tomber dans les extrêmes, il est intéressant de comprendre l’histoire commune du sample et du rap. Alors qu’ils paraissaient autrefois inséparables, comment expliquer un soudain rejet des samples par une partie des auditeurs de rap. Question d’époque, question de culture ? Sans pseudo-purisme, posons nos préjugés et plongeons dans ce qui fait du sample un élément majeur de ce qui a permis le développement du rap et plus simplement une part intégrante de ce dernier.

 

Sampling, une forme de plagiat ?

Commençons par poser les bases : qu’est-ce qu’un sample et qu’est-ce que le sampling ?

Le sampling est une technique de création musciale qui consiste en la récupération et l’incorporation d’extraits sonores tirés d’autres oeuvres pré-existantes afin d’en réaliser une nouvelle. Cet extrait sonore peut être réutilisé directement comme élément de création ou peut également subir de multiples étapes de transformation. Le sample reste donc avant toute chose un outil musical de plus dans la palette des producteurs musicaux. Si la création du sampling remonte principalement dans les années 60 par des groupes jamaïcains, sa popularisation vient majoritairement en parallèle de l’émergence du hip-hop.

Enfin, la frontière entre plagiat et sampling est souvent floue et est fondée sur le fait que le sampling nécessite une autorisation préalable entre les artistes ainsi que le crédit de l’artiste original. Cependant, le fait que les accords entre artistes soient souvent privés et le fait que certains continuent d’utiliser des samples sans autorisation font que la distinction est souvent floue.

Sampling : au berceau du rap

La naissance du mouvement hip-hop est directement liée à l’utilisation de samples de funk et de soul au coeur des années 80. En effet, les samples de ces morceaux permettaient d’offrir des bases rythmiques « librement et gratuitement ». La naissance du mouvement hip-hop ayant principalement lieu dans des environnements défavorisés, l’accès à des compositeurs et musiciens étaient quasi-impossible. Ainsi, le sampling d’oeuvres existantes s’est alors présentée comme une opportunité dorée pour pouvoir produire à coûts réduits. L’explosion du rap pendant les années 90 a permis en partie au sampling de croître en popularité. Ainsi, on retrouve aujourd’hui des samples dans le reste des genres musicaux dont pricipalement la musique électronique (les Daft Punk en avaient fait leur spécialité) et la pop.

Indissociable du rap des années 80, le sampling était inévitable dans la production de ce premier. Cependant, le rap a beaucoup évolué depuis ses prémices et la présence d’auditeurs remettant en question la légitimité d’artistes utilisant des samples questionne.

Comment un élément si important dans la formation du rap peut aujourd’hui créer des débats parmi ses auditeurs ?

La mort du sampling?

Chez les détraqueurs de l’échantillonnage, on retrouve souvent l’argument du plagiat des producteurs. Plagiat et sampling sont souvent liés et l’existence de plusieurs procès pour plagiat accentue le flou de la frontière. Si le sampling peut causer tant de problèmes légaux, il est légitime de se demander pourquoi est-il si répandu. Originellement utilisé grâce à la simplicité d’accès des rythmiques, il est aujourd’hui principalement utilisé principalement pour l’esthétique sonore. Pour quelques occasions, il accompagne également le propos engagé des morceaux. De plus, le sample permettait au hip-hop de se différencier du reste des genres musicaux et étaient un outil pour lier les rappeurs à leurs influences musicales et culturelles. Paris sous les bombes, tiré du célèbre album éponyme, NTM sample le chanteur de jazz Joe Williams et expose son attachement à la musique noire américaine.

« Enlever le sampling au Hip-Hop
C’est lui enlever sa marginalité et aider le système a le stop ! » – Kery James dans « O’riginal MC’s » – Ideal J

D’autant plus que les discussions autour du sample et du plagiat surgirent dans les années 90, où de nombreux rappeurs furent traînés en procès. Moins bien considérés que leurs compatriotes travaillant avec des orchestres, le sample vécut une période sombre dans les années 2000 au point de quasiment disparaître. Avec les procès toujours plus nombreux, le sample qui permettait originellement d’offrir des bases musicales à bas coût se transformait en monnaie d’échange pour labels et artistes financièrement aisés.

Alors que le sampling était un outil pour produire de la musique à coûts réduits, l’apparition de procès et de négociations pécunières pour l’obtention de samples a amené à la gentrification de l’utilisation de samples. Les artistes ayant les capacités financières suffisantes étaient les seuls à pouvoir les utiliser à telle point que le rap finit par s’éloigner de l’échantillonage. Cette distanciation fut tellement brutale qu’un article de 2006, « Giving Up Hip-hop’s Firstborn, A Quest for the Real after the Death of Sampling » mentionne la mort du sampling.

Un renouveau des samples c’est bien, mais à nuancer

Si les années 90 et 2000 ont vu un déclin progressif dans l’utilisation de samples, les années 2010 affichèrent un regain d’intérêt et de popularité pour le sampling. Comme une renaissance après un désamour expliqué par une génération plus attirée par l’utilisation d’instruments lives et à cause des nombreux procès, les samples reprennent d’assaut nos disques.

Sans grande surprise, ce renouveau est mené dans la fin des années 2000 par une partie de la scène émergente américaine avec en tête d’affiche Kanye West, Timbaland et plus récemment Drake. Ye fut et est toujours aujourd’hui un grand défenseur de l’utilisation de samples dans ses créations musicales. Quand un artiste aujourd’hui utilise des samples, il s’agit plus d’une question d’esthétique et de choix créatif plutôt que d’une question de nécessité comme cela pouvait l’être au départ.

En effet, le passage au numérique a permis l’utilisation de samples encore plus simple et à des coûts encore moindres. L’échantillonage semble alors être à la portée de tous, nécessitant plus aucun coût de production. Toutefois, les procès à plusieurs millions de dollars et les problèmes liés qux samples non déclarés restent d’actualité. Juice WRLD et son titre « Lucid Dreams » (2017) étaient au coeur de plusieurs procès pour récupérer des dommages financiers pour plagiat.

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Le renouveau reste tout de fois assez remarquable avec en 2018, 20% du Billboard’s Hot 100 qui contenait des samples et le rap reste le genre principal utilisant des samples (cf. Tracklib et ses State of Sampling).

Dans l’hexagone

Si de l’autre côté de l’Atlantique, on a pu voir de nombreux procès, ils furent bien moins nombreux dans notre rap francophone. Cependant, il existe tout de même des cas de procès comme pour « Prisons » de Chien de paille en 2001 ou plus récemment « Amnésie » de Damso.  Ainsi, le rap français peut s’estimer miraculé de cette période troublée. Ce renouveau dans l’utilisation de samples peut se voir plus récemment avec des interprétations explicites de mélodies connues. « Petrouchka » de Soso Maness et PLK samplait « Kalinka », un célèbre chant russe, Bu$hi qui sample « Mistral Gagnant » comme Booba sur « Pitbull » 15 ans plus tôt, ce dermier qui sample « Barbie Girl » dans « Ratpi World ».

Cependant, si le sampling a délaissé sa fonction utilitaire en tant que moyen de produire de la musique à bas coût pour une utilisation esthétique, chaque sample n’a pas la même valeur. En effet, certains samples laissent plus penser à une envie de profiter du succès d’une mélodie connue et ainsi d’agir par pur opportunisme que d’une réelle démarche artistique.

Le sample snitching à remettre en cause

Si heureusement, l’argument du sample comme un élément de plagiat était principalement défendu par les ayant-droits, certains auditeurs et acteurs du milieu défendant ces positions. Si ce genre de pratiques ne date absolument pas de ces dernières années, un nouveau phénomène plus que dommageable est apparu en la personne du sample snitching. Le sample snitching, c’est la mise en place d’articles et de posts regroupant les différents samples utilisés par des artistes. Si certains utilisent ce genre de plateforme pour partager leurs trouvailles et comprendre les influences de l’artiste, d’autres l’utilisent à des fins plus discutables.

Si ces sites offrent une ressource intéressante pour se plonger dans le processurs de création, cette pratique cristalisée autour de la plateforme WhoSampled est une lame à double tranchant. En effet, les labels profitent de ces articles pour lancer des procès juteux contre les artistes en question. Si cette pratique peut sembler complètement aberrante, elle est pratiquée et il est important de prendre en considération ceci lors de l’exposition de ces samples.

On entre alors dans la question légale des samples et du concept de clearance (obtention des droits légaux d’utiliser l’extrait).

Conclure.

« ça montre le manque de créativité des artistes et des beatmakers ».

Cantonner le sampling à de la récupération pure et dure est un énorme manque de respect au travail des beatmakers. A l’image des auditeurs qui critiquent l’autotune, c’est se fermer le champ de possibilités offerts par ces outils. S’il existe évidemment des démarches par pur opportunisme, il ne tient qu’à nous de fouiller et dénicher des artistes à notre convenance. A nous en tant qu’auditeurs de ne pas propager des propositions fainéantes et au contraire de mettre en avant des titres créatifs.

Le sampling est un outil et un élément musical offrant des possibilités de création non négligeables et ont toujours fonctionné de paire avec le rap. Des musiciens de tous genres, de toutes époques se sont appropriés le procédé du sampling. Kanye West utilise à la fois des orchestres, chorales et des samples, tous n’étant pas incompatibles et développant ensemble son univers si singulier.

Pour conclure, les samples sont partie intégrante de ce qui fait du rap le genre qu’on connaît. D’autant plus qu’ils permettent souvent de redonner une seconde vie et de la visibilité à des morceaux pour un nouveau public. A l’image du processus de sampling, toute forme de créativité se base sur ce qui nous entoure et se concrétise par notre réappropriation. Le sampling est un choix artistique et esthétique, utilisé par les artistes comme un outil parmi plein d’autres pour produire de la musique.

Dans le reste de l’actualité : « Sheldon chante sa mélancolie dans la « Fumée »« 

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Retour de Guy2Bezbar avec « Boy »

AlphaKilo

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On arrête plus G2B.

On avait annoncé la RE-MON-TA-DA comme l’Inter Milan. Et oui celui qu’on nomme le Coco Jojo, Depitcho R9 ou encore G2Bvous avait prévenu.

« j’t’avais dis Remontada on t’a pas mytho »

Après avoir été invité sur, au bas mot, 80% des gros projets de cette année, Guy2Bezbar continue sur sa folle lancée en solo avec un nouvel extrait.

https://youtu.be/4GuZAXelhYo

Produit par le génial Richie Beats et avec un clip réalisé par Ilyasse Bastos. (aussi derrière le « Rich Porter Freestylehttps://youtu.be/I8Yj7DPzugg  ) G2 nous offre ici un morceau avec une recette dont lui seul à le secret pour faire bouger les « ladies ».

 

Prochaine étape le projet ?

« Nouvelle géné’, vécu d’an-ien-c’ 
C’est pas nous qu’tu vas voir en ien-ch' »

Quand on parle de la recette de Guy2Bezbar on entend tout d’abord son flow, ses placements et ses gimmicks (ça flingue, my G, Han han, etc..).

Reconnaissable entre tous, sa recette tient aussi dans la singularité du format de ses titres, comme Medhi Maizi l’a relevé lors de leur interview.

En effet, un couplet unique qui témoigne du franc parler de l’artiste qui représente haut Barbès, du vrai rap à l’instinct qui pour autant n’échappe pas à la réflexion.

« Everyday, j’fais du plata, plata, coca’ dans le nez de ta chatta ? 
Free my n*gga qui sont là-bas 
Réel, toujours dans l’trap house 
Défonce ta porte comme 36 , trop de frères, j’pense à Jackma 
Fuck la Bat’ mobile, dans le périph’ à 200 
Qui veut jouer aux billes ? Des balles, j’en ai plus d’300″

Enfin, en addition de toutes ces techniques qui font du Coco Jojo qui il est avant tout on trouve aussi un visuel travaillé aux petits oignons. Après nous avoir fait danser tout l’été à grand coup de pano’, on est tous en attente de l’annonce de son projet solo. Le flingueur en chef qu’est Guy2Bezbar nous réserve surement de très belles surprises.

En attendant on souhaite une bonne rentrée à Bebeto et on regarde le ciel.

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Youv dee revient avec la Dark edition de « La vie de luxe »

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Teasée depuis quelques semaines déjà, la Dark Edition de “La Vie de Luxe” est enfin disponible. 

Youv Dee revient avec la réédition de son album La vie de luxe. Un album sorti en début d’année. Une réédition composée de 21 titres contre 15 pour l’album initial. Vous pourrez retrouver dans cette réédition des morceaux iconiques de Youv Dee tels que « J’rêve » ou « Boussole » et le titre éponyme « La vie de luxe ». A cette réédition s’ajoutent forcément quelques inédits. On peut retrouver le son B.A.C. en feat avec Lil Toe, le seul feat du projet. Mais on retrouve aussi évidemment des titres comme « Dollars » et « À quoi ça sert » dont les clips étaient sortis, il y a quelques semaines déjà. Youv Dee est en pleine forme puisque 6 morceaux s’ajoutent donc à la tracklist initiale. 

Rap n roll 

On constate de manière frappante que le rappeur de Sarcelles est largement influencé par des sonorités rock. Il s’inspire fortement du rock des années 2000 comme The Calling ou Sum 41. Le rappeur se réapproprie le rap et mélange différents univers pour créer le sien.  Le moins que l’on puisse dire est que le rock lui va si bien.

Nouveau clip 

L’artiste a sorti hier le clip du morceau extrait de la réédition :  le titre « Ceci Cela ». Un clip avec une histoire minutieusement pensée par le rappeur, où on le voit se mettre dans la peau de différents métiers dits « précaires ». On voit, à travers le clip et les paroles, que le rappeur fait une critique du monde contemporain, avec une pointe de second degré. Le rappeur est toujours dans l’optique d’être en dehors des clous, et de se détacher des codes du rap. 

Si vous n’avez pas encore checké le clip de « Ceci Cela », il est juste en-dessous :

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