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Interview : B-NØM, déterminés à réussir

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Originaires de Pantin (93), Amine et Pulkra forment le duo B-NØM depuis plus de deux ans. Le 2 février 2018, ils sortent le clip de « La paire », un morceau tranchant qui va leur ouvrir les portes d’un premier succès et leur permettre de signer chez Rec. 118 quelques mois plus tard. Depuis, ils travaillaient sur leur premier projet, B-NØM, une mixtape de 14 titres (+3 bonus) sortie ce vendredi 12 juin 2020. Raplume a eu l’occasion d’interviewer les deux jeunes rappeurs pour parler de leur parcours.

 

Raplume : Salut les gars ! Pour commencer, petit retour en arrière : depuis vos premiers clips, vous avez alterné entre singles et freestyles pour différents médias, y compris Konbini, OKLM et plus récemment Le Règlement. En quoi ces deux exercices sont différents pour vous et vous ont permis de progresser au fil du temps ?

Amine : Pour commencer, c’est pas la même méthode de travail. Quand on écrit un freestyle, c’est la base de ce qu’on sait faire : on écoute une prod et on part dans l’optique qu’il n’y aura pas forcément de structure précise.

Pulkra : Ouais, pour les freestyles, on privilégie l’efficacité et on se fait plaisir. On écrit par rapport à la prod, à l’instinct. Par contre, pour un nouveau morceau, c’est là qu’on va se rejoindre avec Amine dans le texte et qu’on va pas mal travailler sur l’imagerie du clip pour proposer quelque chose de neuf. Dans un single, on va aussi essayer de se différencier de ce que font les autres, en particulier dans la musique. Les deux styles sont nécessaires.

Raplume : L’un des emblèmes de votre duo, ce sont les clips « A2CM », où vous greffez deux sons ensemble. Comment c’est venu ?

Amine : L’objectif des clips « A2CM », c’était vraiment de mettre en avant deux sons différents dans un visuel cohérent. Quand on a créé le tout premier, on a d’abord fait la partie où ça kicke de ouf et deux jours plus tard l’autre, avec le « à deux c’est mieux » dans le refrain. On s’est dit que ça donnerait un format original.

Pulkra : Les morceaux n’ont pas la même couleur, mais il y a une énergie similaire, une idée globale qui fait que tu peux écouter les deux en regardant le clip.

Raplume : Justement, pour vos clips, vous travaillez depuis le début avec Hani Azzoug. Quel rôle a-t-il dans vos créations artistiques ?

Pulkra : En fait, c’est le cousin d’Amine. Dès qu’on a commencé à faire de la musique, il l’a pris comme un troisième membre du groupe. On savait qu’il fallait qu’on fasse attention à notre imagerie et donc on réfléchit avec lui pour les clips, il met ses idées sur la table et ça marche comme ça.

Raplume : C’est d’ailleurs lui qui a conçu la pochette, c’est ça ? D’où vient l’idée ?

Pulkra : L’idée de base vient de notre manager qui a pensé à nous mettre sous format jouet pour enfant pour symboliser le fait qu’on est nous-mêmes devenus des produits : on essaie de vendre nos morceaux, nos clips et notre image est carrément devenue une sorte de marque. Donc les deux boîtes montrent qu’on est des produits, mais en même temps on les a placées devant le bâtiment d’Amine, là où on a toujours traîné, là où on a écrit nos premiers textes et là où certains clips ont été tournés. On voulait un contraste entre notre nouvelle vie et l’endroit d’où on vient et ça sonnait bien pour cette première mixtape.

Raplume : En décembre 2019, vous avez livré le clip de « Nan mais oh », qu’on retrouve sur le tracklist de B-NØM. Pourquoi l’avoir choisi comme premier extrait alors que les « A2CM » qui étaient peut-être plus dans la lignée de ce qui avait été fait avant ?

Pulkra : On avait pour idée de mettre « A2CM » Part. 5 et 6 dans le projet mais dans la structure, ça avait probablement moins sa place que « Nan mais oh », qui est un son kické qu’on avait pas encore fait. La prod est vachement entraînante. Les couplets, ça découpe comme il faut et le refrain est efficace.

Amine : « A2CM », c’est un délire qu’on va garder hors-projet. On voulait les mettre mais ça risquait de casser le rythme.

Pulkra : Et puis « Nan mais oh », on sait que c’est un truc qui sera efficace sur scène lorsqu’on pourra en faire…

Raplume : Avec la situation actuelle, c’est compliqué de prévoir des dates… mais en 2021, c’est parti !

Pulkra : Grave, on attend que ça ! On rappe pour ça nous, chanter avec les gens et qu’on kiffe tous ensemble.

Amine : Là on sort un projet, et l’aboutissement, c’est la scène au final. Partager avec le public, c’est un plaisir. On a eu un avant-goût à Solidays l’année dernière. C’était incroyable et ça nous a encore plus mis l’eau à la bouche !

Raplume : Sur votre projet, on entend pas mal de sonorités musicales différentes. Comment vous avez bossé avec les beatmakers pour la mixtape ?

Pulkra : On a déjà rencontré tous les producteurs qui sont présents sur la mixtape, on voulait qu’il y ait un bon feeling pour qu’on puisse se dire les choses ensuite. La plupart du temps, ils nous envoient des prod, on les écoute et puis on discute régulièrement pendant le processus de création. Tous ceux qui ont bossé sur le projet, ils y ont mis du cœur et ça fait grave plaisir d’avoir déjà des gros noms alors qu’on est jeunes dans le milieu et qu’on connait pas forcément tous les beatmakers.

Amine : En général, une fois qu’on a les prod, on taffe de notre côté mais on a aussi été au studio avec des producteurs pour le projet. Par exemple, pour « Nan mais oh » et « Ailleurs », on a été en studio avec Yann Dakta & Rednose. Comme ils ont beaucoup d’expérience, ça peut nous permettre de progresser et puis ils connaissent mieux que personne leur prod donc c’est sympa d’avoir leurs retours en temps réel.

Raplume : Au début de votre carrière, il y a passage de « Saginati » qui m’avait marqué : « Les labels se déchirent pour signer l’équipe B-NØM, on m’propose des contrats alors que j’écris dans l’bus » Quelques mois plus tard, le label Rec. 118 a annoncé votre signature. Pourquoi avoir choisi cette structure ?

Pulkra : En 2018, quand j’ai écrit ça, je racontais juste mon quotidien de jeune de quartier qui n’avait pas encore changé malgré le succès du premier clip. J’ai commencé à écrire quand je sortais des cours et puis d’un coup, des labels nous ont appelé pour discuter. Ça faisait super plaisir mais ça nous a aussi fait un peu peur. Finalement, on a choisi Rec. 118 car c’est là qu’on sentait qu’on avait le plus notre place au vu des gens qu’on a rencontré.

Amine : Ouais, il y a eu une alchimie très rapidement. Aujourd’hui, c’est fou de se dire qu’on est dans le même labels que certains de nos rappeurs préférés !

Raplume : À ce sujet, vous restez à deux sur chaque morceau depuis vos débuts. Mais de qui vous pourriez vous sentir proche musicalement ? Quels sont vos artistes préférés en France ?

Amine : Pour l’instant, on se concentre sur notre duo car on n’est pas encore là où on voudrait être et on n’a pas encore pu développer tout ce qui est possible pour nous donc on se posera la question des collaborations plus tard. Mais de mon côté, je kiffe Damso. Il a ramené un truc que j’avais jamais vu avant, notamment dans son écriture mais aussi dans sa musicalité. Il arrive à être très imagé tout en étant mélodieux et ça me rappelle parfois la chanson française.

Pulkra : Moi, j’adore ce que propose SCH, que ce soit dans la musique ou dans l’imagerie, y compris des clips. J’aime beaucoup la façon dont il gère sa carrière. Même dans l’écriture et dans la façon de poser, c’est un de ceux qui me parlent le plus.

Amine : Grave, t’as l’impression d’être au cinéma, c’est une vraie expérience d’écouter ses sons.

Raplume : Passons à votre actu toute fraîche : c’est quoi vos morceaux préférés sur ce premier projet ?

Pulkra : Mon préféré, c’est « Ce soir », celui qu’on a clippé là. Je trouve que les couplets sont super bien mais le refrain, c’est de l’inédit pour nous. On avait jamais proposé ça. On a réussi à parler avec le cœur et à faire un truc dont on est très satisfaits !

Amine : Carrément d’accord ! C’est notre morceau préféré. Il raconte nos vies, on a été transparents. On a écouté la prod et elle nous a toute de suite parlé, on a écrit instinctivement et on est fiers du résultat.

Raplume : Plus on avance dans votre projet, plus vous donnez l’impression de vous livrez. C’est une volonté de votre part ? Comment vous avez bossé la cohérence sachant que ça reste une première mixtape ?

Pulkra : C’est une volonté, mais ça s’est vraiment fait de façon instinctive. On a construit le projet de cette façon mais c’est venu assez naturellement, notamment grâce aux différentes prod qu’on a pu écouter.

Amine : Même sur l’enchaînement des sons dans la mixtape, on n’a pas spécialement choisi l’ordre par rapport aux textes, mais plutôt par rapport aux ambiances et aux univers. Concernant la qualité de chaque son, on n’a rien négligé, on a travaillé chaque son comme si c’était un album. Bien sûr, il n’y a pas vraiment de colonne vertébrale comme on trouve par exemple sur Trinity de Laylow, puisqu’on a essayé de multiplier les ambiances autour de notre univers musical pour voir ce qui va plaire au public. On en est encore qu’au début donc on est encore dans une phase de recherche pour voir ce qui nous correspond.

Pulkra : Ouais, on varie tout en faisant ce qu’on aime, on le fait pas juste pour dire « ça, ça plaira à untel », tu vois. On fait le morceau, et si on l’aime, on le sort. C’est important de faire une musique qui te plaît à toi-même avant tout, et puis tu vois en fonction des retours.

Raplume : Vous avez jeté beaucoup de morceaux ?

Amine : Quand même ! On en a fait une bonne cinquantaine et on a gardé une petite moitié.

Pulkra : On a gardé que ceux-là car l’énergie et la couleur qu’ils ont font qu’ils se rejoignent. Ils ont tous un petit truc qui fait que tu peux les écouter les uns après les autres

Amine : Il y a beaucoup de morceaux qu’on avait intégrés de base mais en réécoutant, on s’est dit qu’ils étaient trop différents. Même s’ils sont probablement aussi bien que ceux présents dans la mixtape, les univers étaient trop différents.

Raplume : Que pensent vos familles de votre carrière jusqu’à présent ? Vous leur avez fait écouter la mixtape ?

Pulkra : On n’a pas la même histoire avec Amine. De mon côté, mes parents ont eu plus de facilité à accepter que je fasse de la musique. L’école, c’était pas mon fort et j’arrivais pas à me trouver là-bas. À partir du moment où ma mère et mon père ont vu que j’étais à l’aise dans quelque chose, que j’étais passionné et que je faisais ça avec mon meilleur ami, qu’on bosse en famille aussi avec mon grand frère qui nous manage, ça a été car ils ont compris que je me voyais pas faire autre chose.

Amine : Moi de base, j’étais à fond dans les études. Au début, mes parents ont eu du mal à accepter que je me lance à fond là-dedans mais quand ils ont vu qu’on se donnait vraiment les moyens et que c’est ça que j’aimais faire, ils ont compris. Et même s’ils connaissent pas vraiment le game, le fait qu’il y ait des maisons de disques, des contrats et tout, ça les a rassuré. Aujourd’hui, ils soutiennent ! Bon évidemment, y a des sons que je peux leur faire écouter et d’autres que je préfère pas. (rires)

 

L’équipe de Raplume souhaite plein de réussite à B-NØM. Pour écouter leur première mixtape, c’est par ici : b-nom.lnk.to/MixtapeIA.

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Maes est de retour avec Réelle Vie 3.0

Lucas

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Presque deux ans après la sortie de son dernier album « Les Derniers Salopards », Maes est de retour et nous présente le troisième volet de sa série de mixtapes avec « Réelle vie 3.0 ».

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Aladin 135 et son nouvel EP X2

Lucas Ivanez

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Après un retour envisagé du Panama Bende par PLK, c’est un projet solo que nous délivre Aladin 135, qui ne prend pas de pause.

En effet, le rappeur qui représente le 13ème est très actif depuis 2020 est son très bon album Phantom. Après son EP X1 sorti plus tôt dans l’année, Aladin remet le couvert avec X2. Un 5 titre qui s’écoute tout seul. Le rappeur du Panama Bende et sa voix si spécifique est toujours aussi talentueux, que ce soit sur des prods mélancoliques ou encore de la drill.

Un format qui change

Il est clair que les LP sont majoritaires dans le rap français actuel, et ce n’est pas forcément positif. Il est commun aujourd’hui de retrouver des projets de 20 titres, si ce n’est plus lorsqu’une réédition est publiée. Ces formats, bien que pouvant être très intéressants lorsqu’ils sont bien fait peuvent être aussi plus difficiles à la réécoute à cause de leur longueur. Avec ces EP, Aladin 135 prend ce mouvement à contrepied : Le projet s’écoute en moins de 15 minutes, et peut donc s’insérer dans un trajet de métro, une pause au travail, quand on veut !

« beaucoup m’ont déçu, certains m’ont trahi, j’oublie tout au 13ème étage du tel-hô, j’préfère avancer qu’supporter leur manie, sur le rooftop je regarde le très-haut »

Ces lignes, tirées du titre « Le passé » en featuring avec Hatik représentent très bien l’évolution et le caractère musical d’Aladin. Fidèle à son quartier et à son arrondissement, il place une référence à chez lui tout en nous montrant qu’il a su prendre de la hauteur et évoluer en se consacrant à ce qui est important : Avancer, continuer dans la musique et le très-haut, donc la religion.

Le premier titre du projet « Noche« est à mettre en avant. Sur un magnifique air de piano, Aladin nous montre de quoi il est capable avec un refrain plus qu’accrocheur déjà prêt à tourner dans toutes les voitures « dans un Clio ou dans un bolide allemand » comme nous dit l’artiste.

Après deux EP de qualité, on peut se demander quelle est la prochaine étape pour Aladin 135. Va t-il sortir un long projet ? Peut-être la préparation du retour du Panama Bende après plus de 5 ans d’absence ? Seul l’avenir nous le dira. En attendant, nous vous invitons à streamer X2 et à regarder le clip du titre « le passé » avec Hatik, déjà disponible.

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So La Lune ou la rue vue du ciel

AlphaKilo

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La Lune, la lune, la lune..

So La Lune est un rappeur de la région parisienne , dans la longue lignée de rappeurs originaire des Comores.

Tout comme ses compatriotes Soprano, Alonzo ou encore Rohff, Tsuki possède un don certains dans le « 8ème art ». 

En effet, le rappeur signé chez Low Wood après avoir fait parler de lui avec « Tsuki » son premier projet (retrouvez le ici https://raplume.eu/article/so-la-lune-un-premier-projet-abouti-a-decouvrir-durgence/) a fait du bruit tout au long de cette année.

 

« Ça parle pas love mais de pierres et de briques
Et quand j’suis dans la G le teu’ calé au bec
Le teuteu calé au bec et j’suis paré au pire, sa mère »

 

En 2021, So La Lune  a envoyé pas moins de six EP:

  • Théia
  • 1ère faille
  • Satellite Naturel
  • Orbite
  • Apollo 11

Et 2ème faille, sorti aujourd’hui.

Dans ceux ci, beaucoup de morceaux notables mais on choisira « Rodé » en guise de carte de visite 

Fissure de vie y en plus d’une

Sorti quasiment coup sur coup ils ont été rejoint par « 1ere Faille (L’Afar) » annoncé comme un des derniers projet avant l’album a venir « Fissure de vie« .

Le concept de fissure de vie est inhérent avec la musique si particulière que nous propose cet artiste.

Effectivement, si La Lune est si reconnaissable c’est avant tout grâce à la densité de l’univers développé dans ses œuvres.

D’abord c’est sa voix qui va attirer ou bien repousser aux premiers abords, nasillarde et blasé elle retranscrit généralement à la perfection les émotions véhiculées dans ses titres.

Et quelles émotions…

Ensuite on pénètre dans un monde où les influences et les couleurs se multiplient et s’entrechoquent, liés entre elles par So la Lune lui même, bien conscient des tumultes que cette vie entraine.

« Installez-vous, installez-vous,mettez-vous à l’aise
Ouais
On est pas pressés, y a-t-il un point par lequel vous désirez commencer ?
Euh… Non, pas vraiment
Vous en êtes sûr ? Ce n’est pas anodin ce qu’il vous est arrivé, ce qu’il faut à tout prix éviter, c’est le déni.
Est-ce que vous vous rendez bien compte de ce qui vous arrive ?
Vous venez d’être diagnostiqué schizophrène »

Ce passage en introduction du projet « Satellite Naturel » est extrêmement révélateur de choses qui sont seulement sous entendus le reste du temps. Intitulé « Diagnostic » dans un projet au titre si évocateur, ce morceau semble mettre en scène une psychanalyse dans laquelle (Ver)So La Lune s’exprime dans les couplets alors que sporadiquement on retrouve des commentaires du thérapeute (sans doute aussi interprété par l’auteur de ce son).

« Heu… Ok
Avez-vous des antécédents ?
Un moment de votre vie où vous auriez ressenti je sais pas
Une fissure ? »

 

La rue vue par la Lune

Enfin on touche à ce qui fait toute la saveur de la musique de Tsuki, sa fabuleuse capacité à transmettre toute la douleur, la lassitude que Charles Baudelaire et tant de rappeur appelle le spleen.

Alors qu’on différencie généralement assez aisément les morceaux tristes de ceux qui nous donne la pêche, il existe un groupe d’artistes ayant la capacité d’opérer dans une zone grise entre ceux ci.

Ademo & NOSStromae, Oxmo Puccino, Nekfeu ou encore JUL, voila des noms qui pourrait sembler aux antipodes. Mais qui lorsqu’on se penche sur leur art partage tous la faculté à nous faire bouger les épaules même sur le(ur)s plus grands malheur tout en vous faisant ressentir la lassitude et la souffrance dans des morceaux entrainants.

Sans conteste So la Lune est de cette trempe et on a pu constaté à quel point il a réussi à affiner sa lame cette année avec ses projets accrochant aussi le légendaire Aketo, membre du groupe Sniper, à la liste de ses collaborations.

« Tu vois, j’ai passé toute l’année à faire l’rappeur, ah ouais
Dis-moi , pourquoi t’es plus pareil quand ça rapporte, ah ouais
J’suis dans le bain, je fume le blunt et j’fais des bombes
Je viens d’en bas, j’ai tous les dons, monte dans le train (Tsuki, wagon)
Mais j’ai tout vu dans la ville , donc j’vais m’poser dans la jungle
J’dors mal quand j’insulte pas la jugе , un vrai chasseur rentre pas sans la viandе »

Alors que le projet « 1ère Faille (L’Afar)«  vient de sortir, So la Lune brille encore par sa capacité à rapper la rue depuis La Lune https://youtu.be/iHTFC-3uJBc

 

En attendant « Fissure de vie » , on vous laisse découvrir So la Lune et regardez le ciel.

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