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Dans les coulisses de la programmation du MaMA festival

MC Solal

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Du 16 au 18 octobre prochain, les Parisiens auront la chance de pouvoir se rendre au MaMA festival : plus de 130 concerts dans différents lieux du 9e et du 18e arrondissements, avec une belle sélection d’artistes, qui ne laisse pas le rap sur le côté.

On vous présentait il y a quelques semaines notre guide pour ne rien manquer. Aujourd’hui, on vous propose de découvrir les coulisses de cette programmation éclectique et ambitieuse : rencontre avec Ségolène Favre-Cooper, programmatrice du MaMA festival.

Depuis combien d’années es-tu à la programmation du MaMA festival ?

Depuis la première édition parisienne, en 2010. Ça commence à faire pas mal d’années….

Quelle évolution marquante as-tu pu constater pendant cette dizaine d’années ?

Le MaMA ça n’a plus rien à voir avec ce que c’était ! Déjà, il y avait une personne sur la convention, et une personne sur le festival, et c’est tout. On faisait tout ensemble. Donc déjà, première chose : maintenant il y a une équipe ! Il y avait une trentaine de concerts sur 2 jours, là on est entre 120 et 150, chaque année, sur 3 soirs !

En revanche, l’idée de départ n’a pas changé. L’intention première du MaMA, malgré le fait que ce soit un événement privé, c’est de rester un événement d’intérêt général. Pour la partie festival, on est un « showcase event », c’est-à-dire, littéralement, un « événement-vitrine », donc on fait de la présentation d’artistes. Tout ça, ça n’a pas bougé : l’intention de construire des ponts entre la France et l’international dans les deux sens, de faire que les gens se rencontrent plus. L’export pour les artistes français est de plus en plus important, la France est un marché très important pour l’étranger. On est le 3e marché européen, le 5e ou 6e mondial selon les années… C’est pas rien. On avait cette intuition au début, et maintenant on est en plein dedans : la plupart des artistes se limitent rarement à la France.

A la différence de certains festivals clairement associés à un genre musical, au MaMA on trouve un peu de tout. C’est une difficulté, en tant que programmatrice ?

Ça a toujours été important pour nous, parce qu’on agit sur un domaine assez éclectique, que les institutionnels appellent « musiques actuelles », et qui va de la pop à la chanson française, en passant par l’électro. Et encore, l’électro tout court ça veut rien dire, il y a un milliard de genres derrière, c’est pareil pour le hip hop : il y a tous les styles, du mainstream à l’underground à chaque fois. Le paysage musical est super riche.

On essaye de faire attention, mais après on est pas là pour cocher des cases, parce que ça n’a aucun sens. Par exemple, cette année on n’a pas de « métal » au sens strict du terme : c’est pas grave, si ça se trouve l’année prochaine on aura 4 ou 5 groupes. On marche aussi beaucoup à la proposition, puisqu’on fait de la présentation d’artistes, on collabore vraiment avec les gens là-dessus. On fait pas notre anniversaire en disant « ahh je trouve ça génial ! », c’est un peu plus compliqué que ça. C’est un Tetris géant en fait.

Cette année, vous avez une très belle affiche rap. Est-ce que tu as l’impression que ça se développe d’année en année, que le rap prend de plus en plus de place dans les programmations et attire du monde ?

Forcément, au MaMA de même qu’ailleurs. C’est devenu le genre principal, le plus écouté et le plus diffusé : c’est logique qu’on le retrouve partout. Ceci dit, on a toujours essayé, depuis pas mal d’années, de présenter les artistes de rap et de hip hop en général. Nous on a fait Lomepal, mais y a mille ans, c’était un bébé ! On a essayé de montrer aussi la scène féminine, qui commence à être visible de plus en plus ; on n’a pas attendu cette année. Par exemple, Chilla on l’avait programmée en 2017, et on en parle beaucoup maintenant.

Je me doute que tu seras très occupée pendant le festival… Mais si jamais tu as un peu de temps, quels sont les concerts au MaMA que tu es sûre de ne pas rater ?

C’est impossible de répondre ! Des coups de cœurs, il y en a beaucoup… Je pourrais parler de plein d’artistes dans la programmation en disant « il faut pas les manquer ». Mais il y a un truc dont on est assez fiers cette année, c’est qu’on a essayé de montrer de plus en plus le côté innovant, c’est-à-dire un concert qui n’est pas juste quelqu’un qui monte sur scène et qui joue trois morceaux, c’est un peu plus que ça. Je pense notamment à la Cigale du vendredi, qui  va être vraiment super. On va transformer tout le bas de la salle : tous les concerts seront en scène centrale, on a 2 des 3 shows qui sont spatialisés à 360°, Molécule va faire un live immersif, entièrement dans le noir… Ça va être une très belle soirée.

Merci à Ségolène.
Toutes les infos, ainsi que la billetterie, sont sur le site du MaMA.

J'analyse autant les textes d'Albert Cohen que ceux de Jazzy Bazz et je refais passer l'oral du bac français en interview.

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Mehdi YZ repousse la fin de l’été avec « A7 »

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Sorti cette semaine, le clip A7 de Mehdi YZ prolonge la saison estivale avec ce visuel rafraîchissant.

Le hit de la fin de l’été

Mehdi YZ prend de plus en plus de place dans le Game, depuis son arrivée en 2018 avec une prestation remarquée lors du Planète Rap de Jul. L’histoire commence avec son titre Arrah, qui cumule aujourd’hui des millions de vues, promettant un avenir musical au jeune rookie.

Capable de rapper, de chanter, sur des thèmes plus ou moins sérieux, Mehdi YZ sait aussi soigner ses visuels, et les rendre accrocheurs. Après avoir été aperçu avec ZeGuerre, ou encore The S, on imagine quelques collaborations mettant encore un peu plus en lumière le jeune artiste.

« Au quartier dans le sportback, j’ai eu comme un flashback
Sur mon scooter sans plaque, j’comptais l’bénef’ dans l’bloc »

Son projet FPVS, a été bien reçu du public, et il a été défendu de fort belle manière. Place à la suite, désormais, pour le sudiste qui revient avec de nouveaux morceaux !

Dans le reste de l’actualité : « Le soleil se lèvera à l’ouest » disponible le 21 octobre

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Kalash & Damso sont « Malpolis »

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Après Mwaka MoonI Love YouJTC ou encore Praliné, les deux artistes francophones se retrouvent sur Malpolis.

Une connexion devenue évidente

Avec plus d’une décennie de musique dans les jambes, Kalash a toujours eu cette faculté à pouvoir se renouveler, que ce soit dans les mélodies, les flows, les thèmes abordés.

Capable de pouvoir chanter, rapper et de jongler entre plusieurs langues, le talentueux artiste aura marqué l’année 2017 avec son hit Mwaka Moon avec Damso, pulvérisant de nombreux records.

Si par la suite, le Mwaka Boss a sorti un album intitulé Diamond Rock, ce dernier n’a pas eu le même succès que son prédécesseur, malgré de nombreuses pépites !

« Je porte des œillères, fuyant le monde, évitant le regard des gens
Né dans le rouge, forcément, recherche le feu vert pour partir à temps »

Toujours aussi productif, Kalash aura lâché de nombreux titres en tous genres, que ce soit en solo, avec Mavado ou encore le hit Tu le sais avec Gazo ! Place désormais au début de la promo du projet avec Tombolo .

L’album est sorti le 29 Avril dernier, sur lequel on retrouve Gazo, Damso Hamza, Mavado, Wejdene et bien d’autres artistes, et qui risque bien de nous accompagner encore longtemps.

L’album Tombolo de Kalash est à retrouver sur toutes les plateformes de streaming ici.

Dans le reste de l’actualité : « Le soleil se lèvera à l’ouest » disponible le 21 octobre

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Di-Meh se sent « Sous vide »

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Après son projet OV3 sorti fin juin, l’artiste suisse revient avec un nouveau titre disponible qu’en audio : Sous vide.

De retour mais jamais parti

Di-Meh, skateur puis rappeur, grandit entre le Maroc et la Suisse. Il rencontre à l’âge de 16 ans le collectif de MCs genevois, 13 Sarkastick, avec lequel il sera membre de 2011 à 2016.

Sa rencontre, en 2015, avec le rappeur parisien Népal a été déterminante dans sa carrière : de leur collaboration au sein du groupuscule musical 75ème session naît le titre FU-GEE-LA qui le place comme nouvelle figure dans la scène rap francophone.

Avec le label indépendant genevois Colors, Di-Meh sort en 2017 le très remarqué Focus vol.1 et participe à la trentaine de concerts de l’Xtrem tour, en 2017, en partageant la scène avec Makala et Slimka.

« Oh, oh, oh, les gens fonctionnent par intérêt, machine de plan pour t’enterrer
À des kilomètres, j’les ai flairé, ils ont plus de cardio à cause du sirop »

2019 sera une année déterminante pour Di-Meh : il enchaîne, deux ans après la sortie du vol.1, avec le Focus vol.2, toujours avec le label Colors, et fait une prestation très remarquée sur Skyrock dans la session légendaire de Lomepal pour Planète Rap.

Il fera, la même année, la tournée des Zéniths pour les premières parties de ce dernier, mais aussi celles des Bercy d’Orelsan. Par la suite c’est un premier album que le rappeur helvète nous a livré avec Mektoub, auquel il aura redonné un second souffle avec une réédition.

Le son Sous vide de Di-Meh est à retrouver sur toutes les plateformes de streaming ici.

Dans le reste de l’actualité : « Le soleil se lèvera à l’ouest » disponible le 21 octobre

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