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7 Jaws : l’album, c’est une photo de tous mes états d’esprit

Nicolas Rispal

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Pour la sortie de son premier album Je vois les couleurs, nous avons rencontré 7 Jaws, pour parler featurings, scène et liberté artistique.

Pour la sortie de son premier album Je vois les couleurs, nous avons rencontré 7 Jaws, pour parler featurings, scène et liberté artistique.

Avec RAGE, sorti en février 2020, en collaboration avec Seezy, 7 Jaws avait déjà fait parler de lui. Un peu plus d’un an après ce succès d’estime, le sarrebourgeois revient avec son premier album. Je vois les couleurs est un quinze titres, mélangeant aussi bien les styles que les atmosphères. Nous en avons parlé avec le rappeur.

Comment est-ce qu’on se sent avant la sortie de son premier album ?

C’est un mélange entre « on a vraiment hâte« , pour avoir le retour des gens, voir si tout le travail qu’on a fourni, ça va plaire à ceux qui suivent, et potentiellement à ceux qui ne suivent pas encore. Et en même temps, on stresse quoi. On stresse pour les mêmes raisons : est-ce que ça va plaire ?, est-ce que ça va être à la hauteur de ceux qui attendent ? Et ceux qui attendent rien, est-ce que ça va les séduire aussi ? C’est un projet qu’on a travaillé pendant un an et demi. On a envie que ça se passe pour le mieux, mais on est sûrs de rien. C’est le fait de ne rien savoir qui est un peu angoissant.

Je vois les couleurs, c’est ton premier album, mais ton sixième projet. Pourquoi avoir autant attendu avant l’album ?

Dans mon esprit, le mot « album » est important. C’est peut-être un erreur, mais pour moi, un album, c’est quelque chose dont on doit être un peu sûr quand même. On doit être sûr de ce qu’on a fait, ce n’est pas une période où l’on essaye. Ou alors, on essaye, mais quand on livre l’album, on doit être complètement fier de tous les morceaux. Je voulais quelque chose qui ressemble à ça, et ce projet il est comme ça. Je voulais être sûr, moi aussi, parce que j’ai fait beaucoup de recherche sur les sons, c’est un chemin. Pour un album, on doit être un peu préparé, on doit avoir un peu d’expérience, selon moi. C’est pour ça que j’ai voulu attendre avant de travailler « L’Album » avec un L et un A majuscule.

Comment as-tu travaillé l’album par rapport aux EP  ? Qui dit album, dit plus de DA et de peaufinage, mais aussi plus de titres.

En fait, RAGE n’était même pas sorti, que je travaillais déjà sur Je vois les couleurs. Je savais déjà qu’il allait s’appeler comme ça. Ça a été beaucoup de recherche en studio, beaucoup de sons faits, beaucoup d’exploration dans différents styles. Dans l’album, il y a beaucoup de couleurs différentes, de variété dans les morceaux, donc ça a été beaucoup de recherche et de temps de production.

Ça se fait avec du recul aussi, un album. Tu prends l’avis de tout le monde autour de toi. En même temps, on garde ce feeling personnel : c’est un travail. C’est un travail de toute une équipe aussi, ça il ne faut pas l’oublier. Ça va du début de la production, jusqu’à l’arrangement, au mix, les clips, l’image, tout ça. C’est un projet collectif finalement. Même si c’est l’album de 7 Jaws, ou de n’importe qui d’autre, il y a énormément de monde derrière, qui attend là dessus.

Pourquoi ce nom pour l’album, d’ailleurs ? Ça représente quoi pour toi Je vois les couleurs ?

Pour moi ça représente principalement deux choses. La première chose c’est que je vois les couleurs par rapport au projet précédent, qui était beaucoup plus sombre et personnel. Je m’exprimais pour moi, par besoin. J’ai voulu essayer de changer de point de vue. Je voulais aborder les mêmes sujets, qui sont importants pour moi, mais d’une manière qui est perçue comme moins personnelle, qui peut plus facilement être assimilée par d’autres. On voulait avoir des champs plus ouverts, plus larges. Les morceaux, je ne veux pas qu’ils aient l’air d’une psychanalyse, ou d’un truc comme ça. Je veux que ce soit aussi cool pour le mec qui écoute. Le mec qui se lève, et qui va au bureau, je veux qu’il puisse choisir des morceaux dans l’album, qui le mettent bien, tout en gardant le sens des paroles.

Je vois les couleurs, aussi pour la variété des différents titres qui sont dans l’album.

Une chose qui est nouvelle par rapport aux autres projets, c’est également les featurings.

Tout à fait. C’est mes premiers featurings, c’est vrai que c’est important. J’avais envie, pour la sortie de l’album, d’un peu m’ouvrir à ça. En plus, il n’y a que des feats avec des personnes que je côtoie. C’est fait dans un aspect « familial », dans le sens où c’est des gens, soit qui m’ont donné de la force, soit que j’ai rencontré, et où on a échangé humainement avant de faire de la musique. Du coup, quand j’écoute l’album, même avec les featurings, je me sens chez moi encore, tu vois ? Je suis avec des gens que je connais, que j’apprécie, tant par la musique que par l’humain. C’était très important pour moi. L’album me ressemble. C’est un peu comme une photo de tous mes états d’esprit et de comment j’étais à ce moment-là.

Les feats avec Vald et Bigflo peuvent s’expliquer par Seezy, et la force que Bigflo t’a donnée. Je me demandais comment ça s’était passé avec Captaine Roshi ?

Ce qui est drôle avec Captaine Roshi, c’est que je le connais depuis plus longtemps que tous les autres. Quand je suis arrivé à Paris il y a cinq ou six ans, il faisait partie des premières personnes que j’ai rencontrées ici. On était tous les deux sur Soundcloud, où on avait quelques sons. On traînait à Barbès, dans un endroit où il y avait des événements, qui était semi-boutique, semi-maison, c’était un peu spécial. Je l’ai rencontré là bas, et on a sympathisé tout de suite. On a évolué en parallèle, chacun de notre côté, tout en se côtoyant. On a fait des scènes ensemble, et on s’est toujours dit qu’on allait faire un son ensemble. Ça a duré cinq ans, et on s’est dit « bon, là c’est mon premier album, on fait un feat pour de vrai. » Et du coup on l’a fait.

On a également pu voir Lujipeka et Tsew the Kid à ton Planète Rap. C’est des artistes avec lesquels tu souhaites travailler ?

Franchement, pourquoi pas. Je fonctionne d’abord à l’humain et c’est tous des artistes talentueux que j’apprécie. Quoi qu’il arrive, si on s’entend bien humainement, on s’entendra bien au studio. On va se connaître et on fera des bonnes chansons. En tout cas, je pense que c’est une envie commune pour les gens qui sont venus au Planète Rap, de faire des morceaux ensemble à un moment. Le fait que chacun ait ses plannings, ça complique, mais en vrai la vie est longue et qui sait ce qui se passera !

On te retrouve aussi sur l’album d’Amir. C’est intéressant parce que tous les rappeurs ne seraient pas capables de combiner des artistes d’univers si différents. Comment t’expliques cet éclectisme, outre l’humain ?

Sincèrement, c’est surtout par l’humain. Le plus important c’est ça. Amir, par exemple, c’est parce que j’écrivais pour lui. La chanson »On verra bien », par exemple, je l’ai écrite pour son album. Au fil des sessions studios, on commence à avoir des relations humaines, tout simplement. On mange ensemble, on discute, on parle de sa musique, de ce qui est important pour lui, comme ça je sais ce qui est important pour ses chansons.

A partir d’un moment, ça dépasse le stade du professionnel, et là on se dit, « viens on fait du son« . C’est assez récréatif, et finalement, on se dit qu’on va garder le son. C’est comme ça que je me suis retrouvé sur l’album d’Amir. La connexion est improbable, mais je ne regrette rien. Je ne me mets pas de barrières de style, d’image ou quoi que ce soit. On sait qui on est, les gens qui me connaissent savent qui je suis. Je ne vais pas m’interdire d’avoir un souvenir de plus à emporter avec moi. Ça me fait de l’expérience et je kiffe, j’ai quelque chose à raconter.

Ça revient un peu à ta definition de Je vois les couleurs, mais j’ai l’impression que dans ce projet il y a un aspect plus libre dans ton approche de la musique, de l’auto-tune plus assumé, t’es plus efficace.

C’est exactement ça. Moins tu chantes avec de l’appréhension, plus tu te libères, plus t’assumes. Dans ce cas là, tu fais des choses meilleures. Ça nécessite un moment « d’apprentissage« , de se mettre à l’aise avec tout, mais après, tu te rends compte qu’en fait tu peux faire pleins de choses. D’abord tu gratouilles un petit peu, t’essayes d’être sûr, et quand c’est complètement assumé, les possibilités sont infinies. C’est ça. Je me sens plus à l’aise, plus libre. Si je vais au studio, je bosse avec le feeling, et pleinement, sans faire semblant.

Dans ce projet, tu joues avec les styles, il y en a énormément. Comment t’es venue l’idée de tout mélanger dans un projet ?

En fait, au moment où j’ai commencé à travailler pour d’autres, je côtoyais des musiciens qui étaient plus dans la pop ou dans la variété. Je les voyais dans le studio, en train de, faire de la guitare, faire des rythmiques sur lesquelles je n’avais jamais posé. Je me disais, que moi aussi je voulais trop un titre comme ça *rires*. Ou au moins essayer. Finalement, je me suis dit qu’en vrai, on s’en foutait. On fait ce qu’on aime. Si ça passe vraiment bien, et que ce qu’on fait, ça a le potentiel d’être dans l’album, on le met dans l’album. Si ça devient un essai plus ou moins foireux, on ne l’ajoute pas et ce n’est pas grave.

Vous avez jeté beaucoup de titres ?

Il y en a eu pleins. Il y a eu plein d’essais qui n’ont pas été transformés. Finalement, avec la liberté qu’on s’est donnée, je me retrouve avec des sons que je ne pensais pas faire il y a quelques années. Des titres que, finalement,  j’adore et que  j’assume pleinement. Quand je fais écouter mon album à n’importe qui, il n’y a pas un son, où au début du son je me justifie. « Ah là on a testé un truc » : non.  Je dis plutôt « c’est ma musique, qu’est-ce que t’en penses ?« . C’est ça qui est bien. C’est ce que permet le fait de se libérer et de rencontrer des gens qui ont tous leur particularité et leur culture. Ça m’ouvre les yeux, et je ne me ferme à rien de tout ça. Je prends ce qu’il y a à prendre.

Le confinement est venu juste après la sortie de RAGE. Est-ce que t’as pensé à la scène en écrivant l’album ? 

C’est vrai que pour RAGE, on a fait deux concerts, et puis il y a eu le confinement direct. On a annulé pas mal de dates, et les gens nous ont manqué. Mais franchement, je n’ai pas pensé à la scène en faisant l’album. S’il y a des morceaux que j’aime, et que j’ai la chance de les faire sur scène, ça me fera plaisir, parce que c’est des sons que j’adore. Pour moi c’est ça le principal : si tu fais un son que t’aimes, normalement en concert ça marchera. Dans l’écriture, je ne suis pas en train de calibrer quoi que ce soit. Il y a des titres, où tu te dis qu’en concert ça va tout arracher, et en fait non. N’importe quel titre peut être un titre de concert. Ça depend de comment tu le vis et de comment tu touches les gens.

D’ailleurs j’en profite pour dire que le trois décembre il y a une date à la maroquinerie, si tout se passe bien, donc venez tous ! *rires*

J’aimerais qu’on parle de « Trois », qui est très boom bap et que je trouve vraiment intriguant. Comment t’as eu l’idée de l’intégrer au projet ? 

C’est intéressant, parce que tous les sons vraiment rap ont été faits en dernier. Dans les cinq, six dernières grosses sessions de travail, ça n’a été que du rap. Vu que j’étais parti dans des orientations à droite et à gauche pendant toute la période de création de l’album, il y a un moment où je pensais que j’étais vraiment le roi de la pop ! *rires*. Je ne parlais même plus de rap, je partais un peu dans tous les sens. On avait une base de l’album, mais il n’y avait presque pas de rap. Du coup, on se disait que ce n’était pas encore ça, parce que c’e n’était pas encore moi. Il manquait cet aspect là qui est important pour moi.

On a appelé Drama State, qui a fait presque toutes les prods rap, et on lui a dit « envoie nous du boom bap« . Je revenais à mes débuts un peu, parce que je viens de là. Je suis allé au studio, on a mis la prod et j’ai rappé. Franchement, ça s’est fait comme ça. Je suis allé dans la cabine et j’ai posé. On a fait des sons de rap très instinctifs, de manière quasi instantanée. C’était fort. Mon manager m’a regardé dans la cabine, et on sentait que c’était quelque chose qui me manquait, de rapper. J’ai tout recraché dans les dernières sessions et on a retrouvé un bon équilibre. C’est là où on s’est dit qu’on avait l’album.

C’es intéressant, parce que je ne te connaissais pas du tout sous l’aspect de parolier. Ca change quoi dans le processus de création, quand t’écris pour les autres ?

Quand j’écris pour moi, je me mets un point d’honneur à écrire des choses que j’ai vécues ou ressenties réellement. Quand j’écris pour Amir, ou pour d’autres, j’essaye de me mettre dans la peau de la personne pour qui je dois écrire. Ça passe par des grandes discussions qui sont très intéressantes, parce que t’apprends vraiment à connaitre l’autre personne. Après l’artiste te dit, « j’aimerais parler de ça dans ma chanson« . Donc, tu parles de ce thème, mais à travers ses yeux. C’est presque de l’acting, tu joues son rôle. J’adore ça, et je continuerai à le faire en parallèle de mon projet, qui est quand même ma priorité.

Qu’est-ce qu’on peut te souhaiter pour la sortie ?

On peut me souhaiter que les gens qui attendent l’album le kiffent, et que ceux qui ne l’attendent pas le trouvent et les kiffent.

7 Jaws – Je vois les couleurs. 

A lire également : Eden Seven : « Tous mes lyrics des sons club sont réels »

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Momsii fête son entrée chez SPKTAQLR avec son nouveau clip « Kilogramme »

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Momsii , rappeur originaire du 77 fait partie des artistes à l’univers sombre et aux punchlines incisives. Dès 2015, il impose son univers avec des clips comme Thug Life ou Money gram. De fil en aiguille, le rappeur originaire de Pontault-Combault gagnera en visibilité et enchaine dès 2020 avec une série de freestyle Bounia ou il mettra en avant sa voix grave et ses punchlines tranchantes. Par la suite, il sortira Tard la night en collaboration avec Timal qui atteindra très rapidement le million de vues sur Youtube et clôturera 2020 avec un EP Dans le SAS.

En 2021, il tape dans l’œil d’Oumar Samaké. Aujourd’hui, il rejoint officiellement les rangs de son label SPKTAQLR déjà composé de  noms importants de la scène rap française actuelle comme Dinos, Dosseh, Lacrim, Marie Plassard et bien d’autres encore. 

Ce mercredi 22 septembre, Momsii dévoile quelques heures après l’annonce de sa signature un premier clip : Kilogramme. Sur une prod de Carter, le rappeur déballe comme à son habitude de nombreuses punchlines rythmées par son fameux flow agressif qui fait sa signature. 

Le clip, dévoilé à 17h, est d’ores est déjà disponible sur Youtube. Dans ce visuel réalisé par Hustler game, le nouveau membre de SPKTAQLR est mis en scène dans diverses pièces aux couleurs et ambiances variées au sein d’un seul et même immeuble. Les visites des différentes pièces sont séparées par des plans aériens tournés au drône, permettant au spectateur d’entrer en immersion dans ce bâtiment et dans l’ambiance des différents lieux qu’il renferme. Ainsi, on assiste à la visite d’un labo de drogue, à une pièce à l’ambiance verte ou Momsii est accompagné d’une femme, à un autre appartement ou celui- ci est entouré de son équipe armée et enfin à une salle ou l’ambiance bleue est plus tranquille mais dans laquelle le rappeur et ses accompagnateurs subiront une perquisition. 

Momsii prouve donc une nouvelle fois de quoi il est capable avec cette entrée fracassante dans son nouveau label avec lequel, sans aucun doute, il réalisera de beaux projets. Comme dirait si bien le rappeur :  « Ça va barder » ! Dans l’attente d’un potentiel album, on vous conseille de suivre cet artiste de très près. 

On vous laisse découvrir son nouveau clip efficace et percutant  Kliogramme  juste ici :

https://www.youtube.com/watch?v=yANZDBoSXbc

 

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Lacrim est de retour avec l’imposant “L’immortale” !

Alexis

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Lacrim - L'immortale clip

Presque un an après le dernier opus de sa série R.I.P.R.O, Lacrim nous dévoile le clip de son nouveau morceau, tourné dans la célèbre Scampia napolitaine.

C’est bien connu, les rappeurs français apprécient l’ambiance mythique de La Scampia : après PNL, SCH ou encore Sadek, c’est au tour d’El Tigre de tourner dans ce décor légendaire. Le banditisme étant un aspect fréquemment illustré dans les morceaux de l’artiste, on comprend sa volonté de s’afficher dans le quartier le plus meurtrier d’Europe.

Aidé de sa voix écrasante, Lacrim pose trois minutes sans refrain sur un beat au BPM rapide. Avec ses notes méditerranéennes portées par une guitare discrète en fond, la prod nous entraîne bien dans une ambiance sudiste.

Le rappeur multiplie également les références italiennes, en plus du lieu, avec quelques phases sur la cultissime série Gomorra :

Ciro, Ciro, on arrive dans l’Viano

Vitres teintées, andiamo, mama, ti amo

T’voulais faire de moi ton angelo di ventano un diavolo

À noter, le cadrage des bâtiments plus intimiste que dans les clips d’autres rappeurs, qui appuie une ambiance plus pesante. Lacrim est à l’intérieur de la Scampia comme il pourrait l’être à Paris ou Marseille : à la maison. C’est en tout cas ce que nous dit un napolitain dans son teaser sorti quelques jours plus tôt.

Le clip est disponible dès maintenant sur YouTube ainsi que sur toutes les plateformes de streaming.

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Fresh la Douille invite MIG pour « 2mi temps »

AlphaKilo

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2 Mi temps, Fresh en pleine accélération

 

On arrête plus Fresh La Douille, c’est bel et bien sûr désormais. Apres avoir été très actif tout au long de l’année avec sa série de freestyle « La Douille » dont l’épisode 5 est sorti plus tôt dans l’été (retrouvez le ici ) on le retrouve dans une collaboration explosive avec un autre newcomer tout aussi talentueux et actif que lui, MIG le prodige du 91 dont nous avons parler à la sortie de son projet (a lire ici https://raplume.eu/article/mig-represente-02-gene).

Dans ce featuring de qualité intitulé « 2 Mi temps » qui semble être un extrait de son futur projet à venir , produit par Amine Farsi qu’on ne présente plus, accompagné d’un clip dont la réalisation a été l’œuvre de Kepsey on retrouve les textes crus, agressifs et explosifs qui font la marque de ces 2 artistes.

« J’vais péter Fresh pour du papaye à Voltaire, j’vais péter Fresh au studio pour faire un gros son
Espèce de gros con, tu t’prends pour qui ? Tu viens réclamer ta paye, t’as pas fait ta mission »

Côté visuel on retrouve tous les éléments propres au thème du son, le tout filmé avec soin et précision, le clip rajoutant du dynamisme à l’écran pour un titre qui assurément n’en manque déjà pas. 

 

 

Du 91 au 94 c’est miné

 

De plus, la connexion de la banlieue sud de Paris du 94 au 91 est aussi au centre de ce titre afin de rappeler que les problématiques décrites dans « 2 mi-temps » sont communes, d’autant plus que MIG et Fresh La Douille dégagent une réel énergie commune, que ce soit à l’écran ou bien tout simplement sur ce titre.

« J’étais dedans, gros, j’peux pas t’dire que j’ai tout fait , j’ai mon calibre, j’ai tiré plus de fois qu’Nico pour du papier, des nounous j’en ai étouffé , 02 GÉNÉ, ça débarque incognito »

 

 

Un refrain simple, efficace qui témoigne aussi de l’harmonie qu’ont réussi à trouver ces 2 jeunes rappeurs, dans un featuring qui on le pense (et on le souhaite) ne sera que le premier d’une longue lignée tant ils sont efficaces ensemble.

« Du 9.4 au 9.1, gros, c’est miné 
Tu m’as dit qu’tu portais tes couilles, quand y a heja, moi, j’te vois pas déterminé 
Enculé, j’suis impliqué depuis mineur 
Demande à qui tu veux, j’détaillais des cassettes à minuit, pendant plus d’une heure, j’étais pas d’humeur »

Alors que « 02 Géné » de MIG est déjà disponible, on va attendre avec impatience l’annonce du projet de Fresh la douille, en attendant regardez le ciel.

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