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Frenetik : le nouveau vent de folie qui souffle sur Bruxelles

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L’histoire commence il y a 10 ans à Bruxelles, d’abord au centre puis plus au nord, à Evere quand son cousin lui tend le micro. Le feeling est instantané, naturel comme si le jeune (futur rappeur) du nom de Frenetik avait embrassé son destin ou la lanterne qui allait guider sa vie. Conscient et éveillé Frenetik fait un constat clair, précis et limpide :

« Peut-être que demain je vais me réveiller et je n’aurais plus jamais l’inspiration »

Pour lui, la musique c’est avant tout une question de survie, il y consacre toute son énergie et rappe comme si c’était la dernière fois. Frenetik a des choses à dire, car il sait pertinemment que la musique rassemble. Il ambitionne d’utiliser le pouvoir que lui offre la musique, pour faire voyager et rassembler des personnes de tous horizons.

La musique comme exutoire

« La musique m’a sauvée, car le temps que j’y consacrais était du temps en moins à trainer dans la rue »

Il enchaîne les freestyles dans la rue, solo ou en groupe avec pour objectif d’améliorer son art, après avoir monté son groupe NSY (Nouvelle Source d’Ypérite) dont le but était d’apporter un nouveau mouvement hip-hop durable & tendance à la capitale Belge. Les semaines passent et son travail paye, les dizaines de milliers de vues s’enchaînent et la rue bruxelloise se reconnait dans le mouvement NSY.

Sa soif d’écriture, d’expression et de partage le pousse à vouloir se lancer en solo avec le morceau « Elle voudrait » sorti le 21 avril 2016. Lancé dans sa quête il se met à parcourir Bruxelles, c’est là qu’il rencontre l’équipe Jeune Boss Records, avec qui, il partage une vision commune de la liberté artistique ainsi que la volonté de faire de Bruxelles le nouveau visage du rap francophone. L’équipe décide de s’isoler afin de préparer au mieux la suite et en 2018 nous assistons à la renaissance de Frenetik avec deux morceaux « La matrice » et « Santa Maria » qui parlent d’eux-mêmes, où on constate la maturité qu’a prise l’artiste, une voix grave maîtrisée à la perfection, un flow percutant et énervé sans oublier ses rimes tranchantes :

« Mes phrases commencent par des majuscules et se terminent par des points de sutures  » – La matrice

On peut voir sa détermination à travers son regard froid et précis, mais également toute la créativité de ceux qui l’entourent à travers des clips originaux et entrainants grâce au charisme qu’impose Frenetik.

Le brouillon avant le chef-d’œuvre !

L’artiste belge nous envoie son premier projet solo qu’il a nommé Brouillon, composé de six titres dont les deux extraits clippés qu’il a sorti Désordre et Virus bx-19 sur lesquelles il expose sa palette artistique grâce à un flow de plus en plus impactant et une maîtrise totale de son énergie ainsi que de son interprétation artistique. Il totalise à ce jour plusieurs centaines de milliers de vues sur youtube, un excellent démarrage pour l’artiste.

Tout au long de son EP, Frenetik nous expose son univers porté vers l’ego-trip, mais avec une certaine retenue pour pouvoir faire passer des messages conscients et parfois trash à l’image de la vie.

Avec une cover de l’EP aussi simpliste qu’ingénieuse car elle a le don de parler au grand public, lui montrant une simple note iPhone que chacun peut voir de lui même dans son quotidien. Une façon subtile pour l’artiste de s’ouvrir à ceux qui le suivent mais également à un plus large auditoire.

On vous encourage fortement à découvrir le jeune talentueux et fougueux Frenetik.

Même s’il rap à chaque fois comme la dernière fois on ne connaîtra jamais David, de son prénom, car :

« Il n’y a que comme ça que l’on ne meurt jamais ».

 

 

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Moha MMZ démarre fort en solo avec « EUPHORIA »

Antoine

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Connu pour sa carrière de groupe aux côtés de son acolyte Lazer, Moha MMZ débute aujourd’hui son parcours solitaire avec EUPHORIA.

Dans la musique, le passage d’un projet de groupe à une carrière solo s’avère souvent quitte ou double. Après avoir fait ses armes avec plusieurs projets de groupe, celui qui se faisait appeler Pti Moha en 2015 sur Que la mif de PNL sort aujourd’hui son premier album solo : EUPHORIA. Un nouveau challenge pour le rappeur, challenge qu’avait aussi entrepris son acolyte Lazer l’année dernière avec un EP Zéro Pression.

Respire, demain sera meilleur ou juste moins pire

Réputé pour sa maîtrise de la mélodie, le jeune homme originaire des Tarterêts n’y déroge pas et conserve toute son ADN au sein de son premier album en solitaire. Variant les ambiances et les flows, le rappeur propose également plusieurs prises de risque réussies, du refrain de DORE à celui de BUG pour ne citer qu’eux. « Toujours les mêmes pâtes dans les mêmes plats » … Imprégné de la fibre QLF, on retrouve également N.KF au mix de l’album et BBP dans certaines productions.

Au nombre de 2, les featurings savamment choisis s’intègrent sans faute dans la tracklist, que ce soit l’ensoleillé VIBES avec RKM de DTF ou le mélancolique GALERES aux côtés de Zed, membre éminent du collectif 13 Block.

Au delà des textes, son univers se révèle également via ses clips, en témoigne le dernier en date tourné dans les forêts norvégiennes, illustration de la froideur du titre CAUCHEMAR.

Très attaché à l’indépendance, Moha a fondé son label SPRT ZOO et son studio La Salle Du Temps, et a accompagné la sortie de son album d’un merchandising exclusif. Etape importante dans son parcours artistique, le jeune artiste délivre un premier album solide et prometteur à seulement 24 ans, annonciateur de belles choses pour la suite de sa carrière.

L’album EUPHORIA de Moha MMZ est disponible sur toutes les plateformes de streaming.

Dans le reste de l’actualité : Jazzy Bazz revient avec Memoria

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Green Montana toujours aussi efficace dans « Waldorf Astoria »

Nicolas Rispal

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Green Montana est de retour avec « Waldorf Astoria » sept mois après la sortie de MELANCHOLIA 999, en juin dernier. Parlons-en. (suite…)

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Oldpee revient encore plus « Dur »

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À l’occasion de sa série « Binbinks », Oldpee veut marquer les esprits de ce début d’année avec le cinquième opus de la saga.

Dans ce nouveau visuel réalisé par Alan Cohen, le rappeur sevrannais continue d’affirmer son identité, à coups d’égotrip sur sonorité trap mêlés à une attitude et des flows nonchalants. La performance du rappeur doit être autant soulignée que la production minimaliste mais efficace de DJ Morex & B.A.

Si j’pose mes péchés sur la table, j’suis presque sur qu’elle s’fissure

La D.A du clip permet à Oldpee d’exprimer sa singularité, notamment par sa gestuelle. Ce visuel continue de dessiner les contours de la direction que va prendre le rappeur pour 2022. Il semble très à l’aise dans une ambiance sombre et sobre à la fois. L’aspect nonchalant de l’artiste donne du relief à des références qui se veulent plus légères :

Ca t’allume au clair de la lune

Nous pouvons également souligner la présence de Da Uzi aux côtés d’Oldpee. 3 ans après la compilation « 93 Empire », la scène sevrannaise montre sa facilité pour collaborer. Peut-on y voir un potentiel feat sur le premier projet solo du membre de 13Block ? Au final, ce visuel, avec le morceau qui l’accompagne, semble être le parfait compromis pour Oldpee. D’un côté, il ne devrait pas perdre les fans l’ayant découvert en groupe, et de l’autre côté, il affirme lentement et sûrement son attitude plus singulière.

Le morceau IGGY de Oldpee est disponible sur toutes les plateformes en cliquant ici.

Dans le reste de l’actualité : TUNNEL, l’exposition du photographe Fifou du 21 au 23 janvier

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