Et si les rappeurs étaient des joueurs de foot ?

Dans la vie, je n’ai pas beaucoup de hobbies. Et en ma qualité de basané, celles-ci se résument principalement au foot, au rap, et aux dégradés soignés. Un combo magnifique qui aura permis d’accoucher d’une créature hybride : une sorte d’auditeur de rap, fan de foot et de Cheb Hasni, d’une mauvaise foi à toute épreuve.

Rajoutez à tout cela une capacité hors norme à avoir de mauvaises idées et vous obtenez ce genre d’articles.
J’enfile donc mon plus beau maillot rouge du Widad, j’enclenche ma mauvaise foi, je mets le track « Passement d’jambe » du Doc Gynéco et je vous parle de Foot & de Rap.

Quel type de joueur de foot auraient pu être vos rappeurs préférés ?

On la connait tous la classique, « j’ai commencé le rap parce que je me suis fait les ligaments croisés à 13 ans, j’avais vraiment un bon niveau, je m’étais fait repérer par des scouts et je devais même rejoindre le Fc Noisy sur machin… »

Rien de surprenant jusqu’à présent, les rappeurs on le savait déjà sont des mythomanes chroniques, rajoutez à cela leur passion du foot, et vous obtenez des Tony Montana avec la technique d’Isco.

Heureusement pour eux, je suis d’humeur bienveillante depuis que je m’endors tous les soirs en écoutant le meilleur rappeur de l’hexagone ElFlaco.(la propagande est lancée), et vu que j’ai beaucoup de temps à perdre, et de l’argent à faire gagner au boss de Raplume (dépensé intelligemment, et au centime près dans d’autres dégradés soignés), je me suis dit que j’allais vous offrir des associations hasardeuses (vous l’avez?) de rappeurs-footballeurs pour l’amour du clic :

Commençons par de la technique, du charisme, et de la vista, oui parlons d’Alpha Wann, si le porteur national du sac à dos devait être un footeux, il ne serait personne d’autre qu’Iniesta, auteurs de gestes/phases de classe, de performances exceptionnelles, ils font partie des ces rares spécimens capables de sortir des master class à chaque rencontre/track, aimés de tous, reconnu par les anciens et les nouveaux, il ne soulèveront hélas jamais de trophées individuels (Ballon d’or/Platine), mais brilleront en collectif (1995/Barça & la roja) et seront à l’origine du succès de ces dernières.

Tous deux ont accepté et endossé leurs rôles d’hommes de l’ombre, laissant le feu des projecteurs à leurs collègues.
Tous deux auront de longues carrières parsemés de classiques. 
Et en fin tous deux continueront à être cités en exemples plusieurs années après leurs retraites.

Il ont fait le choix de la beauté, de l’esthétisme, de la simplicité si difficile à reproduire chez les autres, ils ont fait de leurs domaines un art, de leur art leur vie, ont poussé sa maîtrise vers des limites inattendues, pour nous rappeler s’il le fallait encore, que la passion est source de génie.

Ah lala, mince alors, ça m’a chamboulé tout ça, essuyons nos larmes mes amis auditeurs de néo-rap, et passons vers ce qui nous intéresse le plus dans la vie, à savoir le sexe.

Pour parler de ça, j’appelle le gothique bruxellois, le décapsuleur d’anus zaïrois, oui j’appelle ‘ce diable’ de Damso.
Sans surprise, Dems c’est le John Terry du rap, le mec qu’a l’air sympa mais qui est toujours dans les coups foireux, qui ne rate jamais une occasion de soulever ta meuf, de te faire/dire des crasses tout en étant adulé par des milliers de fans à travers le monde.

Damso c’est un enfoiré, on ne le dit pas souvent, demandez-lui son footballeur préféré il répondra John Terry.
Tous les deux ont réussi à se faire aimer par leur public au delà de leurs passés douteux. Deux grands hommes dans leurs domaines, ils ont presque tout gagné, et ont choisi pour cela un style rude, hardcore, sans compromis.

Calme toi Terry !

Attendez, quoi ? J’exagère vous dites ?! à peine, ce n’est pas R-Kelly non plus c’est vrai, mais comme Damso a décidé de disparaître des radars, j’ai choisi d’évacuer ma frustration ainsi, chacun ses armes, peu importe il ne le verra jamais…

Rilès, l’anglais d’adoption ne peut être que Willian, pas nul, mais pas ouf non-plus, ils feront leurs carrières sans trop d’embûches, principalement grâce à leurs cheveux, vecteurs de sympathie et signes d’identification évidents pour les néophytes paresseux.

Parlons maintenant du chef des rebeux de France, le rebeu entrepreneur, que dis-je, le rebeu affranchi, parlons de Fianso.
Lui est l’incarnation basanée du hooligan édenté le plus charismatique d’outre-manche, oui oui, c’est la reproduction fish&chips’free de Jamie Vardy.

Points communs me demanderiez-vous ? Facile, principalement : têtes bizarres, succès tardifs et un goût prononcé pour l’alcool.

En effet tout semble rassembler nos deux intéressés, acteurs d’une success story digne des téléfilms américains (ceux qui passaient à 14 heures sur M6). Une ascension fulgurante et inattendue pour deux êtres qui semblaient destinés à rester dans l’anonymat.

De la volonté aussi, et du travail acharné, le tout accompagné d’un caractère atypique et d’un grand cœur. Car, s’ils devaient partager un autre point commun, ça serait celui de faire croquer les gens autour d’eux, et par un goût accentué pour les affaires, rentabiliser tout ça sous forme d’émission.

L‘un avec « rentre dans le cercle », l’autre avec sa télé-réalité sobrement intitulée : « The Next Jamie Vardy » (le prochain Jamie Vardy).

Signes qui ne trompent pas, ils ont tout deux explosé la même année ou presque (2015/2016), avaient une hygiène de vie douteuse, et enchaînent les paquets de clopes comme tonton Francis à l’heure de l’apéro (ce qui est beaucoup moins rassurant dans le cas de Vardy, qu’on se le dise).

Bref des histoires qui font rêver et donnent de l’espoir, des histoires qu’on pourrait résumer par : « 90 minutes sur le banc, 300 000 albums dans les arrêts d’jeu ».

Non mes chers Camilles, je ne vous ai pas oublié. Bien sûr si vous avez cliqué c’est surtout pour voir Nekfeu comparé à Lionel Messi, évidement ce n’est pas le cas, sauf si Léo décide d’avoir un enfant avec Tacalfred, ce qui est peu probable en soi.

Non, Nekfeu lui se rapproche plus de David Beckham, bon tireur de coups francs, de penaltys et de corners, bon passeur, pas maladroit devant le but, plutôt technique, c’est un joueur polyvalent, bon un peu partout, faisant clairement partie du haut pallier. Très collectif, il n’hésite pas à mettre en valeur ses coéquipiers.

Tacalfred cette légende.

Oui mais voilà, la réalité c’est que des profils comme ça, il y en a peu, mais il y en a quand même, c’est là qu’intervient leur « game changer », leur atout infaillible, il s’agit vous l’avez deviné du physique !

Une tête de gendre idéal, des cheveux longs, et un sourire malicieux : vous obtenez ainsi des milliers de jeunes groupies en sueurs qui feraient saliver Jean-Luc Lahaye.

Tout deux en ont alors joué pour pénétrer les hautes sphères de leurs domaines, tout en restant intrinsèquement d’excellents performeurs. Le talent est clairement présent, le physique l’a transformé en un terrible pouvoir, pouvant faire dire des dingueries à de jeunes adeptes du « pas de recul game », « exagération game », « né avant la honte game ». Rendant ainsi réticents et beaucoup moins sensibles aux charmes de leur idoles, le reste des consommateurs de rap/foot.

Terminons maintenant avec un peu de méchanceté gratuite, oui c’est l’heure de la partie que vous préférez, celle des associations foireuses, dont il serait dommage de se priver :

Végédream : meneur et meilleur buteur de l’équipe de France championne du monde 2018.

Vegedream n’est autre que Benjamin Mendy bien sûr, opportuniste à l’issu de la saison exceptionnelle qu’a réalisé Monaco en 2016, il a fait son trou, et se contente désormais d’enchaîner les trophées sans trop d’effort, voir sans efforts tout court. « Végé-rêve » a fait de même en 2018, et devinez qui a partagé en premier son son ? Mendy évidemment…

On ne le dira jamais assez, l’opportunisme est une qualité, et bien heureux est celui qui sait en user sans scrupule.
Bravo Végé, Bravo Benji, vous êtes en quelque sorte, des exemples de vie.

Benjamin Mendy : Rappeur & ambianceur national.

B2O est un CR7 sans gluten, une carrière incroyable, une remise en question perpétuelle, un esprit de compétition sans pareil, beaucoup d’ego et très peu de place pour la concurrence. Ils enchaînent les master class à l’âge de la retraite.

Sans pitié pour leurs adversaires, nous avons là affaire à deux légendes.

Oussmane le DZ.

« MHD is Oussmane Dembélé », je crois même intiment qu’il sont la même personne.

Jeunes prodiges sortit de nulle part, à l’ascension fulgurante, au delà de la ressemblance physique frappante, c’est aussi leur caractère candide et bienveillant qui interpellent. Espérons qu’il auront des trajectoires différentes (surtout pour Oussmane du coup).

MHD le DZ.

Finissons avec ce qui se fait de mieux, la crème des crèmes, le chant des cigognes : AKH et dieu Zizou même combat !

Y a il vraiment besoin d’expliquer pourquoi ? une gueule de vieux depuis ‘tipeu’, une calvitie désormais dissimulée par une boule à Z, originaires de la même ville, incarnations de la classe et de la gentillesse, Fc Islam et tant d’autres point communs…

Bénis soient les dieux.

Mention spéciale pour Soolking, qui aurait fait un très beau Rafik Saifi, issus de la banlieue Algéroise, ayant fait leurs preuves au pays, ils exploseront en France.

L’un à Lorient, l’autre par sa musicalité orientale (jeu de mots pourri, tout ça, tout ça), adulés par les frères DZ, sous-estimés, voire ignorés par les mécréants porteurs de pulls « Thrasher », ils auront le public qu’ils méritent.

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