Hotel Paradisio vous fait tourner la tête dans « Chronos »

Le rappeur strasbourgeois envoie le premier extrait de son nouveau projet

Alors que nous avions eu l'occasion de lui proposer une interview fin 2018 à l'occasion de la sortie de son projet Amityville, Hotel Paradisio a fait un retour marquant au début de l'année 2020, en apparaissant notamment sur notre projet Le chant des oiseaux avec l'excellent "Yakuza" et son clip énigmatique !

Aujourd'hui, le jeune homme dévoile un nouveau morceau, "Chronos", dont le clip a été réalisé par Sohaïb Atoini, qui avait déjà travaillé sur les élégants clips de "Sierra" , "Guillotine" ou encore "Moto". Il s'agit du premier extrait de son prochain projet, Hollymoon, prévu pour le 20 novembre 2020.

Chronos, c'est le Dieu du temps dans la mythologique grecque. Grâce à une instru qui reproduit un mécanisme d'horlogerie, Hotel Paradisio nous emmène dans un clip parfaitement dans le thème, comme si nous étions nous-mêmes en plein cœur d'un cadran. Tourné à Berlin, on y passe d'une sorte de salle du temps à une plage, mais aussi à un splendide aquarium et une piscine. Ce visuel semble laisser place à l'interprétation des auditeurs, mais on peut y voir différentes dimensions qui pourraient représenter les différents stades d'une relation.

Et tu fais tourner plus qu’une tête, j’allume l’essence avec la dernière allumette
J'veux qu’on avance avant qu'le temps veuille nous la mettre

Le texte est lui aussi sujet à différentes analyses mais fonctionne comme un véritable soutien à ce clip. La fuite du temps est évidemment l'un des thèmes présents, d'autant qu'il est régulièrement abordé dans les sons d'Hotel Paradisio, à l'instar de "Spaceship" où il disait : "Prends la vida par la couettes, j'ai pas l'temps de faire la sieste". Dans tous les cas, on peut dire que ce clip nous fait bien tourner la tête !

L'allusion à la divinité dans le titre n'est pas anodine puisqu'il cite également Thanatos dans le premier couplet, lui aussi présent dans la mythologie grecque où il représente... la Mort. Après "Neptune" en 2016 et "Zeus" en 2019, on peut noter que les différents dieux sont une des inspirations du Strasbourgeois.

Présent également à la prod du morceau, Hotel Paradisio nous livre donc un morceau et un clip qui rentrent parfaitement dans son univers.

J’ai piraté la chance, sourire dépasse les incisives
Ils m'demandent tous la passe mais les leurs sont pas décisives